L’Esprit Saint: ETERNEL, OMNISCIENT, OMNIPRESENT

Cher ami, nous allons dans cette lettre étudier plus précisément la troisième personne de la divinité: le Saint-Esprit. Trois adjectifs s’appliquent particulièrement à décrire l’Esprit saint qui est éternel, omniscient et omniprésent.

ETERNEL

A la fin du service religieux pentecôtiste auquel j’avais assisté pour la première fois de ma vie, le prédicateur m’avait demandé: « Êtes-vous convaincu d’être pécheur? » Or à cette époque, j’étais professeur de philosophie à l’université de Cambridge et je venais juste d’achever ma thèse portant sur « les définitions ». J’avais donc immédiatement passé en revue mentalement toutes les définitions du mot « pécheur » et elles s’appliquaient parfaitement à moi! Aussi lui avais-je répondu; « Oui, je crois que je suis pécheur! »

Le prédicateur m’avait alors demandé: « Croyez-vous que Christ soit mort pour vos péchés? » J’avais réfléchi un moment et lui avais répondu, « A dire vrai, je ne vois pas en quoi la mort de Jésus-Christ, il y a dix-neuf siècles, a quelque chose à voir avec les péchés que j’ai commis durant toute ma vie. »

Le prédicateur avait assez de sagesse pour ne pas discuter avec moi et je suis certain qu’il pria pour moi…Quelques jours plus tard je rencontrai le Seigneur Jésus-Christ, ce fût une rencontre puissante qui changea entièrement le cours de ma vie. La Bible, notamment, devint pour moi une parole vivante et pleine de sens.

Quelque temps après, j’étais en train de lire dans Hébreux 9:14 que « Christ … par l’Esprit éternel s’est offert lui-même sans tache à Dieu. » C’est alors que tout d’un coup, je saisis l’importance du mot « éternel ». Sa signification dépasse de beaucoup celle de « une durée extrêmement longue ». Cet adjectif dénote une durée au-dessus et au-delà des limites du temps, s’appliquant à quelque chose qui comprend simultanément le passé, le présent et le futur.

Lorsque Jésus s’est offert à la croix, la valeur de son sacrifice ne s’est pas limitée à l’époque de sa mort. Son sacrifice couvre les péchés de tout être humain, en tout temps – passé, présent et futur – . Il était déjà valable pour les péchés que j’allais commettre dix neuf siècles plus tard.

L’adjectif grec utilisé pour le mot « éternel » a un sens d’une profondeur insondable. Il dérive du nom grec « aion » qui désignait autrefois la mesure du temps, la durée de l’univers, et que l’on retrouve par exemple dans:

  • Hé. 7:24 « …éternellement », c’est à dire « la durée de cet âge présent ».
  • Jude 25 « …dès avant tous les temps, maintenant et dans tous les temps (siècles ou âges) ».
  • Gal.1:5 « …aux siècles des siècles ».

Il est évident que ces différentes traductions ne font pas apparaître la profondeur du sens du mot « éternel » comme l’exprime le texte grec. Ces expressions, et d’autres semblables, m’inspirent cependant un immense respect. J’ai comme l’impression d’être une goutte d’eau suspendue au-dessus d’un abîme sans fond et séparant deux montagnes trop hautes pour en atteindre les sommets! Ma pensée ne peut même pas comprendre qu’il y ait « un âge » englobant « tous les âges », encore moins qu’il y ait « des âges qui renferment tous ces âges ». Cependant l’Esprit saint éternel les renferme tous, depuis le passé incommensurable jusqu’au futur tout aussi incommensurable.

Je commence à comprendre d’une manière nouvelle le titre sous lequel Dieu est adoré dans les cieux: « Le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui [éternellement] était, qui est et qui vient! » Ap 4:8.

OMNISCIENT

L’omniscience de l’Esprit saint est en relation étroite avec sa nature « éternelle ». Dans 1 Jean 3:20, l’apôtre nous met devant une révélation profonde et simple à la fois: Dieu connaît toute chose. Il n’est rien que Dieu ne connaisse. Du plus petit insecte sur la terre à l’étoile la plus éloignée dans l’espace, il n’est rien que Dieu ne connaisse complètement.

Dieu sait plus de choses sur nous que nous n’en savons nous-même. Par exemple, il connaît le nombre de cheveux que nous avons chacun sur notre tête. Mt 10:30.

Dieu connaissait le nombre d’habitants de la ville de Ninive. Jonas 4:11. Il connaissait – et contrôlait – la croissance de la plante qui protégeait Jonas de son ombre. Il connaissait – et contrôlait – l’action du vers qui fit flétrir la plante. Jonas 4:6-7

Dans 1 Cor 2: 9-10, Paul parle de ce que « l’oeil n’a pas vu, de ce que l’oreille n’a pas entendu, de ce qui n’est pas monté au coeur de l’homme ». Puis il ajoute, « mais Dieu nous l’a révélé par son Esprit. Car l’Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu. »

L’Esprit saint mesure les abîmes les plus profonds et les cimes les plus élevées de ce qui était, de ce qui est, et de ce qui vient. Sa connaissance est infinie.

C’est à la lumière de cette connaissance infinie que nous devons nous préparer chacun à rendre compte de notre vie devant Dieu. « Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte ». Hé 4:13

La connaissance et la sagesse surnaturelles de l’Esprit saint ont été manifestées tout au cours du ministère de Jésus sur la terre, nous voyons cela particulièrement dans ses relations avec Judas Iscariot. Lorsque les disciples dirent à Jésus: « Nous avons cru, et nous avons connu que c’est toi le Christ [le Messie], le Fils du Dieu vivant » Jean 6:69, Jésus leur répondit en leur révélant qu’être le Messie impliquait être trahi par l’un de ses disciples: « N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, tous les douze? Et l’un de vous est un démon! Il parlait de Judas, fils de Simon Iscariot, car c’était lui qui devait le livrer, lui l’un des douze! » Jean 6:70-71

Jésus savait par l’Esprit saint que Judas le trahirait, et cela avant même que Judas ne le réalise.

De plus, Judas ne pouvait accomplir son plan avant que Jésus ne prononçât la phrase qui lui permettait de le faire. Au cours du Dernier Repas, Jésus avertit ses disciples: « L’un de vous me livrera ». Lorsqu’ils lui demandèrent qui cela serait, Jésus répondit: « C’est celui pour qui je tremperai le morceau et à qui je le donnerai. » Il trempa le morceau et le donna à Judas Iscariot.

Dès que Judas eut reçu le morceau, Satan entra en lui. Alors Jésus lui dit; « Ce que tu fais, fais le vite ». Ayant reçu le morceau de pain, Judas sortit rapidement pour trahir Jésus. Jean 13:21-30.

Je suis envahi par la crainte de Dieu lorsque je réalise que Judas ne pouvait passer à l’acte et trahir Jésus, tant que Jésus ne lui adressait pas la parole lui permettant d’accomplir sa trahison. D’un bout à l’autre de cette scène, c’est Jésus, le trahi, et non Judas le traître, qui contrôle la situation.

Lorsque notre pensée saisit la connaissance parfaite et surtout la prescience de Dieu, c’est-à-dire sa connaissance du futur, cela nous donne l’assurance que quoi qu’il arrive, Dieu n’est jamais pris par surprise. Le Royaume des Cieux ne connaît pas de situation de panique et d’urgence. Non seulement Dieu connaît toute chose du début à la fin, mais il est lui-même le « Commencement et la Fin » Ap 21:6. Et il est en contrôle de tout, toujours.

Plus particulièrement, Dieu connaît ceux qu’il a choisis afin qu’ils soient avec lui dans l’éternité: « car ceux qu’il a connu d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères. » Rm 8:29.

Et si, par la miséricorde et la grâce de Dieu nous atteignons cette glorieuse et éternelle destination, Jésus ne nous accueillera pas en disant: « Je n’ai jamais vraiment pensé te voir ici! », mais il dira plutôt: « Mon enfant, je t’attendais. Nous ne pouvions prendre place au festin des noces sans que tu y sois ».

A ce glorieux banquet, je crois que chaque place réservée portera le nom du convive attendu. Et jusqu’à ce que le nombre des rachetés soit complet, Dieu attend avec une patience étonnante car « il ne veut pas qu’aucun périsse, mais que tous arrivent à la repentance ». 2 Pi 3:9.

OMNIPRESENT

Lorsque nous disons que Dieu est omniprésent, cela signifie qu’il est présent partout à la fois. Dans Jr 23: 23-24, Dieu lui-même affirme ceci:

« Ne suis-je un Dieu que de près » dit le Seigneur, « et ne suis-je pas aussi un Dieu de loin? Quelqu’un peut-il se cacher dans un lieu secret, sans que je le vois? » dit le Seigneur; « Est-ce que je ne remplis pas, moi, les cieux et la terre? » dit le Seigneur.

Comment cela se peut-il? Nous savons que Dieu siège sur son trône dans les cieux, avec Jésus à sa droite. Comment peut-il alors remplir les cieux et la terre de sa présence?

Dans le Ps 139: 7-12 David fournit la réponse. D’abord, il demande:

« Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta présence? »

Ceci montre que c’est par son Esprit que Dieu est présent partout à la fois. Puis, David ajoute des détails très vivants:

Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face? Si je monte aux cieux, tu y es; si je me couche au séjour des morts, t’y voilà. Si je prends les ailes de l’aurore, et que j’aille habiter à l’extrémité de la mer, Là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira. Si je dis, au moins les ténèbres me couvriront, la nuit devient lumière autour de moi; Même les ténèbres ne sont pas obscures pour toi, la nuit brille comme le jour, et les ténèbres comme la lumière. Où que nous allions, Dieu est là par son Esprit invisible, souvent imperceptible, mais à qui nul n’échappe. Pour la personne qui n’est pas croyante, cette pensée peut être terrifiante, mais c’est une assurance qui fortifie et réconforte le croyant. Où que nous nous trouvions, « là aussi ta main me conduira, et ta droite me saisira.

Dans le Nouveau Testament, Jésus nous donne cette assurance: « Je ne te délaisserai pas ni ne t’abandonnerai. » Hé 13:5. A certains moments, nous ne sommes peut-être pas conscients de sa présence, mais il est là par son Esprit saint. Notre environnement immédiat peut sembler très sombre, mais « ..les ténèbres ne se cachent pas de toi… « .

Nous devons chacun cultiver une sensibilité intérieure ouverte à l’Esprit saint, et qui ne dépend pas des preuves physiques de nos sens. Lorsque nos sens – le toucher, la vue, l’ouïe etc., – ne nous renseignent pas sur sa présence, ou même la nient, il devrait exister dans les profondeurs de notre esprit, un lieu constamment ouvert et sensible à la présence de l’Esprit saint. Alors, nous comprendrons mieux les titres de « Consolateur » et « d’Aide » qui lui sont attribués. Jean 14:26.

Il n’est de meilleure façon de clore cette lettre si ce n’est en remerciant le Père et le Fils de nous avoir envoyé l’Esprit saint. Voulez-vous le faire avec moi?

Au service du Maître, votre dévoué Derek Prince.

Source: Derek Prince