Les Etats-Unis ont décidé de geler tous les comptes bancaires appartenant à l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) dans le pays alors que la Maison Blanche tente de faire pression sur les Palestiniens pour qu’ils entament des pourparlers de paix avec Israël, selon Al Jazeera.

Une photo du bureau de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP) à Washington, le 21 novembre 2017
SAUL LOEB (AFP)

Les autorités américaines ont également révoqué les permis de résidence des membres de la famille de l’ambassadeur palestinien à Washington, ont fermé leurs comptes bancaires et exigé qu’ils quittent « immédiatement » les Etats-Unis.

« L’administration américaine a révoqué les visas de l’épouse et des deux enfants de l’Ambassadeur Husam Zomlot en dépit de leur validité jusqu’en 2020 », a indiqué dimanche l’OLP dans un communiqué.

« Le fils de l’Ambassadeur Zomlot, Said, âgé de 7 ans, et sa fille Alma, 5 ans, qui est à la maternelle ont été retirés de l’école primaire Horace Mann à Washington la semaine dernière et ont quitté le pays », poursuit le communiqué.

Le département d’Etat américain a annoncé lundi sa décision de fermer le bureau de représentation de l’OLP, accusant les dirigeants palestiniens de refuser de parler à l’administration Trump et d’engager des négociations de paix avec Israël.

Le 6 décembre 2017, le principal négociateur palestinien, Saeb Erekat, observe le discours du président américain Donald Trump au cours duquel il a reconnu Jérusalem comme la capitale israélienne
THOMAS COEX (AFP)

« Comme si l’annonce que les États-Unis fermeraient notre bureau à Washington ne suffisait pas, cette action vindicative de l’administration Trump est malveillante. La tentative Etats-Unis de faire pression et de faire chanter les Palestiniens a atteint un nouveau niveau », a affirmé Dr. Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’OLP.

Le négociateur en chef palestinien et secrétaire général de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), Saëb Erekat, avait déjà dénoncé cette décision dans un communiqué, la qualifiant de « punition collective contre le peuple palestinien ».

« Cette décision inacceptable va à l’encontre de tout protocole diplomatique et constitue une escalade inhumaine de la part de l’administration Trump pour persister dans sa politique de pression et d’extorsion », a ajouté Hanan Ashrawi.

L’Autorité palestinienne a gelé tout contact avec le gouvernement américain depuis que le président Trump a reconnu en décembre dernier Jérusalem comme capitale d’Israël. Washington a ensuite multiplié les mesures spectaculaires, coupant notamment l’essentiel de son aide aux Palestiniens.

Parallèlement, la Maison Blanche assure préparer un plan de paix dont Donald Trump espère, malgré tout, qu’il permettra de parvenir à « l’accord ultime » entre Israéliens et Palestiniens.

Source: i24 News

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