Le Liban propose une banque arabe pour la reconstruction des pays en guerre

Le président libanais Michel Aoun a proposé dimanche la création d’une banque arabe pour financer la reconstruction de pays ravagés par des guerres, lors d’un sommet économique à Beyrouth boudé par la plupart des chefs d’Etat de la Ligue arabe.

Dans cette photo d’archives du 20 octobre 2016, le leader chrétien Michel Aoun parle à des journalistes à Beyrouth, au Liban. Le président libanais nouvellement élu, Michel Aoun, est arrivé en Égypte pour la première fois depuis son investiture.
AP Photo / Hussein Malla, Fichier

Cette banque « aiderait tous les Etats et peuples arabes touchés par les conflits à surmonter leur situation critique », a plaidé M. Aoun alors que des guerres font actuellement rage en Syrie et au Yémen, et que les pays voisins sont également affectés avec des afflux de réfugiés.

En Syrie, le coût des destructions dues à la guerre est estimé par l’ONU à quelque 400 milliards de dollars (quelque 350 milliards d’euros).

La proposition de M. Aoun a été formulée lors d’un quatrième sommet économique de la Ligue arabe où les chefs d’Etat et monarques ont brillé par leur absence, bien que plusieurs pays membres soient confrontés à des difficultés économiques.

Dimanche, outre le président libanais, seuls l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani et le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, étaient présents à l’ouverture de cette rencontre.

Les autres pays étaient représentés par des délégations présidées par le Premier ministre, le chef du parlement ou des ministres.

Réunion des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe au Caire, le 7 mars 2017.
Khaled Desouki/AFP

La Syrie n’a toujours pas été réintégrée à la Ligue arabe, sur fond de divisions persistantes entre les Etats-membres à son sujet.

Son siège avait été gelé fin 2011 en réaction à la répression meurtrière par le régime de Bachar al-Assad des manifestations prodémocratie, à l’origine du conflit qui a fait plus de 360.000 morts.

Mais depuis, le président syrien a repris le contrôle de plus des deux-tiers du pays.

Le Liban a ainsi réclamé le retour du régime d’Assad dans le giron arabe, après un vœu similaire formulé récemment par l’Irak et la réouverture le mois dernier par les Emirats arabes unis de leur ambassade à Damas.

Mais jeudi, le chef de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit a souligné le manque de « consensus » parmi les pays membres sur ce possible retour.

M. Aoun a également appelé une nouvelle fois la communauté arabe à œuvrer concrètement au retour des réfugiés syriens établis sur le sol libanais indépendamment d’une solution politique au conflit syrien. Le Liban accueille près de 1,5 million de réfugiés, soit le tiers de sa population.

Selon le FMI, la croissance économique dans la région Moyen-Orient devrait s’élever à 2,5% en 2019 et l’inflation à plus de 10%.

Source: i24 News

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