Jérusalem: Les États-Unis opposent leur veto à la résolution de l’ONU

Quatorze pays, dont la France, ont voté ce lundi une résolution condamnant la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël. Washington a mis son veto et a dénoncé une «insulte». Les Palestiniens ont, quant à eux, jugé «inacceptable» ce veto.

Les États-Unis ont mis ce lundi leur veto à une résolution de l’ONU condamnant leur reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël. Le texte a toutefois été approuvé par les quatorze autres membres du Conseil de sécurité, dont les plus proches alliés européens de Washington, Londres et Paris. Ce vote représente un camouflet pour les Américains qui se retrouvent isolés.

Le vote unanime de quatorze des quinze membres du Conseil de sécurité, dont la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni a été vivement dénoncé par l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley.

«C’est une insulte et un camouflet que nous n’oublierons pas», a lancé la diplomate, le regard noir. Nikki Haley n’a pas précisé si les États-Unis pourraient prendre des mesures de rétorsion contre les pays ayant voté le texte ou accentuer leur volonté de moins participer au financement de l’ONU dont ils sont les premiers contributeurs.

À l’issue du vote, les Palestiniens ont annoncé leur volonté de demander un autre scrutin à l’Assemblée générale de l’ONU (193 pays), et ont jugé «inacceptable» le veto américain qui «menace la stabilité de la communauté internationale par l’absence de respect qu’il révèle». Un peu plus tôt, le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait déclaré qu’il faudrait être «fou» pour laisser Washington jouer à nouveau les médiateurs de paix dans la région. En revanche, le veto américain a été salué par Israël. «Merci madame l’ambassadrice Haley» et «président Trump», «vous avez allumé une bougie de vérité», «dissipé les ténèbres», a réagi sur Twitter le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou.

D’intenses négociations

Présenté par l’Égypte, qui a dénoncé les «graves répercussions» de la décision américaine, le texte réclamait que la décision annoncée il y a une dizaine de jours par Donald Trump soit révoquée. La reconnaissance a déclenché la colère des Palestiniens, des manifestations dans le monde musulman et une réprobation quasi unanime de la communauté internationale. Le statut de Jérusalem «doit être résolu par la négociation», soulignait le texte, évoquant de «profonds regrets concernant les récentes décisions sur Jérusalem», sans toutefois mentionner explicitement les États-Unis. Il affirmait que «toute décision ou action visant à altérer le caractère, le statut ou la composition démographique» de Jérusalem «n’a pas de force légale, est nulle et non avenue et devait être révoquée».

Source: Le Figaro

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