La députée de l’Oise avait dénoncé « un puissant lobby LGBT » à l’Assemblée nationale. Une « sémantique homophobe » selon le parti présidentiel.

Dernier avertissement. La République en marche a mis une « dernière » fois en garde jeudi 8 novembre la députée Agnès Thill « contre les excès » de ses « prises de position publiques », après des propos concernant un supposé « lobby LGBT à l’Assemblée nationale ».

En Marche met une « dernière » fois en garde la députée LREM Agnès Thill. (Sipa)

Dans ce courrier que l’AFP s’est procuré et qu’un journaliste de La Croix a ensuite publié, le patron par intérim du parti Philippe Grangeon, et celui du groupe de députés Gilles Le Gendre, condamnent « avec la plus grande fermeté » un tweet de la députée de l’Oise, depuis supprimé. Dans ce message portant sur la procréation médicalement assistée, Agnès Thill dénonçait « un puissant lobby LGBT à l’Assemblée nationale », tout en arguant que « l’Assemblée nationale n’est pas la France ».

Ces propos « contreviennent aux valeurs » de La République en marche, estiment MM. Grangeon et Le Gendre en ajoutant que « les termes de ‘lobby LGBT’ relèvent d’une sémantique homophobe ».

« Tes propos n’expriment pas une conviction. Ils constituent une mise en cause insidieuse de certains de nos collègues », poursuivent les deux cadres du parti. Agnès Thill a par la suite dit « regrette(r) (s)es propos qui ont pu heurter certains de (s)es collègues et d’autres ». « Je ne juge aucune vie personnelle. Revenons sur le fond. Et que chacun puisse s’exprimer sereinement. Je m’y engage », a-t-elle ajouté.

Des propos « inacceptables » pour le gouvernement

« Nous avons pris note des ‘regrets’ que tu as exprimés par la suite. Des excuses en bonne et due forme auraient été plus appropriées », ont estimé Philippe Grangeon et Gilles Le Gendre. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a pour sa part qualifié le tweet d’Agnès Thill d' »absolument inacceptable ».

Agnès Thill a plusieurs fois exprimé ses critiques quant à l’extension de la PMA à toutes les femmes, une mesure soutenue par Emmanuel Macron durant la campagne. Elle avait aussi fait polémique sur Twitter en juillet en répondant à un internaute favorable à l’euthanasie: « le suicide n’est pas interdit en France ».

Source: Huffington Post

 

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