La réponse d’Israël aux manifestations à Gaza « peut constituer » un « crime contre l’humanité » (ONU)

Une commission de l’ONU a affirmé jeudi que la réponse d’Israël aux manifestations à Gaza en 2018 « peut constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité », les enquêteurs soulignant que des snipers ont visé des civils, dont des enfants.

Les manifestants courent se mettre à l’abri des gaz lacrymogènes tirés par les troupes israéliennes près de la clôture de la frontière entre Gaza et la bande de Gaza lors d’une manifestation sur la plage près de Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, lundi 19 novembre 2018. 
Photo AP / Adel Hana

« Les soldats israéliens ont commis des violations du droit international humanitaire et des droits humains. Certaines de ces violations peuvent constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité et doivent immédiatement faire l’objet d’une enquête par Israël », a déclaré le président de la Commission, Santiago Canton.

Selon la commission de l’ONU, « plus de 6.000 manifestants non armés ont été touchés par des tireurs d’élite militaires, semaine après semaine lors des manifestations ».

Les enquêteurs ont indiqué avoir « trouvé des motifs raisonnables de croire que des tireurs d’élite israéliens ont tiré sur des journalistes, du personnel de santé, des enfants et des personnes handicapées, sachant qu’ils étaient clairement reconnaissables comme tels ».

La commission a été mise sur pied en mai 2018 par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU pour « enquêter sur les violations et mauvais traitements présumés (…) dans le contexte des assauts militaires menés lors des grandes manifestations civiles qui ont commencé le 30 mars 2018 » à Gaza.

A partir du 30 mars 2018, des dizaines de milliers de Palestiniens de la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, se sont rassemblés chaque semaine près de la frontière pour la « Marche du retour ».

Source: i24 News

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