Les labos ont augmenté les prix de la majorité des médicaments déremboursés

Une majorité de laboratoires ont augmenté les prix des médicaments déremboursés fin 2011 pour compenser la baisse des ventes attendue pour ces produits jugés peu efficaces. C’est ce qu’affirme une étude du service statistique des ministères sociaux (Drees) publiée ce jeudi 28 février.

Certains produits ont vu leur prix plus que doubler depuis leur déremboursement en 2011 (photo d’illustration). | YVES-MARIE QUEMENER / ARCHIVES OUEST-FRANCE

Le service statistique des ministères sociaux (Drees) s’est penché sur le marché des médicaments concernés par la « vague importante » de déremboursements survenue fin 2011. Et il y a des choses à dire : une majorité de laboratoires ont augmenté les prix de ces médicaments jugés peu efficaces pour compenser la baisse des ventes attendue.

Alors que le taux de TVA des médicaments passe, après déremboursement, de 2,1 % à 10 %, les laboratoires se sont livrés à « trois types de stratégies de fixation des prix » dans les douze mois suivant, selon la Drees. Dans la majorité des cas, ils ont augmenté leurs tarifs « pour 54 % des médicaments déremboursés fin 2011 », de « 39 % en moyenne en un an ». Certains produits ont vu leur prix plus que doubler, à l’instar du bain de bouche Alodont 200ml (+144 %) ou du relaxant musculaire Lumirelax 500mg (+111 %).

Certains ont aussi légèrement baissé

Ces hausses n’ont cependant pas permis de compenser entièrement « la diminution assez importante des volumes » vendus, de 47 % en moyenne, et donc d’empêcher une réduction du chiffre d’affaires, de 26 %.

« Deuxième stratégie la plus courante », selon la Drees, la « baisse des prix (hors taxes) pour 23 % des médicaments déremboursés », de 8 % en moyenne au bout d’un an. Couplée à « une chute très importante des volumes vendus » (-57 %), elle a engendré une forte diminution du chiffre d’affaires, de 62 % en moyenne, précédant dans certains cas un retrait pur et simple du marché. La commercialisation de traitements contre l’ostéoporose et les rhumatismes déremboursés en décembre 2011 a ainsi cessé en 2013, souligne la Drees.

« Enfin, pour 17 % des médicaments déremboursés, les prix hors taxes » sont restés stables sur un an « malgré une importante diminution de leurs volumes de ventes », de 55 % en moyenne.

Dans ce contexte, en 2016, le chiffre d’affaires hors taxes lié aux ventes de médicaments non remboursables atteignait 2,2 milliards d’euros, soit 10,7 % du chiffre d’affaires total des médicaments vendus dans les pharmacies de ville.

Source: Ouest-France

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