Le négociateur n’a livré aucun détail nouveau sur ce plan que Trump a promis de révéler d’ici quatre mois

De gauche à droite : Jason Greenblatt, envoyé du président américain Donald Trump au Proche-Orient, David Friedman, ambassadeur des États-Unis en Israël, Jared Kushner, conseiller de Trump en charge du Moyen Orient, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et Ron Dermer, ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, à Jérusalem, le 21 juin 2017. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Jason Greenblatt, envoyé du président américain Donald Trump pour le conflit israélo-palestinien, a indiqué vendredi matin qu’il avait discuté du plan de paix de l’administration – très attendu – avec un certain nombre de sénateurs issus des deux côtés de l’échiquier politique.

Dans un tweet, Greenblatt a expliqué que cela « a été un plaisir » pour lui comme pour Jared Kushner, gendre et haut-conseiller du président, de rencontrer les sénateurs Lindsey Graham de Caroline du sud, Bob Corker du Tennessee, James Lankford de l’Oklahoma, Jim Risch de l’Idaho, Ben Cardin du Maryland, Chris Coons du Delaware, Jeanne Shaheen du New Hampshire, Robert Menendez du New Jersey, et Chris Van Hollen du Maryland.

Même si l’administration vante depuis des mois les mérites de son plan, les détails qui ont filtré sur ce dernier ont été rares et les Palestiniens, qui boycottent depuis longtemps l’administration Trump, ont juré de ne pas coopérer avec les efforts américains visant son éventuelle mise en oeuvre.

Trump a fait les gros titres, la semaine dernière, lorsqu’il a déclaré pour la première fois qu’il soutenait une solution à deux états au conflit, même s’il n’a donné aucune précision sur sa vision d’un état palestinien.

Suite à une rencontre avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, Trump a indiqué aux journalistes qu’il pensait que deux états « sont plus adaptés ». Il était resté vague dans le passé sur le sujet, disant qu’il soutiendrait toute solution convenue entre les deux parties, dont la solution à un état qui verrait les territoires palestiniens intégrer Israël.

Interrogé sur son éventuelle préférence d’une telle résolution, Netanyahu a pour sa part botté en touche.

« J’ai découvert que si on utilise des étiquettes, on ne va pas très loin parce que des gens différents vont évoquer des choses différentes en parlant ‘d’état’, » a-t-il commenté. « Alors plutôt que d’évoquer des étiquettes, je préfère parler du fond ».

Le président américain Donald Trump (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu se réunissent à l’Assemblée générale des Nations Unies le 26 septembre 2018 au siège de l’ONU (AP Photo/Evan Vucci).

Netanyahu a ajouté qu’il aimerait voir les Palestiniens « détenir tous les pouvoirs pour être en mesure de se gouverner, mais aucun pouvoir de nous menacer ».

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui a évité les envoyés de l’administration – et notamment Greenblatt et Kushner — depuis que Trump a reconnu Jérusalem en tant que capitale d’Israël, à la fin de l’année dernière, a rejeté le plan de paix du président américain dans son discours devant l’Assemblée générale, la semaine dernière.

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