Merkel : les Etats de l’UE doivent céder leur souveraineté à Bruxelles… et signer le pacte sur la migration

Angela Merkel : « Les nations européennes doivent être prêtes à céder leur souveraineté à Bruxelles ». 

« Les Etats-nations doivent aujourd’hui être prêts à renoncer à leur souveraineté », a déclaré Mme Merkel lors d’un débat organisé par la Fondation Konrad Adenauer à Berlin le 21 novembre dernier, sur le thème « La parlementarisme face au conflit entre mondialisation et souveraineté nationale ». « Bien sûr, de manière ordonnée », a-t-elle ajouté, expliquant que si l’Allemagne a renoncé à une partie de sa souveraineté pour adhérer à l’UE, la compétence de signer des traités internationaux restait du ressort des parlements nationaux.

« La confiance et la volonté de compromis sont essentielles pour résoudre les tensions entre souveraineté et mondialisation », a-t-elle affirmé, mettant l’accent sur le pacte controversé de l’ONU sur les migrations, un sujet qui continue de diviser son propre parti.

Mme Merkel a condamné le fait que, sur la question de savoir si l’Allemagne devrait se retirer à son tour de l’accord, « il y a des [politiciens] qui, parce qu’ils représentent le peuple, se croient en droit de décider quand de tels accords ne sont plus valables. ».

« Le peuple, a-t-elle souligné, c’est l’ensemble des gens qui vivent durablement dans un pays, ce n’est pas un groupe de personnes qui se définissent elles-mêmes comme ‘le peuple’. » [Ndlr. Toute ressemblance avec les migrants installés en Allemagne et avec les partisans de l’AfD serait purement fortuite.]

Plaidoyer d’Angela Merkel en faveur du pacte de l’ONU sur la migration

Plus tôt dans la journée, la chancelière s’était livrée à un plaidoyer passionné en faveur du « Pacte mondial pour une migration sûre et ordonnée », accusant ses détracteurs de prôner « le nationalisme dans sa forme la plus pure ». « Ce n’est pas du patriotisme, car le patriotisme, c’est inclure les autres dans les intérêts allemands et accepter des situations gagnant-gagnant », a-t-elle insisté, faisant allusion à la récente déclaration de son homologue français Emmanuel Macron : « Le patriotisme est l’exact contraire du nationalisme. Le nationalisme en est la trahison. »

D’autres voix en Allemagne ne sont pas convaincues par les assurances selon lesquelles la signature du pacte n’aurait aucun effet sur les flux migratoires entrants ou sur la manière dont le pays traite les demandeurs d’asile. Parmi ces voix se trouvent même des personnalités du propre parti de Mme Merkel, comme Matthias Herdegen.

Directeur de l’Institut de droit international et de l’Institut de droit public de l’Université de Bonn, Herdegen a mis en garde au sujet de ce document de 32 pages, qui déclare la migration « inévitable, nécessaire et souhaitable », et exige des signataires qu’ils « s’engagent à éliminer toute forme de discrimination » par des mesures telles que la promotion de la « diversité » et l’ouverture des systèmes sociaux à tous, y compris les immigrants illégaux.

Tout en se prétendant « non contraignant », le pacte sur la migration contient 87 fois les termes « s’engager » ou « engagement ». Cette formulation est de nature à créer une « zone grise » légale, en « donnant l’impression qu’il est tout de même contraignant », ce qui aura pour effet de « créer des attentes chez les candidats à l’émigration ». Or la démographie des pays du tiers monde va atteindre des sommets dans les années à venir ; l’Afrique à elle seule devrait voir doubler sa population d’ici 2050, atteignant 2,5 milliards d’habitants.

Une liste toujours plus longue de pays de l’UE, dont l’Autriche et la Pologne, mais aussi d’autres pays du monde, en dernier lieu l’Australie et Israël, ont déclaré qu’ils se retireraient du pacte.

Les dirigeants de plus de 100 pays doivent se retrouver à Marrakech le mois prochain pour ratifier le traité, à l’occasion d’une « Semaine des migrations » organisée par l’ONU, qui accueillera jusqu’à 6000 participants d’organisations intergouvernementales ainsi que « tous les acteurs concernés, notamment la société civile, le secteur privé, les institutions universitaires, les parlements, les diasporas et les organisations de migrants ».

Sources :
http://barenakedislam.com/2018/11/25/angela-merkel-reveals-her-real-agenda-european-nations-must-be-ready-to-give-up-their-sovereignty-to-brussels/
https://www.breitbart.com/europe/2018/11/23/merkel-eu-hand-sovereignty-brussels/
https://www.breitbart.com/europe/2018/11/21/merkel-defence-win-migration-pact/
https://www.kas.de/veranstaltungsberichte/detail/-/content/-das-herz-der-demokratie-
https://www.dw.com/en/angela-merkel-defends-policy-in-bundestag-debate/a-46387680
https://www.bundesregierung.de/breg-de/aktuelles/andere-einbeziehen-im-deutschen-interesse-1552674
https://www.welt.de/politik/deutschland/article183078096/UN-Migrationspakt-Unterzeichnerstaaten-schaffen-damit-Erwartungen-bei-Migrationswilligen.html

Résumé Cenator pour LesObservateurs.ch

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