L’échange musclé sur l’Iran se poursuit mercredi à l’ONU, où le président des Etats-Unis Donald Trump, en quête d’alliés contre Téhéran, a convoqué une réunion du Conseil de sécurité, au risque d’exposer au grand jour son propre isolement.

Le président américain Donald Trump a fustigé le régime de Maduro à Caracas pour avoir créé une « tragédie humaine » et mis en faillite le pays autrefois riche
JOHN MOORE (GETTY / AFP)

Il présidera à 10H00 (14H00 GMT) l’organe suprême des Nations unies pour parler de non-prolifération, en cette Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires.

Mais le locataire la Maison Blanche ne s’en cache pas: il veut faire de ce rendez-vous un moment fort de sa campagne de « pression maximale » contre l’Iran.

Le président iranien Hassan Rohani n’y participera pas, son pays n’étant pas l’un des quinze membres actuels du Conseil. Mais il a opportunément prévu peu après une conférence de presse à New York où se tient l’Assemblée générale annuelle des Nations unies.

Mardi, parmi les premiers à fouler la tribune de l’ONU, les deux hommes s’étaient violemment affrontés.

« Dictature corrompue »

Donald Trump avait appelé « toutes les nations » à « isoler » la « dictature corrompue » de Téhéran.

Ainsi il cherche à rallier la communauté internationale pour contraindre la République islamique à venir négocier avec lui un vaste traité qui non seulement l’empêcherait de fabriquer la bombe atomique, mais qui interdirait aussi à Téhéran toute prolifération de missiles balistiques et mettrait fin à son comportement « déstabilisateur » au Moyen-Orient.

En retour, Hassan Rohani l’a accusé de chercher à le « renverser », par le biais des sanctions draconiennes comparées à un acte de « terrorisme économique », au moment même où il prétend l’inviter au dialogue.

Pour le président iranien, les seules négociations possibles doivent avoir lieu à l’ONU. Et sur la base de l’accord multilatéral conclu en 2015 sur le nucléaire iranien, dont son homologue américain s’est retiré avec fracas en mai en critiquant son laxisme et en rétablissant dans la foulée toutes ses sanctions contre Téhéran.

Mais devant le Conseil de sécurité, Donald Trump risque de se retrouver isolé, y compris, par un spectaculaire renversement des alliances traditionnelles, face au président français Emmanuel Macron et à la Première ministre britannique Theresa May.

Le face-à-face entre Donald Trump et les autres dirigeants s’annonce tendu. Mardi, Emmanuel Macron a dit « non » à « la loi du plus fort » pour régler la crise iranienne.

Les Européens partagent avec Washington les inquiétudes sur les missiles iraniens et le rôle de Téhéran dans les conflits régionaux, mais les divergences sur la méthode masquent jusqu’ici toute possibilité d’entente.

Le président Trump ne peut guère espérer trouver un consensus complet sur les autres dossiers à l’ordre du jour.

Source: i24 News

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