Une nouvelle flottille au départ du Danemark pour briser le blocus contre Gaza

Lors de ce voyage de deux mois, les navires s’arrêteront dans les ports européens pour des activités en soutien à la « marche du retour » palestinienne

Un bateau se prépare à quitter Copenhague pour Gaza dans le care d’une tentative visant à rompre le blocus sur le territoire, le 22 mai 2018 (Autorisation : Committee for Breaking the Siege of Gaza)

C’est sous la bannière de la « Marche du retour » que plus de 100 émeutiers palestiniens sont morts lors d’affrontements violents avec les forces de sécurité israéliennes le long de la clôture frontalière depuis le 30 mars – la majorité d’entre eux étant des membres du groupe terroriste du Hamas, selon le groupe lui-même.

Israël a fait savoir que les manifestations qui, à l’origine, avaient été définies comme étant non-violentes, étaient orchestrées par le Hamas comme couverture pour des tentatives d’attaques et d’ouverture de brèches dans la frontière.

La flottille a été programmée par l’organisation Coalition des Flottilles de la Liberté, un groupe d’organisations dont l’objectif est de mettre un terme au blocus.

Les bateaux porteront des noms comme le « Retour » (al-Awda), « Liberté » et « Palestine ».

Parmi les personnalités à bord, le professeur Ismail Nazari, président de la campagne boycott Israel en Malaisie ; Charlie Andreason de Suède, qui a passé du temps dans les prisons israéliennes pour son rôle sur la Marianne, un chalutier sous drapeau suédois qui avait mené une flottille de bateaux au mois de juin 2015 ; la militante juive espagnole Zohar Shamir Chamberlain; et Heather Milton-Lightening, militante en faveur des indigènes canadiens.

Israël impose un blocus à Gaza depuis que le Hamas, qui a juré la destruction de l’Etat juif, s’est saisi du territoire qui se trouvait aux mains de l’Autorité palestinienne, soutenue par la communauté internationale, en 2007. Il dit que le blocus a été mis en place pour empêcher les armes et autres équipements militaires d’entrer dans la bande.

Les critiques soulignent des conditions humanitaires qui ne cessent de se détériorer à Gaza et affirment que le blocus équivaut à une sanction collective des deux millions de Palestiniens qui vivent là-bas. Il y a eu de nombreuses informations affirment que l’enclave côtière se trouverait « au bord de l’effondrement » et pourrait sombrer dans un nouveau conflit avec Israël si les conditions de vie ne s’améliorent pas.

L’Egypte a également conservé sa frontière avec Gaza largement fermée pendant plusieurs années de relations amères avec le groupe terroriste islamiste.

De nombreuses tentatives ont été faites pour attirer l’attention sur la cause palestinienne en utilisant des flottilles.

Il y a deux ans, 13 femmes, dont la lauréate du prix Nobel de la paix Mairead Maguire, d’Irlande du nord, avaient été placées en détention puis expulsées après que leur bateau, « le bateau des femmes à Gaza« , a été arrêté à environ 35 miles nautiques de la côté de Gaza alors qu’il s’efforçait d’y accéder pour briser le blocus.

La marine israélienne avait indiqué à l’époque avoir arrêté le bateau pour « empêcher une brèche du blocus maritime légitime » de l’enclave palestinienne et après avoir conseillé « de changer de parcours à plusieurs occasions avant de passer à l’action ».

La flottille la plus célèbre avait pris la mer en 2010 et impliqué le Mavi Marmara, battant pavillon turc, le plus gros navire d’un convoi de six bateaux.

Les commandos israéliens qui avaient abordé le navire avaient été violemment attaqués par les personnes à bord. Neuf ressortissants turcs, dont l’un possédait la citoyenneté américaine, avaient été tués lors des affrontements qui avaient suivi et un dixième était mort des années plus tard de ses blessures. Un certain nombre de soldats israéliens avaient été blessés.

Les passagers sur le port du Mavi Marmara, le 31 mai 2010. (Crédit : unité des porte-paroles de l’armée israélienne/Flash90)

Le Hamas a promis aux Gazaouis qu’ils « retourneront » dans leurs habitations, au sein du territoire devenu aujourd’hui Israël. Les Palestiniens affirment que des dizaines de milliers de réfugiés originaux, déplacés à l’époque de ce qui avait été la création d’Israël en 1948, et leurs millions de descendants ont « un droit au retour ».

Israël n’acceptera pas un tel « retour », qui verrait une majorité palestinienne prendre le pas sur le nombre de Juifs, mettant un terme à l’Etat juif.

Source: Times of Israël