Netanyahou va-t-il perdre le pouvoir après dix ans à la tête d’Israël ?

Une alliance imprévue de partis d’opposition menace Benjamin Netanyahou, au pouvoir en Israël depuis une décennie. Sur fond d’enquête pour corruption, le Premier ministre israélien rencontre des obstacles compromettant son avenir politique.

Les deux principaux rivaux de Benjamin Netanyahou ont noué une alliance, à un mois et demi des législatives, susceptible de menacer le long règne du Premier ministre israélien déjà confronté au risque d’inculpation pour corruption présumée.

Les sondages ont jusqu’ici donné Benjamin Netanyahou et le Likoud, son parti, vainqueurs des élections anticipées du 9 avril mais le pacte conclu par ses concurrents centristes peut, au moins, secouer la campagne. Les chances de cette alliance seraient a priori renforcées si le procureur général annonçait avant le scrutin son intention d’inculper le Premier ministre dans les affaires de corruption présumée qui le visent.

Benjamin Netanyahou, en poste depuis une décennie, a mis le cap un peu plus à droite avant même l’annonce de l’accord passé entre Benny Gantz, ancien chef d’état-major à la tête du nouveau parti Résilience, et Yaïr Lapid, numéro un du parti centriste Yesh Atid (11 sièges sur 120 dans le parlement sortant). Le 20 février, il a effectivement signé un accord poussant plusieurs formations tout à la droite du spectre politique à s’unir en vue des législatives, au risque d’être accusé d’avoir fait entrer une formation d’«extrême droite raciste» à la Knesset. L’objectif est de ne pas laisser des voix de droite s’éparpiller sur de petites listes qui, au bout du compte, ne recueilleraient pas assez de votes pour être représentées au parlement.

Benny Gantz et Yaïr Lapid ont invoqué cette manœuvre ainsi que les enquêtes contre Benjamin Netanyahou pour justifier leur alliance «par leur sens profond des responsabilités nationales». «Cette liste offrira au pays une nouvelle équipe dirigeante qui garantira la sécurité d’Israël et réunira les éléments divisés de la société israélienne», a déclaré Yair Lapid dans un communiqué. L’alliance réunit deux autres anciens chefs d’état-major, Moshe Yaalon, ancien ministre de la Défense de Benjamin Netanyahou, et Gaby Ashkenazy, nouveau venu en politique.

Selon l’accord, en cas de victoire, Benny Gantz sera Premier ministre pendant deux ans et demi, puis remplacé par Yaïr Lapid, ancien journaliste de télévision ayant formé son parti en 2013.

Le Likoud a réagi en répétant l’argument martelé ces dernières semaines : Benny Gantz est un «gauchiste» et un «faible». «Le choix est clair: ce sera soit un gouvernement de gauche Lapid-Gantz soutenu par les partis arabes, soit un gouvernement de droite dirigé par Netanyahou», a dit le Likoud dans un communiqué.

Les partis de la coalition gouvernementale ont annoncé le 24 décembre que des législatives anticipées auraient lieu le 9 avril, soit sept mois plus tôt que prévu. La coalition ne dispose plus que d’une seule voix de majorité au Parlement (sur 120 députés) après la démission, en novembre, d’Avigdor Lieberman, ministre de la Défense et chef du parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou. Le Parlement doit encore voter sa dissolution et fixer officiellement la date des législatives le 26 décembre.

Source: RT France

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