Juste plainte ou mauvais murmure ? Transforme l’épreuve en réjouissance !

« Je répands ma plainte devant Lui, Je lui raconte ma détresse. Quand mon esprit est abattu au dedans de moi, Toi, tu connais mon sentier ». (Psaume 142)

Dans la paracha Beaalotekha (Nombres 8 : 1 à 12 : 15), à la fin du chapitre 10 du livre des Nombres, nous lisons : « Ils partirent de la montagne de l’Eternel » d’où ils avaient reçu la Torah (Nombres 10:33). Quelques versets plus loin, au début du chapitre 11, c’est alors que commencent les murmures du peuple comme il est dit : « Le peuple murmura et cela déplut aux oreilles de l’Éternel. »

Les deux versets sont liés et proches l’un de l’autre pour nous apprendre que les murmures ne viennent que lorsque nous nous éloignons de la montagne de l’Eternel, du Har (montagne) Sinaï, c’est-à-dire, de la Torah : c’est alors que progressivement, nous commencerons à nous plaindre de notre vie avec HaShem (Dieu) et de la façon dont Il dirige notre vie, et ces plaintes peuvent aller jusqu’à nous faire regretter notre Egypte.

C’est bien là ce qu’avait compris Myriam (Marie) la soeur de Marthe, « qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. » (Luc 10 : 39).

En se tenant aux pieds du Maître et du Messie Yéshoua, elle était semblable à une femme se tenant au pied du Sinaï et recevant la Torah de Vie de la bouche même d’HaShem.

C’est aussi pour cela que Yéshoua fit cette remarque lourde de sens: « Une seule chose est nécessaire. Myriam a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée. » (Luc 10 : 42).

Se tenir aux pieds du Messie Yéshoua et entendre Sa Parole, c’est se tenir à nouveau aux pieds du Sinaï ! Mais celui qui s’en éloigne ou qui méprise les paroles de La Torah et du Messie d’Israël tombe dans le piège; et si, comme le dit le Maharal de Prague, « les paroles des sages d’autrefois sont un Sinaï qui peut valoir à celui qui les touche d’être percé de traits ou lapidé » (Exode 19 : 13), à combien de plus forte raison lorsqu’il s’agit des paroles du Sage des sages, notre Messie Yéshoua !

Certaines personnes, au sein de l’épreuve, écoutent les tromperies du Satan qui dans sa fourberie, tente de leur faire croire que leur douleur, leur plainte et leurs sanglots sont des murmures, ajoutant ainsi au fardeau de leur épreuve, un poids de culpabilité digne de l’accusateur. Cependant, je veux que tu saches une chose afin que tu sois fortifié(e) en ton être intérieur face aux diverses épreuves de la vie:

tandis que tu ne t’éloignes pas de la Torah et que tu t’efforces de l’étudier et de la mettre en pratique malgré tes chutes et tes faiblesses, si Dieu permet à quelques diverses épreuves physiques ou morales de t’assaillir, alors tes plaintes et tes sanglots, dès lors qu’ils ne sont pas dirigés contre Dieu, ne sont pas des murmures.

Sache que le murmure qui irrite l’Éternel provient d’une bouche ingrate qui se plaint de la façon dont Dieu dirige sa vie tout en regrettant son Egypte passée, mettant ainsi en oubli les merveilles de Dieu et Sa grande bonté. Ainsi, mon frère, ma soeur, si tu n’es pas dans ce cas et que tu passes actuellement par le feu de l’épreuve ou si la prise de conscience de tes propres lacunes t’accable pour un peu de temps, ne laisse pas les mensonges du Satan te faire croire que tu murmures contre Dieu et que tu serais coupé(e) de son amour tandis que tu es en vérité en train de réagir de la manière la plus saine qui soit :

« Car la chair du vivant sent la coupure du couteau, tandis que la chair morte ne la sent pas. N’ayant plus la vie, elle ne sent pas ce qui manque. Il en résulte que la reconnaissance de nos lacunes est le degré le plus élevé auquel nous puissions nous trouver. Que nous ne les reconnaissions pas et que nous ne les sentions pas est dû à l’immensité du défaut de sagesse qui est en nous. » a dit le Maharal de Prague, un sage d’Israël.

Mais dans la souffrance et l’épreuve morale que tu vis et qui peut atteindre tout juste, ne fixe pas tes yeux sur le mal et tes frustrations sans te décharger sur ton sauveur de tous tes soucis, mais, dans ton lieu secret, épanche ton coeur devant Dieu, questionne ton Sauveur et ton Roi aimant, parle et confie-toi en Celui qui voit dans le secret, et Il te le rendra. C’est bien ainsi qu’agissait David Ha Melekh (Le Roi), cet homme selon le coeur de Dieu de qui nous avons tant à apprendre :

« Je répands ma plainte devant lui, Je lui raconte ma détresse. » (Psaume 142:3) et encore : « confiez-vous en lui, Répandez vos coeurs en sa présence ! Dieu est notre refuge » (Psaume 62:9)

Il est intéressant de regarder la définition courante d’une plainte : une plainte est un acte par lequel une victime d’une infraction prévient l’autorité compétente. La plainte est dite « contre X » lorsque l’on ne connaît pas l’auteur. Ainsi, lorsqu’il y a infraction à ton bonheur et à ton épanouissement avec Dieu, toi aussi, préviens immédiatement l’autorité compétente, le Roi de toute chair, et si tu ne sais d’où vient le tourment, si tu en ignores la cause où si elle est extérieure à toi-même, alors dépose une plainte contre X et Celui devant qui rien n’est caché, te fera promptement justice.

En agissant de la sorte, tu seras agréable au Dieu vivant à l’instar de David, et alors, ni le murmure, ni les accusations du diable ne t’atteindront, mais la majesté divine s’approchera de toi et te fortifiera comme il est dit par la bouche des prophètes du Dieu des armées :

« Crie vers moi, et je te répondrai, et je te déclarerai des choses grandes et cachées que tu ne connais pas. »(Jérémie 33 :3).

En attendant la réponse de Ce Prince de Gloire qui t’aime et qui te destine, après quelques souffrances, à une félicité éternelle, il est dit à celui qui passe par la souffrance :

« Il est bon d’attendre en silence Le secours de l’Eternel. »(Lamentation 3 :36).

Si tu savais combien Dieu te désire et combien Il aime entendre ton coeur se répandre devant Lui avec sincérité et vérité. Si tu savais les bénédictions spirituelles qui atteignent l’homme qui régulièrement, répand son coeur devant Dieu, tu irais à l’instant même devant ce Roi de Gloire pour lui confier tous tes soucis et tu jubilerais de joie en voyant son regard chargé de bonté te relever et te donner de nouvelles forces !

Oui cher lecteur, chère lectrice, toi qui lis ces lignes et qui peut-être passes par le feu de la souffrance et du tourment, toi qui ploies peut-être sous le poids du péché et des accusations du malin, ne te laisse pas défaire mais épanche ton cœur devant le Saint, et attends en silence le secours du Fort d’Israël, et bientôt, très bientôt, par les voies qui Lui sont propres, son Esprit dissipera tes ténèbres, Sa Face sera tournée vers toi et alors tu expérimenteras la consolation du Tout Puissant et Sa lumière éclairera tes yeux, ton cœur et toutes tes voies.

Lorsque tu es dans la fournaise de l’épreuve, médite bien ce que nos sages enseignent, cela fortifiera ton coeur et si l’Esprit du Très Haut te révèle quelques fautes commises alors ces quelques paroles te soutiendront:

Rabbi Eliezer ben Yaacov dit : « Tant qu’un homme vit dans la tranquillité, aucune de ses transgressions n’est pardonnée. Par les souffrances, il est désiré de Dieu : « car celui que Dieu aime, Il corrige, comme un père son fils désiré » (Proverbe 3 :12) »

« Sache et comprends que le châtiment divin a pour objectif le bien de l’homme. Dieu le punit avec deux desseins : le premier objectif de la punition est l’expiation de son péché et le pardon de sa faute, comme il est dit « vois mon affliction et mes difficultés et pardonne tous mes péchés » (Psaume 25 :18). Le châtiment permet aussi la guérison de son âme par les souffrances physiques et morales que Dieu lui envoie. « Guéris mon âme car j’ai fauté contre toi ». »

Lorsqu’un homme accepte le châtiment divin et améliore ses voies et ses actes, il doit se réjouir de ses souffrances en ce qu’elles lui font beaucoup de bien. Il doit donc remercier Dieu pour ses souffrances, comme il Le remercie pour ses autres réussites, ainsi qu’il est écrit : « Je lève la Coupe de la délivrance, et j’invoque le nom de Dieu »(Psaume 116 :13.) (Rabbi Yonah de Gérone).

C’est bien là ce que dit Yaacov (Jacques) : « Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, 3 sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. » (Jacques 1 : 2) et l’auteur de l’épître aux Hébreux : « Mais si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. » (Hébreux 12 : 8)

Et lorsque tu es éprouvé(e) alors que tu es repentant et fidèle, remercie le ciel et sache donc que, par quelques chemins mystérieux, L’Eternel est en train de te purifier et de te tester afin de savoir s’Il peut te faire monter en grade spirituel, et augmenter ton niveau d’emouna (foi) comme il est dit en Dvarim (Deutéronome) 8:2 : « Souviens-toi de tout le chemin que l’Eternel, ton Dieu, t’a fait faire pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver, pour savoir quelles étaient les dispositions de ton coeur et si tu garderais ou non ses commandements. »

Car « Dieu éprouve le juste » (Psaume 11 :5). Nos sages illustrent ce sujet d’une parabole : « Lorsque le propriétaire du lin sait que son lin est fort, il le bat pour le rendre tendre et bon » (Berechit rabva, Noa’h 32) (Rabbi Yonah de Gérone).

L’École du Dieu vivant n’est pas toujours aisée, le chemin est resserré mais n’oublions jamais les Paroles du Maître par excellence : « par votre persévérance vous sauverez vos âmes. » (Luc 21 : 19).

Mon frère, ma soeur, le frisson du ciel me parcourt lorsque je songe au fruit de vie que tu mangeras dans l’éternité, si tu appliques les conseils de ce partage lorsque l’épreuve et la douleur se présenteront à toi. Oui, il y a une demeure de gloire qui t’attend, beaucoup d’amour et une joie éternelle. Médite les choses qui sont contenues dans ce document afin d’agir selon les Écritures et transformer ainsi les épreuves en réjouissance pour t’élever vers Dieu et transmettre à ton tour, à ton prochain, le fruit bénéfique de ton expérience. Ainsi, certainement que le Maître de toute chose se complaira en toi, Sa puissance s’accomplira dans ta faiblesse,  et dans ton épreuve, Le Prince de la Vie usera de bonté à ton égard, déliera ton fardeau, jettera tes nombreuses iniquités au fond de l’océan, dans les profondeurs abyssales de l’oubli, le Puissant de Yaacov fortifiera tes membres et tes os, et ce Dieu Tout Bon, Tout parfait gardera toutes tes voies jusqu’à ce jour où, avec un visage radieux et rempli d’affection, tu l’entendras te dire d’une voix paisible et pleine de bonté : « Cela est bien, bon et fidèle serviteur/servante; tu as été fidèle en peu de chose, je t’établirai sur beaucoup; entre dans la joie de ton seigneur. » (Matthieu 25 :21)

Amen vé amen. Une pensée du jour, face aux épreuves que nous rencontrons tous.

Source: Rencontrer Dieu

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