C’est le message que devrait faire passer Gérard Collomb ce mardi au Conseil français du culte musulman. Au cœur du problème : son autonomie et son financement.

De gauche à droite, le vice-président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Chems-Eddine Hafiz, le président Emmanuel Macron, l’alors président du CFCM Anouar Kbibech et son successeur, Ahmet Ogras, le 20 juin 2017 à Paris lors du repas de rupture du jeûne. Photo Benjamin Cremel. AFP

C’est désormais l’un des rendez-vous de la République. Ce mardi soir, le Conseil français du culte musulman (CFCM) reçoit pour son traditionnel repas de rupture du jeûne. Et il devrait se faire un peu… sonner les cloches, par Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, en charge des cultes. Contrairement à ce qui avait été annoncé, ce n’est pas le Premier ministre, Edouard Philippe, retenu par d’autres obligations, qui viendra s’exprimer devant les principaux responsables musulmans mais le numéro 2 du gouvernement.

En fait, le CFCM est au pied du mur. Gérard Collomb viendra lui dire que le gouvernement attend avec impatience (voire une certaine exaspération) ses propositions concernant le chantier des réformes ouvert, au début de l’année, par le président de la République. Le chef de l’Etat souhaite notamment que l’islam de France prenne son autonomie par rapport aux pays d’origines, joue son rôle dans la cohésion nationale et lutte contre la radicalisation.

Représentativité

Les consultations (très larges) sont en cours, à l’Elysée notamment, sous la houlette du secrétaire général, Alexis Kohler. Mais pas seulement. Le dossier est aussi suivi à Matignon et Place Beauvau. Pour aboutir sur ce chantier très complexe, Macron s’était fixé comme délai le premier semestre 2018. Visiblement, la réflexion peine à aboutir. C’est à l’automne que devrait être arrêté une sorte de schéma directeur. La question prioritaire est celle du financement du culte musulman. Si ce volet était réglé, cela permettrait de mettre en place une meilleure formation des imams et de les salarier.

Pour sa part, le CFCM est critiqué pour son manque de représentativité. Dans les réflexions en cours, se pose la question des structures. Elu pour six ans, le CFCM doit renouveler, en juin 2019, ses représentants. Le compte à rebours a donc commencé. Le CFCM sera-t-il réformé et de quelle manière ? Ou est-il voué à disparaître pour être remplacé (ou non) par une autre structure ?

Source: Libération

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