Le chef du groupe terroriste libanais a déclaré aux Israéliens « embarquez dans vos avions et dans vos bateaux et de retournez dans les pays d’où vous êtes venus »

Le chef du groupe terroriste libanais du Hezbollah a déclaré vendredi que ses hommes ne quitteraient pas la Syrie même si le monde entier tentait de les forcer à le faire, ajoutant que seule une requête du gouvernement syrien pourrait provoquer une telle initiative.

Hassan Nasrallah a déclaré qu’Israël, depuis des années, espérait la chute du leader syrien Bashar al-Assad. Maintenant qu’une telle ambition semble improbable, a-t-il dit, Israël s’est fixé un nouvel objectif – faire quitter la Syrie à l’Iran et au Hezbollah.

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah prononce un discours télévisé lors d’une cérémonie tenue par le groupe terroriste à Beyrouth en commémoration de ses dirigeants assassinés, le 16 février 2018 (AFP Photo / Joseph Eid)

Nasrallah a également menacé les Israéliens, disant : « Le jour de la grande guerre arrive ».

Les propos de Nasrallah ont été tenus pendant un discours télévisé qu’il a donné devant des centaines de partisans du village de Maroun el-Ras, sur la frontière que partage le Liban avec Israël, pour marquer la journée de Jérusalem.

Ce proche allié de l’Iran a déclaré que les affirmations israéliennes faisant état d’une volonté iranienne de reprendre ses travaux d’enrichissement de l’uranium pour anéantir six millions de Juifs en Israël étaient des mensonges. L’Iran et ses alliés ne veulent pas tuer les Juifs, a-t-il clamé.

« Nous ne voulons ni détruire, ni tuer, ni jeter qui que ce soit à la mer », a-t-il dit. « Embarquez dans vos avions et dans vos bateaux et retournez dans les pays d’où vous êtes venus ».

Mais « si vous insistez à faire perdurer l’occupation, le jour de la grande guerre arrive, ce jour où nous prierons à Jérusalem ».

Il a déclaré que les Palestiniens avaient montré qu’ils « n’abandonneront pas Jérusalem, la mosquée al-Aqsa, la Palestine et le droit au retour » malgré toutes les pressions extérieures.

« Et cette population, après 70 ans de déplacement et de sacrifices, s’accroît en présence et en force », a-t-il ajouté.

L’Etat juif a établi clairement qu’il ne permettrait pas aux forces de l’Iran de s’enraciner dans le sud de la Syrie, le long de sa frontière.

Des informations faisant état de pourparlers entre la Russie et Jérusalem sur le sujet ont filtré ces dernières semaines, des négociations qui porteraient sur la conclusion d’un accord.

Des soldats israéliens devant des tanks près de la frontière israélo-syrienne sur le plateau du Golan, le 10 mai 2018 (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Les responsables israéliens ont démenti les propos de l’ambassadeur russe à l’ONU qui avait clamé que Moscou avait trouvé un accord avec Jérusalem sur le retrait des forces iraniennes du sud de la Syrie.

Un haut-responsable israélien a déclaré à la Dixième chaîne la semaine dernière que le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait clairement expliqué au président russe Vladimir Poutine au cours d’un entretien téléphonique qu’Israël voulait le retrait total des forces iraniennes de Syrie – dont le Hezbollah et les autres milices chiites – et que le pays ne se satisferait pas de leur départ de la région sud-ouest, la plus proche de l’Etat juif.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme a noté pour sa part, la semaine dernière, que les conseillers iraniens et les combattants du Hezbollah allaient se retirer des régions de Daraa et Qouneitra, dans le sud de la Syrie, à proximité du plateau du Golan israélien. Les responsables iraniens ont démenti cette information.

L’Iran a affirmé que le pays n’avait pas de forces de combat déployées en Syrie et que ses responsables militaires n’intervenaient que dans un rôle de conseil.

Israël a promis de manière répétée d’empêcher l’Iran d’établir une présence permanente en Syrie et au Liban et a mené des douzaines de frappes aériennes contre les forces appuyées par Téhéran et les tentatives de trafic d’armement avancé en direction du Hezbollah.

Les tensions latentes entre Israël et l’Iran en Syrie se sont considérablement accrues ces derniers mois. En février, un drone iranien transportant des explosifs s’est envolé depuis la base aérienne T-4, dans le centre de la Syrie, et il est entré dans l’espace aérien avant d’être abattu par un hélicoptère de l’armée israélienne.

Au début du mois, les avions-chasseurs israéliens ont mené leur plus importante opération en Syrie en l’espace de 40 ans en attaquant plus de 50 cibles iraniennes en réponse à des tirs de barrage à la roquette sur le plateau du Golan, à l’aide de missiles iraniens.

Source: Times of Israël

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