A l’Assemblée générale des Nations Unies, le chef d’Etat libanais a indiqué mercredi que son pays œuvre à sortir des crises internes successives qui l’ont touché mais que les crises avoisinantes pèsent de leurs conséquences sur son pays.

Photo ONU/Cia Pak
Le Président libanais Michel Aoun devant l’Assemblée générale des Nations Unies.

Michel Aoun s’est félicité du renforcement de la sécurité et de la stabilité au Liban et de la tenue d’élections parlementaires basées sur la proportionnelle pour « la première fois de son histoire » qui, selon lui, a permis une représentation plus juste de toutes les composantes de la société libanaise.

« Aujourd’hui, le Liban est en voie de former un gouvernement basé sur les résultats de ces élections », a dit le Président libanais qui s’est également félicité du plan de redressement économique visant à renforcer les secteurs productifs, à moderniser les infrastructures et à équilibrer le budget de son pays.

Mais le conflit en Syrie et la crise des réfugiés palestiniens affectent la stabilité de son pays, a-t-il prévenu.

M. Aoun a rappelé que le Liban a « fait de son mieux » pour garantir une vie décente aux réfugiés syriens fuyant l’enfer de la guerre. Cependant, leur nombre considérable a eu des répercussions graves sur la société libanaise sur le plan de la criminalité, du chômage et de la densité de population. Le Liban étant à la limite de ses capacités et les aides internationales se faisant plus rares, le pays ne peut plus continuer à porter le fardeau, a dit le Président libanais, estimant que les régions d’origine des Syriens sont à présents sécurisées.

De 25.000 en 2012, le nombre de Syriens vivant au Liban est passé à plus d’un million en 2014, a dit le Président libanais soulignant qu’après cette date, l’ONU a cessé tout dénombrement alors que les autorités libanaises les estiment aujourd’hui a plus de 1,5 million.

M. Aoun a réaffirmé la position de son pays à consacrer le « droit au retour décent, sécurisé et permanent des migrants à leur terre », et a opposé le rejet de toute implantation d’un migrant ou d’un réfugié au Liban.

Devant l’Assemblée générale, le Président libanais a déploré le fait que les approches politiques internationales envers la région du Moyen-Orient manquent « cruellement de justice ».

« La cause palestinienne illustre parfaitement cette situation », a-t-il dit, dénonçant le déménagement de certaines ambassades à Jérusalem, malgré les résolutions du Conseil de sécurité et de l’Assemblée générale sur cette question, et l’adoption d’une loi sur l’Etat-nation juif en Israël.

« Et pour compléter le tableau, voilà qu’arrive la décision de couper les aides à l’UNRWA », a dit M. Aoun en référence à l’arrêt du financement américain a l’agence onusienne pour les réfugiés palestiniens.

« Est-ce que les souffrances des réfugiés palestiniens sont terminées pour que le rôle de l’UNRWA le soit aussi ? » a-t-il demandé aux Etats membres de l’ONU.

M. Aoun a également dénoncé les violations israéliennes de la résolution 1701 du Conseil de sécurité sur la cessation des hostilités de part et d’autre de la frontière sud du Liban, soulignant que son pays la respecte entièrement.

Source: UN News

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