Le monde musulman ne croit plus…

 …dans la comédie palestinienne

Le 27 juillet 2017, l’Esplanade des Mosquées (Mont du Temple pour les juifs) a été le théâtre de nouvelles violences entre palestiniens et forces de l’ordre israéliennes, en dépit des avertissements lancés la veille, par le Chef de la Police de Jérusalem, Yoram Halevi : « personne ne doit nous provoquer à l’avenir. Le calme reviendra si les fidèles musulmans s’en tiennent aux instructions de leurs leaders ».

En réalité, les palestiniens ne supportent pas, les décisions souveraines de l’Etat juif sur le site considéré (comme le troisième lieu Saint de l’Islam). Désormais, ils découvrent qu’au sein du monde arabo-musulman, personne ne croit dans leur comédie meurtrière.

Le 25 juillet 2017, les autorités israéliennes ont décidé de retirer les portiques de sécurité, installés à l’entrée de l’Esplanade des Mosquées, la suite de l’attaque lancées contre des soldats israéliens d’origine druze. Il s’agissait pourtant des mesures de sécurité électroniques utilisées sur l’ensemble des sites religieux dans le monde : Mecque, Vatican, Mur des Lamentations. Or, et au lieu de se réjouir, les palestiniens vocifèrent contre les leaders musulmans qui se désintéressent du rôle de gardiens du site, qu’ils se sont arrogés.

Un enseignant palestinien (auteur d’actes terroristes en Israël où il a purgé une peine de 20 ans d’emprisonnement) s’est emporté : « al-Aqsa est en danger et a besoin du soutien des Arabes et des musulmans, populairement et officiellement. Ce n’est pas normal de voir les habitants de la ville d’al-Quds laissés seuls face à l’occupation, seuls sans aucun soutien. ». Aussi, demande-t-il aux responsables arabes de cesser toute relation (secrète) avec l’entité sioniste, de stopper la normalisation des relations politiques, économiques et sécuritaires, de chasser les sionistes et de fermer leurs représentations, en donnant aux peuples la liberté de s’exprimer (sic).

Un autre enseignant a évoqué qu’à l’époque des croisades, l’appel à la prière a été interdit pendant plus de 90 ans mais que les fidèles musulmans sont parvenus à s’unir, à chasser les croisés et à libérer les minarets : « Ne laissez pas les habitants de la ville d’al-Quds tous seuls, avant qu’il ne soit pas trop tard. Soutenez al-Aqsa et al-Quods, avant que les occupants viennent atteindre vos châteaux. »
Un juge palestinien a reproché aux arabes et aux musulmans leur silence : «  vous devez réagir avant que la colère de Allah ne vous tombe dessus. Est-ce normal que vous restiez sans réaction face aux jeunes Palestiniens arrêtés et internés dans les prisons de l’occupation sioniste ? ».

De même, un mufti palestinien s’est insurgé contre les mesures israéliennes qui tirent profit du silence arabe, islamique et international : « Mon appréhension la plus forte est de voir les sionistes diviser la sainte mosquée d’al-Aqsa et ses places, spatialement et temporellement, et de faire de ses cours un temple ! J’appelle alors les Arabes, les musulmans, les hommes libres du monde entier à soutenir la mosquée d’Al-Aqsa et à la protéger de la judaïsation et de toute menace ».

Bien évidemment, le leader Hamas dans la bande de Gaza, Ismail Haniyeh, s’en est pris, de la même manière, aux dirigeants des pays arabes et islamiques concernant ce qu’il appelle les attaques israéliennes contre la Mosquée Al Aqsa : « la mosquée al-Aqsa n’a jamais connu de telles agressions depuis son occupation, il y a près de 50 ans. L’occupation israélienne est déterminée plus que jamais à mener à bien son projet de contrôle complet sur la Mosquée Al-Aqsa, l’imposition de la division temporelle et spatiale entre les musulmans et les juifs, et de se consacrer comme seule autorité pour gérer les affaires de la mosquée en annulant le rôle historique du Département de Waqf islamique de Jérusalem, la seule et unique autorité responsable de la gestion de la mosquée » (il reconnaît ainsi que le problème est bien la gestion souveraine du site par Israël, à l’exclusion de toute autre organisation). Pour lui, les mesures israéliennes consistent à «  resserrer son étau, renforcer son contrôle sur l’entrée et la sortie des fidèles ce qui consiste une violation flagrante du droit de culte religieux, une atteinte sans précédent à la sainteté de la mosquée sainte, et une modification du statu quo arabo-islamique dans la ville sainte ».

D’ailleurs, il a reconnu le rôle que le peuple palestinien est censé jouer sur le plan historique : « Il est temps d’améliorer la fermeté de notre peuple à Jérusalem qui défend les lieux saints de la nation » (le mot est lâché). Il a donc appeler les leaders arabes et musulmans à s’unir pour soutenir les palestiniens : « Nous sommes aujourd’hui devant une occasion historique de pousser l’occupation à arrêter les attaques sur Al-Aqsa, et la non-ingérence dans ses affaires grâce à l’intégration des efforts officiels et populaires pour contraindre l’occupation israélienne ».

Il a conclut en lançant : « les Palestiniens sont déterminés à la défendre en offrant plus de sacrifices en espérant l’appui illimité des arabes et musulmans au niveau populaire et officiel pour protéger al-Aqsa et préserver sa sainteté immuable face au terrorisme et extrémisme des colons et forces occupantes sionistes qui cherchent par tous les moyens à imposer un nouveau statu quo dans la ville sainte et sa mosquée bénie ».
En somme, les palestiniens imaginent pouvoir fédérer le monde musulman autour du troisième Lieu saint de l’Islam et inciter les musulmans à se lever pour chasser les juifs. Naturellement, il s’agit d’un déni de la réalité juridique. La vielle ville de Jérusalem est sous souveraineté juive, tout comme le Mont du Temple.

Le traité de Paix israélo Jordanien de 1994 a prévu qu’Israël « respecte le rôle spécial du Royaume Hachémite dans les sanctuaires musulmans à Jérusalem » mais ne lui a jamais conféré d’autorité juridique, politique ou religieuse. Aussi, la réaction jordanienne lors de la fermeture de la mosquée a été plus que modérée : le Roi Abdallah a juste téléphoné au Premier Ministre Benjamin Netanyahou pour critiquer le fermeture et demandé sa réouverture » (confirmant ainsi le contrôle israélien sur le site).

De même, la Ligue arabe a demandé qu’al-Aqsa soit rouverte immédiatement et que cesse tout changement du statu quo. Pour leur part, l’Égypte et la Turquie ont été très nuancés : la Turquie a exprimé son regret pour l’incident, insistant sur la nécessité de laisser le site ouvert et que la décision par Israël de fermer le site soit annulée. Seul, le Qatar a été plus virulent : le Ministre des Affaires étrangères a déclaré que la fermeture d’al-Aqsa constituait « une grave violation des sites sacrés islamiques et une provocation pour des millions de musulmans à travers le monde » (sic).

Ainsi, les déclarations des pays arabes et musulmans illustrent leur parfaite reconnaissance de ce que le Mont du Temple est sous souveraineté israélienne et que l’Etat juif décide, seul, de sa gestion et de son administration. Que les palestiniens en prennent donc note et qu’ils cessent de s’inventer un rôle de gardien du site.

Les règles afférentes au principe de souveraineté sont très simples : la Synagogue de la Ghriba, bien que fréquentée par les juifs, est sous contrôle tunisien. La Cathédrale Sainte Sophie, ancien lieu de prière chrétien, est passé sous contrôle Turc (qui en a fait une mosquée). Le Mont du temple est sous contrôle juif et le restera.

Source: Europe Israël