Lors de leur rencontre en amont de l’Assemblée générale de l’ONU, le roi jordanien a déclaré que le travail de l’agence devait se poursuivre malgré les coupes budgétaires.

Le secrétaire d’État Mike Pompeo, à gauche, s’entretient avec le roi de Jordanie Abdullah II bin Al-Hussein, lors d’une réunion à l’hôtel Mandarin Oriental, à New York, le 23 septembre 2018, à New York. (Andres Kudacki via AP, Pool)

Le roi de Jordanie, Abdallah II, a déclaré lundi au secrétaire d’État américain Mike Pompeo que le royaume hachémite estimait qu’une solution à deux États était la seule voie vers la paix et que la communauté internationale devait continuer à soutenir l’agence pour les réfugiés palestiniens, qui ne recevrait plus de financements de la part de l’administration Trump.

« La communauté internationale doit assumer la responsabilité et fournir l’appui requis par l’UNRWA afin de continuer à fournir des services à plus de 5 millions de réfugiés palestiniens dans les domaines de l’éducation, de la santé et des secours », a déclaré le roi jordanien.

Réunis en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, ils ont également discuté du partenariat stratégique entre leurs deux pays. Le roi a réaffirmé sa position selon laquelle le futur État palestinien devrait avoir pour capitale Jérusalem-Est.

Le dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, devrait profiter de son discours à l’ONU mardi pour exhorter la communauté internationale à sauver la solution à deux États ou à prendre la responsabilité de sa disparition et de ses « funérailles », ont déclaré des sources palestiniennes anonymes au quotidien arabe Asharq Al-Awsat vendredi.

Les sources ont indiqué que l’appel d’Abbas à une conférence de paix internationale serait son dernier effort pour sauver le processus de paix avant qu’il ne soit contraint de prendre des « décisions difficiles ».

Cependant, les proches de victimes d’attentats terroristes palestiniens ont appelé le président américain Donald Trump à empêcher M. Abbas d’assister à l’Assemblée générale.

« Abbas est la seule personne qui soit personnellement responsable des salaires mensuels de l’Autorité palestinienne aux terroristes – et à leurs familles – qui ont assassiné nos proches », a déclaré le groupe American Victims of Palestinian Terrorism dans une lettre.

Les proches des victimes ont déclaré que la décision d’autoriser l’entrée d’Abbas aux États-Unis n’était pas seulement une « gifle » à ceux qui ont souffert du terrorisme palestinien, mais aussi une « violation flagrante du droit américain ».

Au cours des dernières semaines, les États-Unis ont annoncé la coupe de plus de 200 millions de dollars d’aide aux Palestiniens et ont annulé leur soutien à l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens.

Les États-Unis ont également suspendu l’aide de 25 millions de dollars aux hôpitaux de Jérusalem-Est, menant à des avertissements concernant « l’effondrement » de centres médicaux fournissant des soins essentiels aux Palestiniens.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le réseau, composé de six hôpitaux à Jérusalem-Est, fournit des soins de santé allant du traitement du cancer aux interventions chirurgicales pour les Palestiniens, qui ne bénéficient pas d’une telle assistance médicale en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Des écoliers palestiniens lors d’une manifestation dans une école de l’UNRWA, financée par l’aide américaine, le 5 septembre, dans le camp de réfugiés d’Arroub, près d’Hébron, en Cisjordanie. (AFP PHOTO / HAZEM BADER).

Trump a déclaré plus tôt ce mois-ci que l’aide aux Palestiniens resterait bloquée jusqu’à ce que les Palestiniens « concluent un accord avec Israël ».

Toutefois, aucune de ces coupes ne visait directement l’Autorité palestinienne, reconnue internationalement, qui a reçu le mois dernier quelque 42 millions de dollars de fonds gelés pour la coopération en matière de sécurité avec Israël.

Bien que les coupes aient été saluées par les politiciens israéliens, y compris par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, les responsables de la défense s’y opposeraient, craignant qu’elles puissent alimenter les troubles dans la région et compromettre la sécurité d’Israël.

En outre, la mission diplomatique palestinienne à Washington a cessé ses opérations la semaine dernière suite à la demande des États-Unis de fermer leurs bureaux – une pression supplémentaire sur les Palestiniens afin qu’ils entament des négociations de paix avec Israël.

La décision de ne pas accorder à la mission un renouvellement normal de six mois survient après que les dirigeants palestiniens auraient violé l’arrangement en demandant que des responsables israéliens soient poursuivis devant la Cour pénale internationale à La Haye.

L’Autorité palestinienne a boycotté l’administration Trump et repoussé ses efforts de paix depuis la reconnaissance par le président américain de Jérusalem comme capitale d’Israël en décembre dernier.

Les Palestiniens prétendent que Jérusalem-Est – qu’Israël a conquis de la Jordanie lors de la guerre des Six jours en 1967 et a plus tard annexé – est la capitale de leur futur État.

Source: Times of Israël

 

 

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