Loi sur les «fake news» : l’opposition «inquiète» craint d’être «muselée»

Note de Nathaniel: Est-il nécessaire de dire qu’étant donné que monsieur Macron (alias Jupiter) a la main mise sur tous les médias français ? Donc oui la question est bien: qui dira qu’une information est fausse ? Jupiter ? Pour ceux qui douteraient encore que nous sommes dans une dictature, il suffit juste d’être un minimum lucide pour comprendre que quelque chose ne va pas… Je ne suis pas pour les fakes-news, mais il faut reconnaître que cela fait partie du jeu, à chacun d’entre nous de ne pas prendre pour vrai absolument tout et de discerner au mieux le vrai du faux. Une fake-news = un juge ? D’autant que Jupiter ose déclaré qu’une mesure sera mise en place contre ces fakes-news en période électorale, mais il oublie juste de dire qu’étant donné que tous les pantins médiatiques n’ont pas cesser de balancer des fakes-news afin qu’il soit élu… La mémoire se perd dans le pouvoir j’ai l’impression. Bref je dirais qu’une chose: bienvenue dans le nouveau modèle de la démocratie….

Après avoir annoncé lors de ses vœux à la presse une loi contre les «fake news», Emmanuel Macron s’est attiré les foudres de l’opposition. Ses adversaires y voient une mesure «inquiétante» pour la démocratie.

Emmanuel Macron lors de ses premiers voeux à la presse. LUDOVIC MARIN/AFP

Les réactions ne se seront pas fait attendre. À peine les vœux à la presse d’Emmanuel Macron terminés que l’opposition s’est immédiatement indignée mercredi soir. La raison? L’annonce par le chef de l’Etat d’une future loi pour lutter contre les «fake news». «En période électorale […], en cas de propagation d’une fausse nouvelle, il sera possible de saisir le juge à travers une nouvelle action en référé permettant, le cas échéant, de supprimer le contenu mis en cause, de déréférencer le site, de fermer le compte utilisateur concerné, voire de bloquer l’accès au site internet», a expliqué devant les journalistes Emmanuel Macron.

«Qui va décider si une information est fausse?»

«Qui va décider si une information est fausse?», s’est dans la foulée insurgée Marine Le Pen sur Twitter. «Des juges du Syndicat de la Magistrature? Le gouvernement?», a-t-elle interrogé. «Contrôle de la parole libre sur internet, judiciarisation supplémentaire de la société: la France est-elle toujours une démocratie si elle musèle ses citoyens? Très inquiétant», s’est agacée la présidente du Front national. Un sentiment partagé au sein du parti. Le député frontiste du Pas-de-Calais Bruno Bilde a estimé de son côté que le chef de l’État voulait «museler la parole libre qui s’exprime sur le net». «Il veut peut-être construire un ministère de la vérité», a également ironisé mercredi matin sur France 2 le député du Nord Sébastien Chenu.

Même réaction du côté de La France insoumise. «Qu’est ce qu’une “fake news”, comment on l’empêche, de quoi parle-t-on exactement?», s’est lui aussi interrogé Alexis Corbière sur BFM TV quelques instants après la fin des vœux d’Emmanuel Macron. «J’ai peur que là-dedans il y ait une volonté de museler. Moi je suis pour la liberté du net, des moyens législatifs existent aujourd’hui pour contrôler [les fausses informations]. Attention à ne pas mettre en place quelque chose qui désorganiserait l’équilibre de la loi de 1881 qui garantit la liberté de la presse», a voulu prévenir le député de Seine-Saint-Denis.

Les avis semblent en revanche diverger du côté des Républicains. La porte-parole du parti Lydia Guirous a souligné sur Twitter «une proposition dangereuse pour la liberté de la presse». «Emmanuel Macron souhaite-t-il faire des journalistes des attachés de presse au service de son storytelling?», a-t-elle raillé. Une opinion que ne partage visiblement pas Alain Juppé. Le maire de Bordeaux, pourtant discret ces derniers mois, est sorti de son silence pour saluer sur Twitter cette future loi: «En plein accord avec Emmanuel Macron. Combattre les «Fake news», c’est protéger la démocratie. Il est aussi essentiel de former les plus jeunes à l’esprit critique».

Source: Le Figaro