Le ministre de la Diaspora continue à renforcer l’alyah des Français

« 200 000 Juifs français veulent venir ici », a déclaré Bennett, insistant sur « la crise de l’assimilation et l’apathie » qu’ont entraîné les clivages entre Israël et la diaspora

Des Juifs français arrivant à l’aéroport Ben-Gourion en Israël, le 22 novembre 2016 (Crédit : JTA/IFCJ)

Lors d’une réunion au cabinet qui a eu lieu dimanche, Bennett, qui est également ministre de l’Education, a estimé que l’échec des précédents gouvernements à investir dans l’alyah des Juifs français avait été une « opportunité historique manquée ».

« Il y a 200 000 Juifs qui veulent venir ici et les bureaucraties de l’Etat n’y sont tout simplement pas préparées », a-t-il expliqué, sans préciser sur quelles données il s’était appuyé pour indiquer ce chiffre qui semble pour le moins élevé.

Il a ajouté que « ce sont des gens éthiques, des sionistes, des amoureux du peuple juif et de la terre d’Israël et c’est notre devoir moral de leur venir en aide ».

Les propos de Bennett ont été tenus dans le cadre d’une présentation des activités de son ministère devant le cabinet.

« Il y a deux semaines, j’ai lancé un programme d’éducation informel en direction des immigrants français », a-t-il déclaré aux autres ministres, « mais ce n’est pas suffisant. Nous avons besoin d’un plan global dirigé par le gouvernement ».

Après sa présentation, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a demandé à Bennett de s’associer au Conseil économique national du Premier ministre pour établir un cadre pour une action gouvernementale consacrée au renforcement de l’Alyah, ou immigration juive, depuis la France, selon un communiqué émis dimanche par le bureau de Bennett.

Le programme doit être présenté à la Commission ministérielle pour l’intégration et l’immigration, qui est présidée par Netanyahu – actuel ministre de l’Intégration – et qui inclut le ministre des Finances Moshe Kahlon, le ministre de la Protection environnementale Zeev Elkin, le ministre du Tourisme Yariv Levin, le président du NEC Avi Simhon et le chef de cabinet du Premier ministre Yoav Horowitz.

Dans sa présentation, Bennett a également écarté l’idée que les limites israéliennes au pluralisme religieux ou que le conflit israélien ont pu nuire aux liens entre Israël et la diaspora.

« Les relations entre Israël et la diaspora connaissent une crise sans précédent », a-t-il dit aux ministres. « On dit souvent que c’est à cause du mur Occidental, à cause de la question israélo-palestinienne, à cause d’autres désaccords idéologiques. Ce n’est pas vrai. C’est dû à une crise dure de l’assimilation et à une apathie croissante parmi les Juifs de la diaspora dans leur relation au Judaïsme et à Israël. C’est à cause de cela, et cela a atteint une ampleur qui s’apparente à un défi national ».

Il a alors fait la liste des programmes ministériels mis en oeuvre pour s’attaquer à cette scission croissante, notant, selon son bureau, un renforcement de l’étude des communautés de la diaspora dans le système éducatif et des initiatives de sensibilisation plus importantes au sujet des communautés des Juifs de l’étranger en Israël. Il a également noté un financement gouvernemental apporté à Birthright Israel (Taglit), ainsi que la mise en vigueur du programme « Mosaic United » de renforcement de l’identité juive sur les campus, la lutte du gouvernement contre l’antisémitisme dans le monde entier et les aides affectées aux communautés juives.

Source: Times of Israël