« Le plan de paix pour le Moyen-Orient est bientôt prêt » (Haley)

L’ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations Unies Nikki Haley a déclaré jeudi soir que le plan de paix du président Donald Trump concernant le conflit israélo-palestinien était « presque prêt » lors de son intervention à l’Institut politique de l’Université de Chicago.

L’ambassadrice américaine aux Nations Unies, Nikki Haley, le 2 janvier 2018 à New York Drew Angerer (Getty/AFP/Archives)

« Je crois qu’ils sont en train de le terminer », a-t-elle déclaré lors d’une conférence à l’institut des Sciences politiques de l’université de Chicago jeudi soir.

« Il y a encore des allers-retours », a-t-elle ajouté sans plus de précision sur une date possible de présentation.

« Aucun des deux côtés ne va aimer ce plan. Et aucun des deux côtés ne va le détester. Mais c’est une matrice pour commencer à dialoguer », a souligné l’ambassadrice.

« Nous sommes désormais à un moment où les négociations peuvent commencer entre Israéliens et Palestiniens », a-t-elle affirmé.

Les deux émissaires pour le conflit israélo-palestinien du président américain Donald Trump – son gendre Jared Kushner et le juriste Jason Greenblatt – ont demandé mardi à l’ONU son « soutien » sur ce plan de paix, lors d’une réunion informelle surprise avec les 15 pays membres du Conseil de sécurité, selon des diplomates.

Cette réunion inédite était intervenue après une rare allocution devant cette enceinte du président palestinien Mahmoud Abbas. Ce dernier a réclamé une conférence internationale mi-2018, point de départ de la création d’un « mécanisme multilatéral » pour relancer la paix au Proche-Orient, tout en rejetant tout rôle de médiateur principal pour les Etats-Unis.

Mahmoud Abbas dénie en effet cette fonction à Washington et refuse tout contact direct avec l’administration républicaine de Donald Trump depuis la décision de ce dernier fin 2017 de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d’Israël.

Nikki Haley a encore défendu cette initiative à Chicago jeudi soir. « Le Congrès (américain) a voté à une majorité écrasante pour désigner Jérusalem capitale d’Israël et y installer notre ambassade ».

En plus d’aborder le plan de paix de l’administration Trump, la séance de questions et réponses de jeudi a également porté sur les questions des flux migratoires et la politique des États-Unis sur la Corée du Nord.

Source: i24 News