Un « tsunami de glace » s’est formé dans la région des Grands Lacs

Ces étranges formations de glace sont étudiées depuis les années 1820. 

L’hiver arrive le long des rives des Grands Lacs. Les murs de glace se sont littéralement soulevés des lacs et se sont entassés le long des rives.

Une famille marchant près d’une accumulation massive de glace sur la rive du parc Mather à Fort Erie, dans l’Ontario, le 25 février 2019. Une tempête de vent a brisé dimanche un barrage de glace dans le lac Érié et a permis à la glace en suspension de traverser un mur de soutènement,
PHOTOGRAPHIE DE TARA WALTON, THE CANADIAN PRESS/ AP

Ces sinistres « tsunamis de glace », dont certains sont suffisamment impressionnants pour submerger les lampadaires et les murs de soutènement, n’ont pas été érigés pour promouvoir la dernière saison de Game of Thrones. Ces tas de glace fragmentée ont été poussés vers le rivage par des vents particulièrement forts.

Depuis dimanche, des rafales de 100 km / h ou plus ont frappé la région des Grands Lacs, neutralisant le courant et perturbant le trafic aérien. Les images partagées sur les réseaux sociaux et par les services d’urgence locaux montrent également une immense banquise de glace encombrant des plages, des routes et même des résidences en bord de lacs.

« Nous avons eu des tempêtes dans le passé, mais rien de tel », explique Dave Schultz, habitant de Hoover Beach, à New York, au journal WGRZ. « Nous n’avons jamais vu la glace s’appuyer contre les murs ou directement sur nos patios. »

Ces tsunamis sur glace ne sont cependant pas sans précédent. La documentation scientifique de ces événements remonte à 1822, quand un naturaliste américain anonyme rapporta avoir vu « des rochers, sur un terrain plat, prenant une ligne progressive [le long d’un fond de lac] et surmontant tous les obstacles pour… échapper à la domination de Neptune ». Depuis 1825, les scientifiques étudiant les latitudes nord ont constaté que le mouvement de glace dans un lac pouvaient pousser loin ces rochers errants.

Ces phénomènes spectaculaires sont plus susceptibles de se produire au début du printemps, lorsque la glace commence tout juste à s’affaiblir et à se rompre. En outre, ils ont tendance à se produire lorsque des vents violents frappent directement les plages en pente douce. Plus la pente est douce, plus l’eau entrante peut repousser la glace vers les rives.

Ces tas de glace peuvent devenir immenses. En 2001, les glaces sur la côte de la mer des Tchouktches en Alaska ont atteint une hauteur de près de 5 mètres.

Au-delà des vents, la glace des lacs peut également se déplacer vers le rivage lorsque de brusques changements de température forcent la glace à se dilater et à se contracter. La combinaison de ces deux facteurs peut amener le déplacement des blocs rocheux au fond des lacs et même sur les rives, formant ainsi des crêtes de blocs rocheux appelés remparts, poussant la glace.

Les rochers à l’intérieur de ces remparts ont en moyenne une largeur de 30 à 90 cm – et peuvent même atteindre jusqu’à 1.5 m de largeur. Ces structures en bord de lacs ressemblent à des moraines, des débris rocheux, érodés et transportés par un glacier. 

Source: National Geographic

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