Regarder dans le tombeau vide

Dans le chapitre 20 de l’évangile de Jean, nous lisons l’histoire de Marie de Magdala, qui représente la fiancée dont le cœur appartient totalement à Christ. Apparemment femme avec des moyens, elle a pourvu aux besoins de Jésus avec amour et affection ainsi qu’avec les autres Marie. Elle le faisait par gratitude, puisque la Bible dit que Jésus avait chassé sept démons qui la possédaient (voir Luc 8:2).

En ce qui concerne le monde, Marie Madeleine n’était pas une intellectuelle. Quand les disciples parlaient de choses profondes et théologiques, elle gardait ses pensées pour elle-même. Les femmes de cette époque parlaient rarement ouvertement des choses spirituelles en présence des hommes. Mais Marie possédait une chose que ces intellectuels n’avaient pas – oui, une chose plus profonde encore que celles que possédaient les disciples de Jésus. Elle avait reçu une révélation !

“Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre” (Jean 20:1). Marie s’était rendue au tombeau très tôt le matin, pendant que les autres dormaient encore. Quand elle a trouvé le tombeau vide, elle a couru le dire à Pierre et Jean, mais après un moment, quand ils ont vu à leur tour que Jésus n’était plus là, ils sont retournés à leurs affaires, comme d’habitude (voir 20:2-10).

Mais pas Marie ! Elle a pleuré et son esprit a crié : “Ce monde est intolérable sans Jésus ! Je ne peux pas rentrer à la maison sans savoir où Il est !” Elle était déterminée à rester là, à regarder le tombeau vide jusqu’à ce que son cœur brisé soit satisfait. “Ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis” (20:13).

Marie ne voulait pas abandonner. Son cœur dévoué ne pouvait être satisfait que par Jésus – Il était sa vie ! Et sa dévotion lui a permis d’avoir une merveilleuse révélation. Pendant que les autres disciples étaient chez eux, Marie a été visitée par Dieu, voyant des choses que personne d’autre ne pouvait voir – parce que son cœur appartenait à Jésus (voir 20:11-17).

David Wilkerson