Dans le sillage de Wall Street, les Bourses européennes dans la tourmente

Après le décrochage de Wall Street lundi, la panique a gagné mardi les places boursières européennes.

Après le décrochage de Wall Street lundi et des places boursières asiatiques, les principales Bourses européennes ont terminé en forte baisse mardi 6 février. A New York, le marché était très volatil à l’ouverture, la Bourse hésitant sur la direction à prendre.

Les marchés sont rendus nerveux par des craintes d’accélération de l’inflation et de durcissement des politiques monétaires des grandes banques centrales.

Wall Street repasse dans le vert

Mardi, après avoir perdu plus de 2 % à l’ouverture, le Dow Jones est repassé dans le vert en début de séance. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, s’appréciait de 0,53 % à 7 004,27 points. Les indices, qui fluctuaient déjà fortement dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la séance officielle, ont continué à alterner entre baisse et hausse à l’ouverture avant de s’ancrer du côté positif.

Forte baisse des Bourses européennes et asiatiques

A Paris, après une ouverture en forte baisse (– 3,43 %), la Bourse a fini la journée dans le rouge (– 2,35 %). L’indice CAC 40 a cédé 124,02 points à 5 161,81 points dans un volume d’échanges particulièrement étoffé de 7,9 milliards d’euros. La veille, il avait déjà fini en nette baisse de 1,48 %, à son plus bas niveau de l’année.

A Francfort, le DAX cédait 3,58 % à l’ouverture et a terminé en net repli (– 2,32%) rectifiant le plongeon matinal mais continuant son mouvement de correction.

Quant au marché britannique, il a aussi terminé en forte baisse de 2,64 % après un démarrage en chute libre de 3,5 %. L’indice FTSE-100 des principales valeurs a perdu 193,58 points à 7 141,40 points, soit une sixième séance de baisse consécutive.

« L’Europe se retrouve face à une vague rouge après le bain de sang sur les marchés américains », et ce « moins de deux semaines après un sommet historique » atteint par Wall Street, avance Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.

L’affolement a aussi gagné les places chinoises. Les pertes, mardi, sont les pires subies depuis août 2015, et la dévaluation du yuan a suscité des craintes sur la solidité de l’économie chinoise.

Le détonateur : lundi, la crainte de l’inflation fait décrocher Wall Street

A Wall Street, l’euphorie boursière de ces derniers mois a, lundi, cédé la place à la crainte d’une spirale baissière. Le Dow Jones a drastiquement chuté après plusieurs mois d’euphorie boursière. L’indice vedette de la place new-yorkaise a chuté de 4,6 % lundi, sa plus forte baisse depuis août 2011.

Commencée la semaine dernière, la débâcle a été déclenchée par un regain de nervosité des investisseurs face à la hausse des taux d’intérêt. L’annonce d’une augmentation significative des salaires en janvier aux Etats-Unis, si elle est une bonne nouvelle pour l’économie américaine, a en effet ravivé, vendredi 2 février, les craintes d’inflation et la possibilité de voir la banque centrale relever plus rapidement que prévu ses taux.

Cette correction de la Bourse américaine était attendue de longue date par de nombreux observateurs, les indices ayant enchaîné les records ces derniers mois. Donald Trump s’en est souvent félicité dans des tweets ou dans ses interventions publiques et en avait fait un de ses arguments favoris pour séduire les milieux d’affaires lors du dernier forum économique de Davos en Suisse.

Lundi, la Maison Blanche a, dans un communiqué, assuré « être toujours inquiète quand le marché perd de la valeur ». Mais un porte-parole de la présidence, mettant en avant « la fluctuation des marchés à court terme », a un peu plus tard rappelé que l’économie américaine restait « très solide » et « allait dans le bon sens ». Le taux de chômage aux Etats-Unis est actuellement au plus bas depuis dix-sept ans et la croissance du PIB s’est établie en 2017 à 2,3 %.

Source: Le Monde


Les marchés financiers en état d’alerte

Wall Street s’affiche en légère baisse après avoir lourdement chuté lundi. Lundi les investisseurs ont soudainement cédé à l’affolement après plusieurs mois d’euphorie boursière. À Paris, le CAC 40 perd 2,3% en milieu de journée, après avoir chuté de plus de 3,5% dans la matinée.

Après un premier coup de tabac en début d’année, les marchés subissent de violentes prises de bénéfices. En milieu de journée le CAC 40 perd 2,3% après avoir chuté de plus de 3,5% dans la matinée. La veille, il avait déjà fini en nette baisse de 1,48%. La Bourse de Londres cède 1,95% et celle de Francfort 2,15%.

La Bourse de New York perd encore 0,3% ce mardi. Lundi un vent de panique s’est emparé de Wall Street. Le Dow Jones a chuté de 4,6% et le Standard & Poor’s 500 de 4,1%, leur plus forte baisse depuis août 2011. En séance lundi, le Dow a perdu jusqu’à près de 1.600 points, une chute sans précédent dans son histoire. Quant à l’indice de volatilité VIX, baromètre très suivi de la nervosité des investisseurs, il a bondi à plus de 37 points, son plus haut niveau depuis août 2015, alors qu’il évoluait à moins de 15 la semaine dernière.

La bourrasque s’est ensuite abattue sur l’Asie avant de rattraper l’Europe. La Bourse de Tokyo a terminé en repli de 4,73%, sa plus forte baisse en pourcentage depuis novembre 2016, et l’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) abandonne 3,33%.

Les investisseurs sont d’autant plus enclins à empocher leurs bénéfices que les marchés ont fortement progressé. Le retour de la croissance a été largement salué par les marchés. Les promesses de baisses d’impôts et de relance des investissements du président américain ont aussi galvanisé les investisseurs. Wall Street s’est enflammé: avant cette correction, le Dow Jones s’était adjugé plus de 25 % depuis l’élection de Donald Trump en novembre 2016 et le Nasdaq près de 30 %. Comme souvent, les marchés européens ont suivi avec un peu moins d’entrain. Le Dax a grimpé d’environ 13 % en 2017 et le CAC 40 d’un peu moins de 10 %.

Retour de l’inflation

Cette sévère correction des deux côtés de l’Atlantique s’explique par les anticipations de resserrement monétaire des grandes banques centrales. Depuis des années, les marchés sont anesthésiés par les flots de liquidités déversés par les banques centrales. Avec le retour de la croissance dans le monde, ces politiques monétaires ultragénéreuses sont devenues de plus en plus difficiles à justifier. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a été la première à prendre le virage, dès décembre 2014. Jerome Powell qui vient tout juste de prendre les rênes de la puissante Fed en remplacement de Janet Yelle a maintenu le cap.

Cette année, selon les analystes la Fed devrait procéder à trois hausses de taux, voire quatre, «dont la première pourrait intervenir dès le mois de mars», selon Franklin Pichard, directeur général délégué de Kiplink Finance. S’il est encore modéré ailleurs dans le monde, ce mouvement de normalisation des politiques monétaire devrait se confirmer et s’élargir. La Banque centrale européenne commence d’ailleurs également à préparer les esprits à une politique moins généreuse.

Les marchés sont aussi fragilisés par les craintes de retour de l’inflation, qui obligerait les banques centrales à resserrer plus vite que prévu leur politique monétaire. La flambée du prix de l’énergie alimente ces craintes. À plus de 67 dollars pour le Brent, les cours du pétrole sont en effet revenus à des sommets inconnus depuis 2014. La bonne santé du marché du travail américain et hausse des salaires qui devraient suivre renforcent encore ces craintes.

Prises de bénéfices sur les actions

La poussée de fièvre venue des marchés obligataires s’est propagée aux marchés d’actions qui ont beaucoup progressé avec les politiques monétaires ultragénéreuses ces dernières années. En effet, «les actions réagissent aux hausses des taux d’emprunt en se repliant, car des taux plus élevés signifient qu’emprunter devient plus cher» pour les sociétés, les analystes de London Capital Group. Or, pendant les années d’argent facile les entreprises se sont fortement endettées.

Cette évolution, ajoutée aux résultats décevants de BNP Paribas, pèsent sur les valeurs bancaires. A Paris, BNP perd 5,14% à 62 euros, Société Générale lâche 3,94% et Credit Agricole baisse de 4,15%. Axa perd 3,26%.

Source: Le Figaro


Mise à jour du 7 février 2018 à 7h45

Wall Street repart à la hausse

Après une journée chaotique, la Bourse new-yorkaise a finalement clos en forte hausse.

La perspective  d’un krach recule un peu. Mardi, la Bourse de New York a finalement terminé en nette hausse, à l’issue d’une journée particulièrement chaotique. Le Dow Jones a gagné 2,33 % pour finir à 24.912,77 points.

En moins d’une demi-heure en début de journée, l’indice vedette de la place américaine avait basculé de -2,3 % à +1,5 %, oscillant ensuite entre pertes et gains tout au long de la journée. La veille, il avait clôturé en chute de 4,6 %.

Le S & P 500 – qui représente les 500 plus grandes entreprises cotées aux Etats-Unis et qui avait dévissé de 4,1 % lundi – a suivi une trajectoire similaire et terminé en hausse de 1,74 %, à 2.695,14 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a, lui, clôturé sur une progression de 2,13 %, à 7.115,88 points.

« Comme un yoyo »

Après  la déroute de la place new-yorkaise lundi, à l’origine de fortes turbulences  sur les places asiatiques et européennes, le marché a tenté « de trouver jusqu’où les indices peuvent descendre et les échanges ont été toute la journée très volatils », a observé Bill Lynch de Hinsdale Associates. C’était « comme un yoyo ».

Ces fluctuations n’ont pas été, selon lui, « guidées par des informations particulières », les investisseurs ayant détourné leur attention des résultats d’entreprises et des indicateurs.

Une correction attendue

« On vient juste d’assister  à la correction qu’on attendait depuis un certain temps » au vu de l’envolée des indices ces derniers mois, mais « l’économie reste solide, il n’y a pas de risque de récession à l’horizon », a-t-il estimé.

Même son de cloche pour les analystes de Goldman Sachs, selon lesquels le repli de lundi est « plus technique et lié à des ajustements de position qu’emmené par des éléments fondamentaux ». Les entreprises américaines sont en forme, assurent-ils, leurs bénéfices devraient croître en 2018 de 14 % en moyenne.

Le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, s’est d’ailleurs efforcé de rassurer. Affirmant que « les bases de l’économie étaient plutôt solides » et que le mouvement observé lundi relevait « d’une correction normale des marchés ».

Reprise à Tokyo également

La Bourse de Tokyo a ouvert en forte hausse ce mercredi au lendemain d’ un plongeon de plus de 4 % , les investisseurs étant visiblement rassurés par le rebond de Wall Street après le lundi noir qui a semé la panique sur les places boursières mondiales.

Dans les premières minutes des échanges, le Nikkei des 225 valeurs vedettes gagnait 3,15 % (+681,05 points) à 22.291,29 points, et l’indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau grimpait de 3,25 % (+56,59 points) à 1.800,00 points.

Risque d’une économie en surchauffe

La déroute du marché américain des actions, aussi soudaine et rapide fut-elle, n’a pas été une réelle surprise dans la mesure où les indices n’ont cessé de grimper ces derniers mois sans pratiquement jamais marquer le pas. « Les courtiers s’interrogent sur la façon d’aborder une économie qui accélère vraiment pour la première fois depuis des années », a estimé Christopher Low.

Alors que les salaires commencent enfin à grimper, que la politique économique a très favorable aux entreprises, la perspective de voir l’inflation grimper rend certains investisseurs fébriles.

D’autant plus que la banque centrale américaine (Fed) – qui, dans ce contexte, pourrait être amenée à remonter plus rapidement que prévu ses taux d’intérêt – est depuis lundi dirigée par un nouveau patron, Jerome Powell , que les marchés ne connaissent pas.

Source: Les Echos


A suivre donc, étant donné que le dit krach financier semble être imminent désormais….

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :