Paracha Ekev

Le chrétien est-il obligé d’obéir à la loi de Moïse ? Deutéronome 7 :12 – 11 :25

Chers amis et lecteurs de ce site web, lorsque Dieu nous fait la grâce de pénétrer les profondeurs des trésors enfouis de Sa Parole pleine de vie, nous sommes mieux à même de comprendre ces paroles de l’apôtre lorsqu’il « entendit des paroles ineffables qu’il n’est pas permis à un homme d’exprimer. » (2 Cor 12:4). Peut-être que ce cher Paul aurait voulu les exprimer mais la déperdition entre la gloire dont il fut témoin et ce qu’il aurait bien pu en dire avec un simple langage humain serait telle, que certainement, il ne sut tout simplement l’exprimer… C’est bien là ce que produit régulièrement la Torah dans les cœurs de ceux qui s’y attachent !

Notre paracha est une piscine de gloire dans laquelle se cachent tous les trésors de la vie ! Nous allons essayer, par les quelques moyens qui nous sont accordés par le Dieu vivant, d’extraire une nouvelle goutte de vie d’un des infinis messages que contient notre paracha Ekev (qui signifie « à la suite de » mais aussi « talon ») et ensemble nous allons voir, sous un nouvel angle, l’importance infinie de s’attacher à la pratique des commandements de Dieu dans une dynamique d’amour pour notre Sauveur et évidemment, par la même occasion, nous verrons ce qu’il en est pour le chrétien dont le livre de référence qui dicte sa conduite, se doit d’être la Bible, Livre de la Vérité !

Nous le savons, le monde chrétien, dans son ensemble, est aimé de Dieu, « non pas à cause de sa justice ou de la droiture de son cœur », mais à cause de l’œuvre glorieuse du Messie Yéshoua et de Ses mérites infinis. Mais bien malheureusement et depuis trop longtemps, à l’instar d’Israël dans les temps passés, l’apostasie grandissante attire la colère de Dieu et ce n’est pas sans raison que toutes sortes de maux règnent parmi les enfants de Dieu : maladie, douleur, souffrances, morts prématurées, etc. Pourquoi ? C’est assez simple : Dieu commande à Son peuple d’observer Sa loi et une partie du monde chrétien considère les préceptes de vie du Dieu vivant comme étant une malédiction… Si cette déclaration vous étonne, cramponnez-vous, vous n’avez pas fini d’être surpris.

Cher lecteur, pour celui qui connait un minimum la Bible, ce n’est pas un manque d’amour que de dire à celui qu’on aime qu’il commet une erreur tragique et infiniment dangereuse pour son âme, c’est au contraire une marque d’amour et de loyauté que de lui dire la vérité, de reprendre celui qu’on aime (cela aussi fait partie de la loi de Moïse). Tandis que le monde chrétien oppose la loi et la grâce, Dieu en personne, vient précisément enseigner l’inverse dans notre paracha :

« Si vous écoutez ces ordonnances, si vous les observez et les mettez en pratique, l’Eternel, ton Dieu, gardera envers toi l’alliance et la miséricorde qu’il a jurées à tes pères. Il t’aimera, il te bénira et te multipliera; » (Deutéronome 7 :12-13).

Ici, d’une manière claire et irréfutable, le Dieu des cieux nous montre que Sa grâce et Sa miséricorde sont directement la conséquence de l’obéissance à Sa Loi qu’Il a donné à Moïse, une Torah excellente que Yéshoua le Messie observait, indiquant par là à Ses disciples le chemin à suivre…

Une des nombreuses conséquences à cette obéissance de cœur à la loi de Moïse se trouve quelques versets plus loin :

« L’Eternel éloignera de toi toute maladie; » (Deutéronome 7 : 15).

Vous l’avez compris, le thème récurrent de cette section de la Torah que nous étudions, et sur lequel insiste énormément l’Esprit de Dieu, Auteur de l’Ecriture, est celui de l’importance infinie d’observer les commandements de Dieu, dont l’impact est non seulement effectif pour ce monde-ci, mais aussi et surtout pour le monde à venir, c’est ce que nous enseigne ici la Torah :

« Tu observeras les commandements de l’Eternel, ton Dieu, pour marcher dans ses voies et pour le craindre. Car l’Eternel, ton Dieu, va te faire entrer dans un bon pays, pays de cours d’eaux, de sources et de lacs, qui jaillissent dans les vallées et dans les montagnes; » :

Ici, la recette pour rentrer dans le paradis de Dieu est donné, sans ambages.

Et ce sujet vient comme une réponse directe aux nombreux maux qui règnent parmi les croyants, plus encore, il s’agit ici du remède. Qui saura le prendre avec foi, sérieux et persévérance ?

La vie du croyant est dure, très dure, c’est un vrai combat de tous les instants ! Il nous faut de la force pour pénétrer dans le Royaume de Dieu et là encore Dieu nous dit où aller puiser cette force :

« Car vos yeux ont vu toutes les grandes choses que l’Eternel a faites. 8 Ainsi, vous observerez tous les commandements que je vous prescris aujourd’hui, afin que vous ayez la force de vous emparer du pays » (Deutéronome 11 :7)

C’est précisément, une fois encore ce que dit Yéshoua : « le royaume de Dieu est annoncé, et chacun use de violence pour y entrer. » (Luc 16 :16). Ici, le mot traduit par « violence » est le mot grec « biazo »qui signifie également « force » selon le théologien Strong. D’où provient cette force pour rentrer dans le Royaume ? Nous venons de le voir :

Bibliquement, la force sainte provient de l’Esprit de Dieu donné à ceux qui obéissent à Ses commandements, sans quoi, il s’agit d’une force impure.

Alors, voici donc une approche quelque peu novatrice : sans partir dans toutes sortes d’explications qui démontreraient aisément à quel point la Loi de Moïse est bien évidemment toujours en vigueur pour le croyant, que cela soit le shabbat, les fêtes ou la cacherout, pour ne citer que ces quelques célèbres commandements posant quelques soucis au monde chrétien, regardons les propos remplis de sens de l’ex-prêtre Charles Chiniquy, des propos inspirés qui viennent nous montrer avec force le véritable nœud du problème : le manque d’amour pour Dieu. C’est là encore ce que nous enseigne un verset de notre paracha :

« si vous observez tous ces commandements que je vous prescris, et si vous les mettez en pratique pour aimer l’Eternel, votre Dieu » : l’Esprit de Vérité fait ici le lien : ne peut aimer Dieu que celui qui observe la loi de Moïse, sinon, l’amour est infecté, bancal, voire mensonger, peu importe l’éloquence et la qualité argumentaire des opposants à cette vérité biblique inaltérable.

Charles Chiniquy est un des rares hommes à s’être levé pour défier le puissant Empire de Rome. Charles était un prêtre catholique fervent, sincère et rempli d’amour qui, après des décennies de prêtrises dévouées, a eu cette grâce de voir les écailles tomber de ses yeux lui donnant de voir le spectacle terrible de l’Apostasie offert par l’Eglise catholique et de devenir une arme puissante entre les mains du Saint Béni soit-Il. Son livre Chiniquy est une référence en la matière.

Dans un de ses nombreux écrits annexes (manuel sur la société de tempérance), il répond avec force à cette question que semblait lui poser, directement, à demis mots ou en sous-entendu, bon nombre de chrétiens autour de lui :

Le chrétien est sous la grâce, le chrétien est-il donc obligé d’obéir à Dieu, est-il obligé d’obéir aux commandements de Dieu ?

Charles Chiniquy a apporté une brillante réponse. En son temps (années 1800), Dieu n’avait pas encore éclairé l’ensemble du monde chrétien comme il le fait actuellement en ces tous derniers temps et ainsi Charles Chiniquy, n’avait certainement pas la compréhension de la pensée hébraïque, de toutes les fausses doctrines au sujet de la loi mais, selon la lumière de son temps, il semble évident qu’il ait mis en pratique le maximum de ce que Dieu lui donnait de comprendre et il fut ainsi puissamment utilisé par l’Eternel.

Aussi, la réponse faite ci-dessous reprendra la majeure partie de la réponse de Charles Chiniquy, donnée dans son manuel sur la société de tempérance, réponse que nous avons agrémentée d’une petite mise à jour qui n’enlève en rien l’évidence et le bon sens de sa répartie. La majeure partie du texte est préservée et la réponse, inspirée de Charles Chiniquy, est donc adaptée à notre temps, selon la nouvelle lumière que Dieu accorde à Ses enfants.

Alors, le chrétien est-il obligé d’obéir à Dieu ? Réponse :

« Jésus-Christ était-il obligé de descendre sur la terre et de naître dans une pauvre étable ? Votre Sauveur était-il obligé au Jardin des douleurs, de prendre vos péchés sur lui et d’en éprouver une telle douleur qu’il tombât dans une affreuse agonie et qu’il coulât de ses membres une sueur de sang ? Votre Jésus était-il obligé de se laisser lier à la colonne et de laisser briser sa chair sous les fouets ?

Votre Dieu était-il obligé de charger sur ses épaules meurtries la croix si pesante que ses bourreaux lui avaient préparée ? Votre Jésus était-il obligé de laisser déchirer et percer ses mains et ses pieds par les clous ? Votre Jésus était-il obligé de prendre dans sa bouche, et de goûter le fiel si amer qu’on lui présenta ?

Etait-il enfin obligé de mourir de la mort la plus infâme et la plus cruelle, sur une croix, entre deux scélérats ? Non sans doute, il n’était pas obligé à toutes ces choses, mais il a voulu les souffrir parce qu’il vous aimait… Et vous, si vous l’aimiez comme il vous a aimé, quand vous sauriez que quelque chose lui sera agréable, vous le feriez sans hésiter, et il ne vous viendrait seulement pas dans la pensée de demander si vous y êtes obligé. Moins il y aura d’obligation à faire un sacrifice, plus vous aurez de joie, plus vous mettrez de promptitude à le faire.

Bien loin de nous la pensée de croire ou de soutenir l’absurde idée que chaque fidèle soit obligé de pratiquer toutes les bonnes œuvres qui sont conseillées dans l’Evangile [et dans la Torah parfaite de Dieu donnée à Moïse qui est la Saine Doctrine]. Ce que nous voulons, c’est de rappeler au peuple qu’il ne nous a pas seulement été défendu de faire le mal, mais qu’il nous a aussi été commandé de faire le bien.

Où en serions-nous, en fait de religion, si nos pères n’avaient jamais rien fait que lorsqu’ils y étaient forcés, obligés par un commandement formel de Dieu ?

Où, en serait par exemple la Propagation de la Foi si chaque fidèle ne s’en mettait qu’après avoir demandé et reçu l’assurance qu’il est obligé de s’en mettre ? Combien de courageux missionnaires qui auraient perdu la couronne des Apôtres ? Combien de peuples qui seraient restés dans les ténèbres de l’idolâtrie ? Combien de Trônes vides au ciel, combien de réprouvés de plus dans l’enfer si les disciples de Jésus-Christ n’avaient agi, prêché, mais surtout donné au monde l’exemple des plus sublimes vertus que lorsqu’on leur aurait prouvé, qu’ils étaient strictement obligés à toutes ces choses ?

Quand on aime, on ne prend pas ainsi le compas et la règle envers son bien-aimé, on n’est pas si craintif d’en faire trop pour son amour; au contraire, on ne craint qu’une seule chose: c’est de n’en pas faire assez. On est ingénieux à trouver tous les jours quelques nouveaux moyens de lui prouver qu’on est tout entier à ses intérêts, à sa gloire.

Quelles raisons donne-t-on généralement pour ne pas observer le plus petit des commandements de Dieu ? Prenons la cacherout : Je n’ai pas besoin de m’imposer cette privation, dit-on, je suis libre de manger de tout ce qui se vend au marché, plaçant ainsi une bien mauvaise et nuisible compréhension de quelques versets des épitres de Paul, au-dessus de La Parole Claire et sans ambiguïté du Maitre du monde qui a déclaré à ses enfants : « Voici les animaux dont vous mangerez parmi toutes les bêtes qui sont sur la terre […] Vous ne mangerez pas le porc […]  Telle est la loi touchant les animaux […] afin que vous distinguiez ce qui est impur et ce qui est pur, l’animal qui se mange et l’animal qui ne se mange pas. » (Lévitique 11)

Et on ne s’aperçoit pas qu’une pareille réponse est absolument inconcevable dans la bouche d’un chrétien.

Passe qu’un païen dise du fond de son orgueil ;  » je suis assez vertueux comme cela, je suis assez sobre, etc., je ne dois plus croître en telle et telle vertu ; je l’ai à la perfection. Je me réjouis de manger du porc et toute sorte d’aliments que ce livre archaïque de la Bible interdit à ses croyants, sans que cela ne me nuise ».

Mais qu’un chrétien ose se rendre un pareil témoignage, après qu’il lui a été commandé de prendre Jésus-Christ pour son modèle et qu’il ose, de sa propre autorité, dédaigner le plus petit des commandements émanant de la source infinie de la sagesse suprême : Qu’il s’arrête dans la pratique d’une vertu et qu’il ose la proclamer, tandis qu’une voix lui crie du ciel d’avancer tous les jours, de croître sans cesse ; tandis qu’il lui est dit positivement que celui qui s’arrête, recule ; c’est ce que nous ne voudrions pas croire, si nous ne l’entendions tous les jours.

Mais toujours quand vous paraîtrez devant votre souverain juge, vous serez examinés non seulement sur le mal que vous aurez fait, mais encore sur le bien que vous n’aurez pas voulu faire et les raisons secrètes, profondes, de votre refus de croire dans la loi de Dieu donnée à Moïse et pourquoi, preuve après preuve, les premiers disciples remplis du Saint Esprit observaient le shabbat, la cacherout, les fêtes, tandis que vous, des millénaires après, déclarez caduques toutes ces choses-là.

Et qui vous a dit que votre Dieu ne désire pas que vous aidiez vos frères dans cette œuvre de restauration de la Saine Doctrine, de La Torah parfaite de Dieu, œuvre merveilleuse qui vient de commencer, au lieu de vous y opposer par toute sorte de biais en vous érigeant non seulement contre la loi de Moïse mais aussi contre le monde rabbinique, ses sages, et sa littérature sacrée, donnant par là un piteux témoignage d’irrespect envers le peuple juif que votre Seigneur vous ordonne de consoler en ces derniers temps ?

Ô, cher ami, tu aimes à te glorifier au dépens de la sagesse d’Israël et de ses ravs tandis que ton savoir est une goutte d’eau face à l’océan de connaissance des maîtres d’Israël d’autrefois à qui le Dieu des cieux a conféré des capacités extraordinaires pour conserver un si riche héritage ? Tu regardes comme peu de chose sa littérature ancestrale et aimes à mépriser et critiquer le talmud des rabbins ? Mais as-tu seulement bien lu et étudié le colosse aux quelques 3000 pages qui te prendrait quelques 7 années d’études à raison d’une page par jour ? En as-tu percé les mystères et les secrets sans t’arrêter aux apparences ? Ou alors, toi aussi entendras-tu prochainement cette voix qui viendra « du milieu de la tempête et qui dira : Qui est celui qui obscurcit mes desseins Par des discours sans intelligence ? 3 Ceins tes reins comme un vaillant homme; Je t’interrogerai, et tu m’instruiras. » (Job 38) [ET pour paraphraser la suite du texte : « As-tu pénétré jusqu’aux sources de la littérature rabbinique ? T’es-tu promené dans les profondeurs de ses textes ? Les portes de ses écrits et de sa sagesse t’ont-elles été ouvertes ? As-tu vu les portes de sa science ? As-tu embrassé du regard l’étendue de la sagesse d’Israël répandu comme à l’ancre sur un océan de livre ? Parle, Si tu sais toutes ces choses]. »

Ce texte, inspiré de Charles Chiniquy et de la Torah, doublement paraphrasé et adapté pour les besoins de ce partage, est précieux pour nous amener à une plus profonde téchouva (repentance) et abandonner tout orgueil et toute vanité que le Roi des rois a en abomination, orgueil néfaste qui se manifeste si souvent au contact de la loi de Dieu et du monde rabbinique.

Oui, la loi de l’Eternel Dieu n’est pas une petite affaire et devrait être le moteur de vie de tout croyant. Malgré les différents qui peuvent opposer le monde chrétien au monde rabbinique dans la lecture de certains textes, la sagesse d’Israël et de ses rabbins devrait être honorée et respectée, car quoiqu’on en dise, ces derniers sont les gardiens des oracles de Dieu, que cela plaise ou non ! Le Messie Yéshoua nous conduit dans cette direction, Lui le sublime Sauveur qui déclara solennellement : « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu » (Jean 17 :3). Mais comment comptons-nous Le connaitre réellement et profondément si nous commençons par rejeter Ses plus simples préceptes ? Attention à ne pas exceller dans la connaissance d’une idole de notre imagination !

Concluons cette réflexion sur une courte méditation au sujet des commandements de Dieu, donnant plus de corps à l’exposé ici fait. Tout comme l’homme est créé à l’image du Divin, le corps de l’homme est créé à l’image de l’âme. Par exemple, notre nez physique possède un nez spirituel, nul ne devrait l’ignorer, et même le dernier des athées comprendrait cette simple notion que la langue française sait si bien mettre en exergue par tant d’expression populaire…

Selon les sages, il y a 613 commandements, 248 positifs et 365 négatifs pour les 248 organes et les 365 artères du corps humain. Chaque commandement a un réel impact non seulement sur l’organe physique mais aussi sur l’organe spirituel lui correspondant.

Si par exemple, tu négliges les commandements liés au cœur, et tu te laisses entrainer à l’orgueil (pour reprendre ce qui a été dit, le fait de mépriser et de se placer au-dessus des rabbins est de l’orgueil), faire du « lachon hara », mépriser, humilier, etc, ne t’étonne pas alors que ton cœur spirituel en sera impacté jusqu’à impacter ton propre cœur physique.

Si tu négliges un commandement lié au cerveau, tel que l’étude de la Torah régulière, si tu persistes dans l’abolition des commandements tandis que Dieu t’avertis, alors il ne sera pas étonnant de voir ton cerveau spirituel atteint et peut-être même ton cerveau physique en pâtir ainsi que les artères liées au cerveau qui sera malheureusement atteint…

Le site hidabroot, explique et confirme, en s’inspirant d’un ouvrage de la sagesse d’Israël :

« Certaines mitsvot (commandements) sont liées au cœur, au cerveau ou à d’autres organes internes, dont le bon fonctionnement est vital. Si un homme transgresse l’une de ces mitsvot, il entraîne fatalement la mort de son âme. C’est la raison pour laquelle, la Torah recommande d’observer tous les préceptes et commandements « afin qu’il obtienne par eux la vie ». Car dans le cas contraire, l’homme risque d’être infirme ou mutilé pour l’éternité les « organes spirituels », dont l’existence éternelle dépend du respect de la Tora et des mitsvot. La transgression de certains commandements rend l’homme infirme. Le Gaon de Vilna l’indique lui-même dans son commentaire sur le verset : « Qui dédaigne un ordre en éprouve du dommage » (Proverbes 13). D’après le Gaon, cela signifie que le membre ayant contribué à commettre une faute cause un préjudice éternel à l’âme. »

Ô mes amis, n’allons pas penser que c’est sans raison que notre Maître nous parlait d’arracher œil, main et pieds si ces membres-là devaient nous empêcher d’obéir à la loi de Dieu ! Car il vaut mieux que nous perdions ici bas un de ces membres physiques qui nous empêchent de suivre les voies droites de Dieu plutôt que de perdre un membre spirituel puis le membre physique associé, pour l’éternité à cause de la transgression des commandements de Dieu ! Ne voyons-nous pas combien notre Sauveur est Lui-même enraciné dans la pensée rabbinique des sages d’Israël ? Ce n’est pas vainement qu’il s’est exprimé de la sorte. Comment oserions-nous mépriser un si grand héritage !?

Dans le livre Corps – âme – esprit par un juif de Jacques Ouaknin, il est dit au sujet du Gaon De Vilna, un grand sage d’Israël :

« On raconte à ce sujet que Gaon de Vilna avait l’habitude d’appeler son médecin quand il se sentait malade: « Je vous demande de me dire exactement de quel organe je souffre. Quand aux soins, je m’en charge. » Voyant l’étonnement du médecin, le Gaon lui expliquait, qu’à chaque organe correspond un commandement positif ou négatif de la Torah qui donne vie et vigueur à cet organe ! Il suffit que la mitsva adéquate soit accomplie dans sa plénitude pour guérir. »

Oui bien-aimé lecteur, Dieu, par Sa grâce est en mesure de nous guérir de toutes maladies alors même que nous ignorons tout de Sa loi parfaite et que même, nous la transgressons. Cela s’appelle la miséricorde. Dieu agit ainsi pour nous aider à grandir, comme un tendre père qui nourrit son enfant encore trop petit pour manger tout seul et comprendre les subtilités de cette vie.

Mais sachons bien que Dieu désire notre cœur et notre maturité. Il veut que nous grandissions et non que nous restions au stade d’enfant. Si tu donc nous nous imaginons qu’Il n’aurait pas aussi déposé toute la puissance de Sa guérison dans Sa Parole et donc, dans Ses commandements dont l’observance libérera la guérison dans notre vie, nous faisons là une épouvantable erreur, car c’est justement ici ce que Dieu veut : que nous sachions aussi nous saisir des armes vertueuses qu’Il nous donne, et non attendre que Dieu vienne mettre la cuillère de la guérison dans notre bouche. Saisissons-la nous-même, c’est l’obéissance à Ses commandements !

N’est-il pas dit : « Il envoya sa parole et les guérit, Il les fit échapper de la fosse. » (Psaumes 107:20). Les 5 premiers livres de la Bible ne sont-ils pas Parole de Dieu ? Voyons ! N’est-il pas dit de la Parole de Dieu et donc, de la loi de Moïse, qu’il convient de la mettre en pratique car « c’est la vie pour ceux qui les trouvent, C’est la santé pour tout leur corps. » (Proverbes 4:22) ? Alors certes, il peut certainement y avoir des maux non directement liés à notre désobéissance, Job en est le parfait témoin, mais les exceptions ne sont pas là pour infirmer la règle et abolir la loi, mais pour la confirmer !

Que le Dieu des armées nous aide à avoir ce cœur obéissant et fidèle et que le pleine guérison vienne imprégner notre être tout entier afin que nous puissions Le servir convenablement et être prêt lorsqu’Il reviendra pour juger ce monde sans Torah.

Certainement, nous allons passer par de terribles temps de tribulation mondiale, prions le Dieu des Cieux pour qu’au sein de la tempête, nous puissions continuer à partager Ses trésors ici sur ce site web et ailleurs et surtout pour que tous ensemble nous ayons la force d’aller jusqu’au pays promis ! L’heure est à la repentance : que Dieu nous aide et accorde à chacun d’entre nous de marcher dans une entière sanctification et de vivre une vraie téchouva (repentance), il n’est jamais trop tard pour bien faire !

Shalom !

Un partage sur la paracha de la semaine, par la seule grâce infinie d’HaShem(Dieu) et avec la précieuse aide des rabbanim d’aujourd’hui et des sages d’Israël d’autrefois.
Note : Merci de citer la source lors de toute copie partielle ou complète de cet article comme le rappellent les maximes des pères (Pirqé Avot) : « Quiconque cite l’auteur d’une parole amène la délivrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les coeurs et qui rendra à chacun selon ses oeuvres.
(*) : Mis à part les citations et autres extraits de sources externes repris sur le site rencontrerdieu.com, nous ne cautionnons pas forcément tous les propos et les enseignements des personnes et/ou des références et autres sites web cités dans les articles et les vidéos du site rencontrerdieu.com : chacun doit être attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu.

Source: Rencontrer Dieu