Gaza: réunion d’urgence de l’Assemblée générale de l’ONU mercredi

L’Assemblée générale de l’ONU tiendra une réunion d’urgence sur Gaza mercredi à 19H00 GMT à la demande des pays arabes, a annoncé vendredi dans une lettre aux 193 États membres son président, Miroslav Lajcak.

Au cours de cette session, un vote semblable à celui de la semaine dernière devrait être demandé sur une résolution réclamant la protection des Palestiniens à Gaza, selon des diplomates.

À la différence des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité, celles approuvées par l’Assemblée générale n’ont pas de valeur contraignante.

« On va travailler la semaine prochaine pour obtenir le maximum de voix pour le vote », a indiqué sous couvert d’anonymat un diplomate d’un pays ayant appuyé la requête d’une réunion d’urgence à l’Assemblée générale.

Dans un communiqué, l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon a critiqué la session spéciale annoncée.

« Il est regrettable qu’au lieu de condamner les terroristes du Hamas, certains pays cherchent à satisfaire leurs besoins politiques intérieurs en dénigrant Israël aux Nations unies », a-t-il dit.

En décembre, après un veto des États-Unis au Conseil de sécurité sur une résolution condamnant sa reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël, les pays arabes s’étaient aussi tournés ensuite vers l’Assemblée générale où le droit de veto n’existe pas.

À l’époque, les 14 partenaires de Washington avaient été unanimes pour approuver la résolution au Conseil de sécurité finalement rejetée après l’utilisation du veto américain. À l’Assemblée générale, la résolution avait recueilli 128 voix sur les 193 pays composant cette enceinte.

L’initiative d’une réunion d’urgence à l’Assemblée la semaine prochaine « vient de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et de la Ligue arabe », a-t-on fait valoir de source diplomatique.

Plusieurs pays européens ont tenté de dissuader les Palestiniens et les pays arabes de réclamer un vote devant l’Assemblée générale après le veto américain de la semaine dernière. « Tout le monde leur a dit de ne pas le faire », indique un diplomate européen sous couvert d’anonymat, pour qui ce scrutin pourrait être contre-productif si le score n’équivaut pas au moins à celui obtenu en décembre sur Jérusalem.

Vendredi, quatre Palestiniens ont été tués à la frontiere entre Gaza et Jérusalem où plus de 10 000 émeutiers ont participé à des manifestations violentes.

Au moins 129 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza depuis le début le 30 mars de manifestations, financées en partie par l’Iran, le long de la clôture frontalière.

Décrits comme des « rassemblements pacifiques » par les dirigeants palestiniens et la majorité de la communauté internationale, il a été prouvé que des terroristes s’infiltraient régulièrement dans les manifestations gazaouïes; le Hamas et le Djihad islamique ont d’ailleurs revendiqué que de nombreux ‘martyrs’ décédés lors des affrontements étaient issus de leurs rangs.

Source: i24 News