Qui sera le futur Premier Ministre d’Israël – Partie 1

La campagne anti-Netanyahou orchestrée, dit-on, par Soros, bat son plein et fait les « délices » des médias à travers le monde. On sait que la femme du premier ministre n’a pas été épargnée. Maintenant, ils ont jeté leur dévolu sur Yaïr, le fils ainé de Premier ministre. La raison? Il aurait une petite amie non-juive! Pour les journalistes, les guerres qui déchirent le monde ne sont rien en regard de cette nouvelle, et ce bien que le Bureau du Premier ministre ait affirmé que la jeune fille est simplement une compagne d’études.

Par ailleurs, quelque chose demeure incompréhensible : les médias font leurs choux gras des enquêtes pour corruption qui frappent  Netanyahou et  mettent tout en œuvre pour l’acculer à démissionner alors que, de toute évidence, le dossier de preuves dont dispose la police semble bien maigre.

Car si les preuves étaient aussi accablantes que le laisse entendre la Gauche, pourquoi les enquêteurs qui, durant un an, ont mis toutes leurs énergies à chercher des arguments pour l’incriminer,  n’ont-ils toujours rien de sérieux à se mettre sous la dent et dans un dernier effort font-ils appel à certains de ses proches? Et en échange de quoi ces derniers seraient-ils disposés à salir le Premier ministre qui dirige le pays de main de maître depuis 12 ans?

Peut-on envisager la possibilité que les médias israéliens, comme les médias américains,  lancent des « fake news »? Quand bien même ce ne serait pas le cas, il n’en demeure pas moins que pour beaucoup d’Israéliens le Premier ministre est victime, comme il le dit si bien, d’« une chasse aux sorcières obsessionnelle » contre lui et sa famille, « avec pour objectif de faire un coup d’État contre le gouvernement ».

Et  à supposer qu’il ait baigné dans des affaires de fraude ou qu’il soit corrompu, cette raison suffit-elle à priver le pays d’un Chef d’état grâce à qui le pays n’a fait que prospérer et gagner l’estime de bien des gens? Le moins que l’on puisse dire, c’est que Bibi ne mérite nullement le traitement auquel on le soumet depuis un an. Et pour avoir réussi à garder la tête froide malgré  la guerre que lui ont déclarée  ses opposants, il ne peut que susciter notre admiration. C’est un chef d’État en exercice, un chef d’État qui a fait beaucoup pour son pays, le fait qu’il ait passé 12 ans aux commandes de l’État juif en témoigne. De toute façon, Netanyahou quittera sans doute le gouvernement à la fin de son mandat. Laissons-le donc le terminer sereinement et pendant ce temps, le pays pourra se préparer à des élections.

Qui sera celui qui prendra les rênes du pouvoir ? Qui sinon quelqu’un qui s’engagerait à poursuivre l’œuvre de Bibi avec encore plus de détermination? Il y a un nom qui apparaît de plus en plus souvent dans les médias, un nom qui circule largement sur les réseaux sociaux, un nom à retenir et qui  nous deviendra bientôt aussi familier que l’est celui de Netanyahou, c’est celui de Ayelet Shaked, la ministre de la justice.

Ayelet Shaked, Premier ministre?

Qui est Ayelet Shaked?  

Inutile de la présenter aux Israéliens, ils la connaissent bien. Elle est une diplômée en ingénierie informatique, mariée à un pilote de chasse et mère de deux enfants.

Elle appartient au parti de Naftali Bennett : Habayit Hayehudi (Le Foyer juif), un parti de droite.

Elle a occupé les postes suivants :

  • 2006 à 2008 : Chef de cabinet de Netanyahou, elle a donc été à bonne école
  • 2013 : Elle est élue à la Knesset
  • 2015  à aujourd’hui: Ministre de la justice bien que sa nomination ait suscité une certaine animosité.

Si certains la soutiennent, nombreux sont ceux qui ne voudraient pas la voir occuper le poste de Premier ministre. Ajoutons que les jugements que portent sur elle les médias sont loin d’encourager les électeurs à voter pour elle, mais elle jouit de l’estime des Israéliens. Essayons donc de voir ce qu’il en est.

Le chroniqueur Hanan Krystal dit d’elle : « Idéologiquement, cette femme est un roc. On dit déjà d’elle, comme on le faisait pour Golda Meir en son temps, qu’elle est le seul homme du gouvernement. »

Et il semble bien que ce soit le cas ! Faut-il pleurer? Faut-il s’en réjouir? Elle nous fait penser à Margareth Thatcher. Israël aura peut-être sa Dame de fer, et le pays ne s’en portera que mieux.

Ayelet Shaked porte bien son nom, « shake » en anglais signifiant « secouer ». Il est vrai qu’elle secoue les consciences, qu’elle en dérange plus d’un, qu’elle est politiquement incorrecte et qu’elle est contestée un peu comme le fut Liberman quand il fut nommé ministre. Le gouvernement a même été contraint de la placer sous protection rapprochée.

Mais quand on sait qu’une majorité d’Européens, et parmi eux un grand nombre de parlementaires, considèrent qu’Israël est un État illégitime qu’ils voudraient voir tomber, on ne peut que souhaiter voir à la tête du pays Ayelet Shaked.

Certes, elle est plus à droite que Netanyahou, mais elle n’est pas une extrémiste. Et quels que soient les défauts qu’on puisse lui trouver, elle a une qualité très prisée de nos jours : contrairement à beaucoup de chefs d’État, elle est authentique : elle ne connaît ni le double langage ni la fausseté,  elle a son franc-parler, et il est certain qu’elle ne fera pas de promesses dans le seul but d’être élue.

Et si physiquement la nature l’a gâtée, personne ne s’en plaindra, et ce d’autant plus que, contrairement à notre cher Premier ministre, Justin Trudeau, qui use de ses charmes pour faire oublier aux électeurs le vide intellectuel et le gouffre d’endettement dans lequel il les a plongés, la ministre ne se servira pas de ses atouts pour être élue, nous en sommes absolument convaincue. Mais il faut ajouter que les Israéliens sont nettement plus exigeants que les Canadiens quand il s’agit de choisir celui ou celle qui aura entre les mains la destinée du pays.

Enfin, il serait bon de rappeler à tous les bien-pensants qui prennent plaisir à la clouer au pilori qu’elle a été choisie

  • «  la femme la plus influente d’Israël » selon le magazine Lady Globes,
  • et «  femme de l’année 2017 » pour le magazine Forbes.

Aurait-elle corrompu le jury ? Ont-ils été payés pour la choisir ? C’est sans doute ce que répondra la Gauche.

En réalité, même si comme on le dit elle est plus à droite que Netanyahou, elle n’est pas une extrémiste, elle est vraiment « l’homme » dont le pays a besoin. Un besoin pressant, ajouterai-je.

Qui a peur de Ayelet Shaked?

De toute évidence, la ministre de la justice fait peur. Elle fait peur aux Palestiniens, aux Européens, aux universalistes, aux libéraux et aux « bien- pensants » de toute confession. Ils ne la portent pas dans leur cœur car elle  ne répond pas à leurs critères: ils veulent voir à la tête du gouvernement israélien un des leurs, un pacifiste et universaliste notoire, un libéral qui prêtera l’oreille aux doléances des « Palestiniens » et qui essaiera, quitte à ce que ce soit au détriment de l’État juif, de les satisfaire.

Que lui reprochent ses détracteurs?

  1. Sa position anti-palestinienne Tout est parti d’un malheureux incident qui lui a valu les pires critiques. En juillet 2014, pendant la guerre de Gaza, Ayelet Shaked, alors membre de la Knesset (le Parlement israélien), a eu le malheur de citer sur sa page Facebook un passage d’un article écrit Uri Elitzur qui était alors en 2002 chef de cabinet de Netanyahu, article dans lequel il qualifiait les enfants palestiniens de «petits serpents» et appelait à tuer « les mères des martyrs, qui les ont envoyés en enfer avec des fleurs et des baisers. Elles devraient suivre leurs fils, rien ne serait plus juste ». Ayelet aurait jugé cet article « aussi pertinent aujourd’hui qu’il l’était à l’époque ». Qui donc pourrait prétendre le contraire? De tels propos, il est vrai, sont choquants, et il faut le courage de cette femme pour oser les reproduire et les assumer. Elle est politiquement incorrecte, c’est vrai.

Il n’en fallait pas plus pour déclencher à travers les réseaux sociaux et les médias traditionnels, une condamnation unanime, une vive réaction de tous ceux qui privilégient la langue de bois. Partout à travers le monde, la Gauche s’est saisie de cette affaire et en a fait des gorges chaudes. On a accusé  la députée de manifester de la haine pour les Palestiniens.

Voici à titre d’exemple ce qu’écrivait un journal turc, le Daily Sabah : « Ayelet Shaked, membre du Parlement israélien, a déclaré que pour éradiquer le « terrorisme », « les mères palestiniennes devaient être tuées ».

Et le Premier ministre Erdogan d’ajouter: « Une Israélienne a déclaré que les mères devaient être tuées aussi. Et elle est membre du Parlement israélien. Quelle différence entre cette mentalité et celle d’Hitler ? »

En revanche, aucune personnalité ne réagit quand la députée nationaliste arabe Hanin Zoabi soutient ouvertement les terroristes et qu’elle ose faire le parallèle avec Tsahal ! « Un individu, est considéré comme un meurtrier même s’il n’a commis qu’un seul crime dans sa vie à l’instar des soldats qui « assassinent occasionnellement» des Palestiniens même si ce n’est pas tous les jours », avait-elle dit lors d’une réunion du comité de l’éducation.

En juillet 2014, elle a même déclaré que « les assassins palestiniens » de trois adolescents juifs en Cisjordanie n’étaient pas des « terroristes » ! Et les Européens lui donneront sans doute raison : ce sont des militants !

Elle traite régulièrement les députés de la Knesset et même le Premier ministre Benyamin Netanyahu, de racistes et de fascistes. Pis encore, non seulement elle qualifie « son pays » de pays d’apartheid et quitte le Parlement quand les députés entonnent l’hymne national, mais elle a tenu sur la Shoah des propos scandaleux sans que personne ne s’en émeuve. «Ceux qui utilisent la Shoah a des fins politiques et pour se donner une image victimaire ne doivent pas s’étonner ensuite de la négation de la Shoah. Et ceux qui nient leur responsabilité dans les crimes de guerre qu’ils commettent contre les Palestiniens ne doivent pas être surpris que d’autres fassent de même. Le projet de loi polonais n’est que la version polonaise de la loi israélienne sur la Nakba », a-t-elle déclaré.

Ajoutons qu’elle n’est pas la seule à la Knesset à manifester son antisionisme et sa haine des Israéliens : Ahmed Tibi, un des vice-présidents, est aussi d’une virulence extrême à l’égard d’Israël. Dans tout autre pays, ils auraient été destitués avec pertes et fracas, on leur aurait même retiré la citoyenneté. Mais au Parlement israélien, des députés peuvent collaborer avec l’ennemi, un peu comme les collabos sous Pétain. Au moins, avec Ayelet Shaked au pouvoir, ces députés si fiers d’être antisionistes seront radiés de la Knesset.

On pourrait multiplier les exemples de propos inacceptables tenus également par le chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas,  sans qu’un seul chef d’État manifeste de l’indignation.

Alors, je m’adresse aux médias et aux députés européens si prompts à condamner Israël: Pourquoi quand les Palestiniens crient leur haine du juif et qu’ils avouent vouloir éliminer les Juifs cela ne choque-t-il personne ? Pourquoi quand Abbas soutient les terroristes, qu’il  indemnise leurs familles, qu’il donne leurs noms à des rues de Ramallah, aucune voix ne s’élève? Pourquoi ce silence quand l’Iran annonce un « Festival du Sablier » pour célébrer « l’effondrement imminent » d’Israël, un « plan » secret de la République islamique prévoyant la destruction de l’État juif dans les 25 ans? Aucune condamnation, aucune réaction des Européens!

En revanche quand un membre de la Knesset  a le malheur d’exprimer son opinion sur les « terroristes palestiniens », et ose dire qu’il éprouve de la haine pour les « Palestiniens » qui tuent les enfants d’Israël, il s’ensuit un tollé international. Pourquoi ses propos sont-ils montés en épingle alors que des déclarations ignobles faites par des « Palestiniens » de haut rang ne suscitent pas la moindre émotion ?

En vérité, dans leur foyer, rares sont les Juifs qui ne tiennent pas des propos semblables à ceux cités par Ayelet Shaked, surtout après le meurtre d’un enfant, d’un soldat ou d’un civil innocent ? Nous-mêmes qui vivons en diaspora manifestons souvent notre colère contre ce « peuple » qui crie sans cesse sa haine du juif, qui veut éliminer l’État juif et qui massacre des innocents. Comment ne pas leur en vouloir quand on les voit distribuer des friandises pour fêter l’assassinat de Juifs? Comment ne pas leur en vouloir quand on entend les mères « palestiniennes » proclamer haut et fort qu’elles rêvent de voir leur enfant devenir un « martyr », entendons par là un terroriste? Comment ne pas souhaiter qu’ils soient éliminés avant qu’ils n’éliminent des innocents?

Nos beaux principes humanitaires devraient être relégués aux oubliettes face aux crimes commis par les « Palestiniens ». Après tout, qu’est-ce qui nous commande d’aimer nos ennemis?

Au moment de la guerre de Gaza, Jacques Kupfer avait résumé en une phrase très émouvante ce que pensent les Juifs des terroristes: « Pour chaque larme d’un enfant juif obligé encore aujourd’hui de rentrer dans un abri, l’ennemi doit payer le prix du sang ». Et il concluait très justement : « Que Gaza devienne un site archéologique! »

Serions-nous devenus insensibles à la souffrance de nos ennemis, de ceux qui veulent nous éliminer ? Oui, ai-je envie de répondre. On ne nous a pas appris l’enseignement de Jésus, nous ne sommes pas disposés si on nous gifle la joue droite à tendre la gauche. Que ceux qui aiment les assassins de leurs frères et sœurs, que ceux-là se lèvent et pardonnent aux terroristes de leur avoir enlevé les êtres les plus chers à leur coeur. Mais nous sommes portée à penser que, même s’ils n’oseront jamais l’avouer, beaucoup de non-Juifs voudraient aussi faire payer le prix du sang aux terroristes qui les ont plongés dans le drame et leur ont arraché des êtres qu’ils aimaient.

De surcroit, l’histoire d’Israël a prouvé que nous avons tout intérêt à réagir aux menaces de mort lancées par nos ennemis. De toute façon, les Juifs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Qui s’est ému du sort réservé aux Juifs dans les pays arabes? Qui a protesté quand 800 000 juifs ont été expulsés manu militari de la plupart des pays arabes? Pourtant, ils y vivaient depuis des millénaires, parfois ils étaient même les premiers habitants .

En conclusion, oui, Ayelet Shaked est anti-palestinienne.

Mais qui voudrait élire un Premier ministre pro-palestinien? Et qu’on ne nous parle pas de nécessaire neutralité! Dans le conflit qui oppose Juifs et « Palestiniens », la neutralité n’est pas de mise : on est « pour les Palestiniens» ou on est contre. Pas de demi-mesure!

On le voit, Ayelet Shaked a choisi son camp. Mais ce n’est pas tout : elle est nationaliste; elle déclarera la guerre à la Gauche dans son ensemble, et défendra les FDI contre tous les anti-FDI, et ils sont nombreux; elle protègera l’identité juive d’Israël et même la renforcera : « Il y a lieu de maintenir une majorité juive, même au prix de la violation des droits », a-t-elle déclaré. Et elle a annoncé aussi bien d’autres mesures qui déplairont profondément aux « bien-pensants » de tout acabit. Alors, aux Israéliens de choisir celui ou celle qui protègera l’identité juive d’Israël, quels que soient les moyens auxquels il faille recourir.

© Dora Marrache pour Europe-Israël

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