Au Maroc, le Pacte de l’Onu sur les migrations serait adopté sans Macron

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Après le désistement de nombreux pays, le Président Macron a décidé de ne pas se rendre en personne à Marrakech pour signer le Pacte de l’Onu sur les migrations. Selon plusieurs médias, il y sera représenté par le secrétaire d’État aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne.

Emmanuel Macron, qui devait participer à la conférence de Marrakech consacrée à la signature du Pacte mondial sur les migrations, y déléguera le secrétaire d’État aux Affaires étrangères Jean-Baptiste Lemoyne, ont annoncé vendredi des médias.

Cette décision de Paris a suscité une «grande déception» du Maroc qui considère la conférence prévue pour les 10 et 11 décembre comme un «moment historique», selon l’AFP qui se réfère à une source diplomatique marocaine.

Pour rappel, la conférence de Marrakech ne ferait que «formellement entériner» le Pacte avant une «résolution prévue à l’Assemblée générale» des Nations Unies le 19 décembre.

En septembre dernier, M.Macron avait annoncé devant l’Assemblée générale des Nations unies son soutien au Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières adopté deux mois plus tôt.

Mais «il y a une question d’opportunité politique: aller à Marrakech aujourd’hui, c’est offrir un boulevard à tous ceux qui critiquent le Pacte, avec un risque de mauvais signal à la population», analyse un observateur européen cité par l’AFP.

Selon un sondage récent du JDD, près de huit Français sur dix affirment ne plus vouloir accueillir davantage d’immigrés.

Plusieurs représentants des Républicains (LR), du Rassemblement national et Debout la France ont demandé au gouvernement de ne pas s’associer au texte, voire de le soumettre à l’approbation du parlement, comme l’a promis en Italie le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

Les expressions d’inquiétudes anti-migrants déferlent aussi sur les réseaux sociaux des Gilets jaunes où certains internautes évoquent la nécessité d’organiser un référendum d’initiative populaire concernant le Pacte.

Le Pacte mondial sur les migrations de l’ONU est appelé à renforcer «la coopération relative aux migrations internationales sous tous leurs aspects». Le texte d’environ 40 pages détaille 23 objectifs dont: «lutter contre les facteurs négatifs et les problèmes structurels qui poussent des personnes à quitter leur pays d’origine», «sauver des vies», «ne recourir au placement en rétention administrative des migrants qu’en dernier ressort», ou «assurer l’accès des migrants aux services de base».

Certains pays ont récemment annoncé le retrait de leur soutien à ce document validé en juillet dernier par l’ensemble des pays membres de l’Onu sauf les États-Unis. Washington s’était retiré de l’élaboration du Pacte qui, selon lui, comprend des dispositions contraires à la politique d’immigration de Donald Trump.

L’Australie, l’Autriche, la Bulgarie, l’Estonie, la Hongrie, Israël, l’Italie, la Lettonie, la Pologne, la République dominicaine, la République tchèque, la Slovaquie et la Suisse ne veulent ainsi pas participer à l’adoption du Pacte à Marrakech. Ils ont annoncé qu’ils n’enverraient pas de représentants au Maroc.

Le Pacte n’est juridiquement pas contraignant, mais les pays qui l’ont rejeté ont fait valoir qu’ils voulaient conserver une gestion nationale des flux migratoires et qu’ils redoutaient l’utilisation du Pacte lors de recours devant la justice.

Source: Sputnik News

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