ONU : Danon demande à l’ONU de ne pas aider à soutenir le terrorisme du Hamas

Le Conseil « doit prendre des initiatives contre les crimes de guerre du Hamas et ne pas récompenser le cycle d’effusions de sang de l’organisation », a dit l’envoyé israélien

L’ambassadeur israélien aux Nations unies Danny Danon s’est entretenu avec les ambassadeurs des états-membres du Conseil de sécurité à la fin de la semaine passée avant les débats prévus et portant sur le projet de résolution proposé par le Koweït appelant au déploiement d’une force de protection internationale sur la frontière avec Gaza.

Danny Danon, ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, devant le Conseil de sécurité, le 19 octobre 2016. (Crédit : Nations unies)

« La résolution dangereuse du Koweït ne fait que renforcer le régime terroriste du Hamas qui opprime et menace les résidents de Gaza et la sécurité des citoyens israéliens. Si le Conseil cherche à protéger les résidents de Gaza, il doit prendre des initiatives contre les crimes de guerre du Hamas et ne pas récompenser le cycle d’effusions de sang de l’organisation », a-t-il dit.

Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a pour sa part adopté vendredi une résolution pour envoyer une équipe internationale spécialisée dans les crimes de guerre enquêter sur les événements à Gaza.

Seuls deux des membres du Conseil, les Etats-Unis et l’Australie, ont voté contre la résolution, adoptée par 29 des 47 membres, 14 s’abstenant, parmi lesquels la Suisse, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

La résolution adoptée appelle à « envoyer de toute urgence une commission internationale indépendante », le niveau le plus élevé d’enquête prévu par le Conseil.

L’équipe doit « enquêter sur les violations et mauvais traitements présumés (…) dans le contexte des assauts militaires menés lors des grandes manifestations civiles qui ont commencé le 30 mars 2018 », y compris ceux qui « pourraient relever de crimes de guerre ».

Le ministère israélien des Affaires étrangères avait aussitôt réagi, rejetant ce vote d’un « organe à majorité automatique anti-israélienne dominé par l’hypocrisie et l’absurdité ».

« Israël rejette complètement la décision du Conseil des droits de l’Homme, qui prouve une fois de plus qu’il s’agit d’un organe à majorité automatique anti-israélienne dominé par l’hypocrisie et l’absurdité », a affirmé le ministère dans un communiqué.

Dans un communiqué à New York, l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, a aussi dénoncé l’ouverture d’une enquête « sur la légitime défense d’un pays démocratique à sa propre frontière contre des attaques terroristes ».

« C’est un nouveau jour de honte pour les droits de l’homme », a ajouté la diplomate qui dénonce régulièrement l’approche biaisée selon elle du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à l’égard d’Israël.

En ouvrant la session extraordinaire du Conseil vendredi, le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Zeid Ra’ad Al Hussein a jugé « totalement disproportionnée » la réponse d’Israël aux violentes manifestations palestiniennes.

« Les morts résultent d’un usage illégal de la force », avait-il affirmé, soutenant « les appels de nombreux Etats et observateurs en faveur d’une enquête qui soit internationale, indépendante et impartiale ».

Selon lui, les actes des manifestants palestiniens ne semblaient « pas constituer une menace imminente de mort ou de blessure mortelle pouvant justifier l’usage d’une force meurtrière ».

En réponse, Aviva Raz Shechter, la représentante permanente d’Israël au Palais des Nations, siège de l’ONU à Genève, a déploré qu’ « une fois de plus », le Conseil des droits de l’homme verse dans « une obsession anti-Israël » et se laisse duper par « l’utilisation cynique que fait le Hamas de son propre peuple ».

L’ambassadrice israélienne Aviva Raz Shechter durant une session spéciale du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU qui a voté une enquête sur les violences à la frontière avec Gaza, le 18 mai 2018 (Crédit : AFP/Fabrice Coffrini)

Source: Times of Israël