Avigdor Liberman a déclaré qu’Israël les révélera en temps voulu, qualifiant la visite organisée par Beyrouth sur le site d’une usine de missiles présumée de « manipulation ».

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman visite l’implantation de Karnei Shomron, le 2 octobre 2018 (Crédit : Ariel Hermoni/ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a clamé mardi qu’Israël détient des informations sur d’autres structures nucléaires en Iran et au Liban que l’Etat juif rendra publiques en temps voulu.

« Nous avons beaucoup d’informations sous la main et nous choisirons le bon moment pour révéler [des renseignements sur les autres structures] nucléaires en Iran ainsi qu’à Beyrouth », a expliqué Liberman aux journalistes lors d’une conférence de presse dans l’implantation de Karnei Shomron, en Cisjordanie.

Liberman commentait le choix du Premier ministre Benjamin Netanyahu de ne pas révéler de renseignements sur un autre site nucléaire iranien clandestin pendant le discours qu’il a prononcé la semaine dernière devant les Nations unies.

Le Premier ministre israélien, dans son allocution, a révélé l’existence de ce qu’il a qualifié « d’entrepôt nucléaire secret » à Téhéran, disant qu’il pouvait contenir jusqu’à 300 tonnes de matériel nucléaire, en ajoutant que 15 kilos de matériel radioactif avaient été enlevés depuis. Il a critiqué l’AIEA qui, selon lui, n’a pas agi suite aux informations fournies à ce sujet par Israël, il y a des semaines.

Prenant la parole devant les Nations unies, Netanyahu a aussi révélé la présence de ce qui, a-t-il dit, étaient des sites de fabrication de missiles de précision clandestins à Beyrouth.

Le Premier ministre a estimé que l’AIEA, l’agence sur le nucléaire à l’ONU, s’est montrée dans l’incapacité de passer à l’action après que des archives nucléaires sorties de la république islamique par des espions israéliens ont été rendues publiques, au mois d’avril. Il a donc choisi de dévoiler l’existence d’un « entrepôt atomique secret » situé dans le district de Turquzabad, à quelques kilomètres des archives.

Lundi, trois jours après cette allocution, le ministre des Affaires étrangères libanais Gibran Bassil a convoqué des diplomates et des journalistes aux abords de l’aéroport international de Beyrouth pour tenter de réfuter les accusations israéliennes de la présence d’un site d’armement appartenant au Hezbollah sur le site.

Liberman s’est référé à cette visite organisée des sites suspects comme à une « manipulation », soulignant que Bassil n’a fait venir le groupe d’étrangers que 72 heures après la révélation de Netanyahu.

Les soldats libanais entourent le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, au centre, lors d’une visite aux abords d’un club de football en présence de diplomates et de journalistes, à proximité de l’aéroport international de Beyrouth, au Liban, le 1er octobre 2018 (Crédit : AP Photo/Hassan Ammar)

« Ce que je suggère, c’est que la prochaine fois [qu’a lieu une telle révélation], on fasse venir les journalistes immédiatement après et pas 72 heures plus tard », a indiqué le ministre de la Défense.

Israël a affirmé que l’un des sites est situé sous un terrain de football utilisé par une équipe parrainée par le Hezbollah. Un autre se trouverait au nord de l’aéroport international Rafik Hariri et le troisième serait enterré sous le port de Beyrouth, à moins de 500 mètres du tarmac de l’aéroport.

Ces trois sites ne sont pas les seuls qui, selon l’armée israélienne, sont utilisés par le Hezbollah pour fabriquer et stocker des missiles de précision.

Lundi, les militaires israéliens ont diffusé une vidéo notant que trois jours s’étaient écoulés depuis que Netanyahu avait livré le détail des structures présumées.

Pour sa part, le ministre des Affaires iranien Mohammad Javad Zarif a rejeté les allégations du Premier ministre israélien contre son pays, disant qu’il s’agissait du dernier « non-sens » concernant le programme nucléaire du régime islamique dans une série de « mensonges » proférés par Netanyahu depuis 1992.

Les Etats-Unis ont également demandé à l’AIEA d’enquêter sur les nouvelles allégations de Netanyahu, même si Reuters a repris les propos d’un responsable américain qui aurait dit que l’information livrée serait trompeuse, le site contenant des archives et non du matériel nucléaire.

Un responsable israélien a rejeté cette affirmation pour sa part, ajoutant que « ce ne sont pas seulement des documents. Il y a d’autres choses là-bas ».

« A-t-il fait les vérifications ? Avant tout, il faut vérifier », a-t-il poursuivi, notant qu’il semble que « cacher ces éléments, les disperser dans tout Téhéran, est très important pour l’Iran ».

Source: Times Of Israël

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