Fuites sur le plan de paix US: « spéculations inutiles » selon la Maison Blanche

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La Maison Blanche a qualifié mercredi d’ »inexactes » des informations rapportées par la chaîne de télévision israélienne Channel 13 selon lesquelles le plan de paix israélo-palestinien du président américain Donald Trump offrirait aux Palestiniens 90% de la Cisjordanie, ainsi que des quartiers de la partie Est de Jérusalem pour capitale.

L’assistant du président et représentant spécial pour les négociations internationales, Jason Greenblatt, à gauche, rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu au bureau du Premier ministre à Jérusalem, le 13 mars 2017.
Kobi Gideon / GPO

La présentation du plan de paix américain devrait avoir lieu « dans les prochains mois », a indiqué au début du mois de janvier l’ambassadeur américain en Israël.

Mercredi soir, un « haut responsable américain » aurait confié au média israélien que ce plan prévoit la division de Jérusalem, Israël conservant sa souveraineté sur la partie Ouest de la capitale, certains secteurs de la partie Est ainsi que sur la Vieille Ville, selon Channel 13.

Les sites religieux, tels que le Mont du Temple, le Mur des Lamentations, la Vieille ville, et ses environs comme Silwan et le Mont des oliviers, seraient sous souveraineté israélienne, gérés cependant conjointement avec les Palestiniens, la Jordanie et peut-être d’autres pays.

L’envoyé du président américain au Moyen-Orient Jason Greenblatt a rapidement réagi dans une série de tweets, jugeant ces informations inexactes. Il a par ailleurs appelé à cesser de véhiculer des spéculations qui « heurtent » les deux parties.

M. Greenblatt a rappelé que les seules sources fiables concernant le plan de paix étaient le président américain Donald Trump, le conseiller principal de la Maison Blanche Jared Kushner, l’ambassadeur américain en Israël David Friedman, et lui-même.

Pas d’accord à deux Etats pour la nouvelle droite

La droite israélienne a fustigé ces révélations, s’opposant à tout accord israélo-palestinien négocié avec les États-Unis et prévoyant un État pour les Palestiniens.

Selon les sources citées par Channel 13, d’importants blocs d’implantations israéliennes tels que Gush Etzion, Maale Adumim, Alphei Menashe et Ariel seraient annexés à Israël.

Vue d’une partie de la Cisjordanie en mai 2013 avec en premier plan des implantations juives et des habitations appartenant à des Palestiniens
Hazem Bader (AFP/Archives)

Les implantations isolées telles que Itamar, Yitzha ou Tapuah, elles, ne seraient pas démantelées, mais la construction de nouveaux logements y seraient gelée, tandis que les avant-postes illégaux israéliens seraient détruits.

Le parti de la nouvelle droite, « HaYemin HeHadash » fondé fin décembre par le ministre de l’Education Naftali Bennett et la ministre de la Justice Ayelet Shaked, a déclaré qu’il ne participerait pas à une coalition qui accepterait une solution à deux États avec les Palestiniens.

« Les Etats-Unis sont le grand ami d’Israël et le président Trump est un véritable ami. Cependant, la sécurité et l’intégrité d’Israël priment sur tout autre intérêt. Par conséquent, le nouveau parti de droite ne siègera pas au sein d’un gouvernement qui divisera Jérusalem et établira un État palestinien », a déclaré un porte-parole du parti.

Une proposition rejetée par les Palestiniens

Côté palestinien, un porte-parole du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a également rejeté la proposition.

« Tout plan de paix qui n’inclut pas la création d’un État palestinien indépendant dont la capitale est Jérusalem-Est à l’intérieur des frontières de 1967 est voué à l’échec », a déclaré mercredi Nabil Abu Rudeinah, cité par l’agence Wafa.

Une photographie fournie par la présidence palestinienne montre Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président de l’Autorité palestinienne, à son bureau à Ramallah en Cisjordanie le 24 octobre 2010
Thaer Ghanem (PPO/AFP/Archives)

« Toutes les rumeurs concernant le plan de paix du président Trump, ajoutées aux tentatives de contraindre les éléments régionaux et internationaux à adopter ce plan ne mènent à rien », a-t-il affirmé.

« Des accords de paix ne pourront reposer que sur la légitimité internationale, et la solution prévoyant la création de deux États, avec un État palestinien indépendant et Jérusalem-Est pour capitale », a-t-il insisté.

L’administration Trump refuse de s’engager dans un calendrier précis pour la mise en œuvre de son plan très attendu et n’a jusqu’à présent divulgué aucune information sur ses détails.

Des élections anticipées prévues le 9 avril ont été annoncées en Israël, et de nombreux analystes estiment que le plan risque de susciter bien trop de controverses pour être présenté avant le scrutin.

Source: i24 News

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