Erdogan recadre violemment deux journalistes à l’Élysée

Note de Nathaniel: cet article démontre l’attitude dictatoriale d’Erdoğan, mais au final, nous en France, nous avons bien pire…. Les liens entre DAESH et la Turquie ne sont plus a démontré depuis le temps. Il faut se souvenir tout de même que tous les djihadistes faisaient halte en Turquie en toute tranquillité. Recevoir un dictateur tel que Erdoğan en France, ce n’est pas nouveau. Mais ce qui est nouveau par contre c’est un dictateur qui reçoit un autre dictateur et que la France accuse le dictateur invité et ferme totalement les yeux sur son propre dictateur…

Au cours d’une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron, ce vendredi 5 janvier, Recep Tayyip Erdoğan n’a pas ménagé les journalistes français.

Recep Tayyip Erdoğan à Paris, le 5 janvier. Photo © VILLARD/SIPA

Les habitudes ont la vie dure, même pour un président. Habitué à museler la presse dans son propre pays, Recep Tayyip Erdoğan n’a pas changé son fusil d’épaule, ce vendredi 5 janvier lors d’une conférence de presse commune avec Emmanuel Macron. Et les questions déplaisantes ont été reçues comme telles.

« Tu parles comme un membre du Fetö »

Quelques minutes après le début des questions posées par la presse, le président turc donnait le ton de ses réponses à venir. Et c’est un journaliste d’Envoyé spécial, sur France 2, qui en faisait les frais. Interrogeant le chef d’État sur les liens ambigus existant entre ses services secrets et les mouvements terroristes islamistes, Laurent Richard se voyait sèchement recadré, et tutoyé, par la même occasion. « Tu ne parles pas comme un journaliste« , répliquait Erdoğan. Et d’ajouter, en référence au parti d’opposition accusé d’avoir fomenté une tentative de coup d’État en juillet 2016 : « Tu parles comme un membre du Fetö« .

Quelques minutes plus tard, autre question incommodante pour le dirigeant turc. Et là encore, une réponse à la hauteur de l’énervement suscité chez l’homme d’État. Marie Chantrait, de la chaîne LCI, interrogeait Erdogan et Emmanuel Macron sur le respect des droits de l’Homme, abordant le cas d’Osman Kavala, un homme d’affaires détenu depuis novembre 2017 et accusé par le régime turc d’avoir participé à la tentative de coup d’État de 2016. « Osman Kavala a des avocats, c’est bien« , a seulement répliqué le président turc.

Source: Valeurs Actuelles