Entre euphémismes et Vérité

Les euphémismes de l’Occident, et pourquoi ne pas nommer « le mal » ?
La France aime ses héros – un homme est mort pour avoir donné sa vie pour un otage. Cet homme, un officier de gendarmerie, a été tué de plusieurs balles et « poignardé au visage » ; n’est-ce pas là un euphémisme pour dire qu’il a été exécuté comme le font les gens de Daesh – accompagné du slogan rageur que l’on connait trop bien – mais que je ne veux pas prononcer ici.

Arnaud de Beltrame a été égorgé, exécuté de la même façon que le Père Hamel de St Etienne de Rouvray, et d’autres encore… La France est-elle en guerre, ou sont-ce toujours des détraqués tuant au hasard, comme on veut nous le faire croire ?… Pourquoi ne pas dire les choses, en parlant pudiquement du « mal » ?

Ce qui est vécu en Israël est vécu à présent en Occident – Israël est le laboratoire des nations, dit la Bible. L’Islam, comme religion mortifère (idéologie de mort) dont s’inspirent Daesh, le Hamas, le Hezbollah, etc…, haït la civilisation judéo-chrétienne et le Dieu de Jacob.
Il faut écouter les anciens terroristes repentis pour le comprendre, car nous vivons aujourd’hui une guerre de civilisation – l’humanité entière est concernée.
Ci-dessous le témoignage de Walid Shobeat.
Walid Shoebat est convaincu que la guerre continuelle contre Israël n’a rien à voir avec le désir des arabes d’un Etat palestinien.
« Jamais dans l’Histoire il n’y a eu d’Etat palestinien », dit Shoebat. « Nous n’avons jamais voulu d’Etat palestinien – même aujourd’hui, les Palestiniens ne veulent pas d’Etat palestinien… »
« Alors que veulent-ils réellement ?, demanda Tovia Singer.
– Ils veulent la destruction des Juifs, dit Shoebat. C’est une guerre sainte. C’est dans la culture, la tradition. Arafat est semblable à Saddam Hussein, Oussama ben Laden, Ahmed Yacine. Ce sont des gens de la même espèce, malgré quelques petites différences, ils sont de la même espèce ».
Questionné par Singer sur ce qu’est son message pour le peuple juif aujourd’hui, Shoebat réfléchit un moment et répondit: « Votre Dieu est un Dieu magnifique, comme votre peuple et votre terre. Tenez bon et soyez forts. Ne soyez pas effrayés par les nations du monde, par ceux qui essaient de vous affaiblir et de prendre votre terre ». Après coup, mais dit dans un sentiment de grande urgence, l’ancien terroriste, maintenant amoureux de Sion, implora ainsi la nation d’Israël : « S’il vous plaît, reprenez le Mont du Temple ».

Walid Shoebat formé au terrorisme

Né en 1960 de père musulman et de mère chrétienne américaine, Walid grandit principalement dans le village de Beit Sahour, près de Bethlehem. Ses parents se rencontrèrent pendant que son père étudiait aux États-Unis, ils se marièrent et retournèrent à Beit Sahour qui était sous contrôle Jordanien, l’année de la naissance de Walid. Une fois sur place, son père confisqua le passeport de sa mère, et l’empêcha de partir. Après une brève période en Arabie Saoudite, les Shoebat déménagèrent à Jéricho, où le jeune Walid fut enrôlé dans une école dirigée par des Jordaniens. « La première chose que nous y apprenions en grandissant était de haïr les Juifs », raconte Walid.
Rapidement après la Guerre des six Jours, son père l’envoya dans une école à Bethlehem « où je grandis dans la foi de l’Islam, dans laquelle je fus nourri avec l’idée qu’un jour l’accomplissement d’une ancienne prophétie de Mohammed, prophète musulman, viendrait », raconte Shoebat. « La prophétie prédit qu’aura lieu une bataille dans laquelle la Terre Sainte sera reprise, que l’élimination des Juifs se fera via un massacre massif, et que le jour du jugement n’arrivera pas avant que les Arabes aient vaincu les Juifs à Jérusalem et dans les nations alentour ». Peu de temps s’était écoulé avant que l’éducation de Walid ne l’entraîne à être mêlé à divers actes de terrorisme.
Ça n’a pas mis longtemps avant que Walid ne soit initié dans le groupe terroriste du Fatah de Yasser Arafat. « Je fus recruté par un gars nommé Mahmoud Abu-Amr, de Jérusalem », raconte Walid.  Je l’ai rencontré au Mont du Temple à Jérusalem, où il m’a donné un engin explosif vraiment sophistiqué qu’il avait créé. La bombe – une charge explosive cachée dans du pain – était destinée à une succursale de la ‘Banque Leumi’ à Bethlehem. « Nous étions passés en fraude sur le Mont du Temple – avec des explosifs et un minuteur à la main, afin d’éviter les contrôles. Je suis allé à un arrêt de bus afin de prendre un bus pour Bethlehem, entièrement prêt à donner ma vie s’il le fallait ». Malgré cela, il eut un moment d’incertitude. « À la dernière minute, j’aperçus des enfants qui marchaient aux alentours de la banque, et je décidai :  »c’est ridicule ». Je jetai la bombe sur un toit tout près ».
Après avoir passé de nombreux mois dans une prison israélienne, Walid partit étudier aux États-Unis. A 18 ans, il devint activiste à Chicago, en collectant des fonds pour l’OLP. La transformation vint en 1993, lorsque fraîchement marié il essaya de convertir sa femme catholique à l’Islam. « Je revendiquais que les Juifs avait corrompu la Bible, et qu’ils étaient tueurs de prophètes », nous dit-il. Sa femme lui demanda de lui prouver ses revendications. Déterminé, il acheta sa première Bible, afin de montrer à sa femme les contradictions et corruptions introduites en elle par les Juifs. « En 1993, j’ai demandé au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob de me révéler si la Bible était réellement aussi corrompue que je le pensais, ou si Elle était la vérité et le Coran le faux document », dit-il. En étudiant parallèlement le Bible et le Coran, il en vint rapidement à un carrefour logique: « Soit les Juifs avaient en effet changé les Écritures – parce que comment Dieu pouvait-il être du côté du peuple mauvais ? – soit le Coran était faux, et j’étais le méchant », raconte Walid. « J’ai donc décidé d’examiner l’histoire des deux côtés – de peser le pour et le contre des deux parties. C’est alors que j’ai commencé à voir le lien entre le peuple Juif et leur terre ». Doucement un changement est intervenu chez l’ancien partisan du Djihad.
« Ce que l’Occident ne comprend pas au sujet de l’Islam », dit Shoebat à l’émission radio de Tovia Singerc’est que le Djihad comporte trois étapes. Si les Musulmans ont le dessus, alors le Djihad est imposé par la force. Si les Musulmans n’ont pas le dessus, alors le Djihad est réalisé par des moyens politiques et financiers. Depuis que l’Islam n’a plus le dessus en Amérique et en Europe, ils parlent de paix, tout en soutenant le Hamas et le Hezbollah. L’idée que l’Islam est une religion de paix provient de la partie silencieuse du Djihad ».

Shoebat et les Chrétiens

Aujourd’hui chrétien évangélique, Shoebat estime qu’il est dommage que les Arabes chrétiens (NdR : une partie d’entre eux) choisissent la théologie de la haine des Juifs, alors même qu’ils subissent les persécutions et les intimidations de la majorité musulmane. Les Arabes chrétiens en Israël tiennent leur éducation de leurs dirigeants et de l’église catholique, se lamente Shoebat. Ils adhèrent grosso modo à la « Théologie de Remplacement », qui dit que Dieu va remplacer Israël par l’Eglise catholique. Ils ont également proposé une nouvelle Théologie de Libération, réquisitionnée par le mouvement Palestinien.
Bien que Shoebat ne mâche pas ses mots, sa transformation n’a pas été facile. « Mon père et ma famille me collèrent l’étiquette de traître. Ils dirent que j’avais trahi ma cause, ma religion, ma culture, tout. Si l’Islam est réellement une religion de paix, alors ma famille devrait me considérer comme un ami. Mon propre frère ne menacerait pas de me tuer, ma famille ne m’aurait pas confisqué mes terres et demandé que je rentre à Bethlehem pour déclarer qu’il n’y a pas d’autre dieu qu’Allah et que Mohammed est son prophète. Si je ne crois plus en l’Islam, pourquoi devrais-je déclarer une telle chose? Le fait est que Mohammed demande clairement que celui qui change de foi soit tué. Quelle partie du mot « tuer » est incomprise par ceux qui proclament que l’Islam est une religion de paix ? Je dois vivre en me cachant et être très prudent, alors que je vis dans une société libre, ici, aux U.S.A. »

« La plupart des Juifs croient à la solution d’un double Etat »

– Je n’y crois pas. Un état Palestinien élaborera ses propres règles et lois pour continuer de tuer les Juifs. Nous devons retourner au statu quo de l’occupation. Sous l’occupation, il y avait du travail, les gens allaient au travail et soutenaient leurs familles, et quiconque était impliqué avec le terrorisme était exilé ou emprisonné – comme dans tous les pays modernisés du monde. Je pense qu’Israël doit rester fort et se battre – démanteler le groupe islamique Hamas, et retirer toutes les armes, comme c’était le cas avant. L’arrivée des armes dans la société Palestinienne par Israël (par les accords d’Oslo, Israël donna des fusils d’assaut aux forces de police d’Arafat) était un désastre, et elles doivent être confisquées » […]

Gérald FRUHINSHOLZ

Source: Michelle d’Astier de la Vigerie

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