Le phénomène a débuté en octobre dernier et s’est accéléré ces dernières semaines, créant des dégâts irréversibles sur la biodiversité sous-marine. 

La région de Sarasota en Floride est le théâtre de la plus grande marée rouge de la décennie. Le phénomène a commencé en octobre 2017 mais s’est fortement intensifié dans le courant du mois de juillet et s’est étendu sur plus de 320 km de côte, déclenchant ainsi un état d’urgence dans l’état du sud-est des États-Unis.

Marée rouge au large de la jetée de l’Institut d’océanographie Scripps à La Jolla en Californie, en août 2005.
PHOTOGRAPHIE DE ALEJANDRO DÍAZ / WIKICOMMONS

Une marée rouge est une efflorescence algale naturelle causée par la prolifération de karenia brevis, des micro-organismes unicellulaires qui s’apparentent à des micros algues. Ces organismes, surtout présents dans le Golfe du Mexique, émettent des neurotoxines qui tuent les animaux marins en bloquant leurs systèmes respiratoires. Cette toxine peut également contaminer les algues qui servent de base alimentaire à une grande partie de la faune sous-marine qui s’empoisonne en les ingérant.

Ces phénomènes ne sont pas exceptionnels en Floride, la dernière marée rouge de la région remonte à l’année 2006. Cependant, c’est ici l’envergure des conséquences qui prend de court les autorités : selon une dépêche AFP, depuis le début du mois, l’équivalent 100 tonnes d’animaux marins morts ont été retrouvés sur les plages.

La catastrophe touche aussi bien les tortues marines, les poissons que les lamantins. Les dauphins en subissent également les effets puisque depuis le 7 août, 12 dauphins ont été découverts morts, ce qui représente normalement la mortalité annuelle de l’espèce dans cette zone.

L’eau fortement brunie ainsi que l’odeur pestilentielle qui se dégage des plages découragent les touristes de les fréquenter. D’autant plus que ces neurotoxines peuvent également être nocives pour l’Homme, provoquant migraines et crises d’asthme.

Les causes de cette prolifération soudaine sont difficilement identifiables mais plusieurs locaux évoquent les retombées de l’ouragan Irma qui a balayé la Floride en 2017, remuant ainsi les fonds marins où évoluent les Karenia brevis.

 

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