Donald Trump désavoue son administration et annule des sanctions contre Pyongyang

Le président américain a annoncé qu’il annulait des sanctions imposées à Pyongyang par sa propre administration et défendues par son conseiller à la Sécurité nationale John Bolton, estimant qu’elles n’étaient «pas nécessaires».

Donald Trump et Kim Jong Un lors de leur rencontre à Hanoï, le 27 février.

Il est parfois difficile de suivre la logique de l’administration Trump, tant elle semble être en proie à des luttes internes. Ainsi le 22 mars, d’un simple tweet dont il a secret, Donald Trump n’a pas hésité à désavouer publiquement l’action de son gouvernement sur l’épineux dossier nord-coréen.

«Le Trésor américain a annoncé aujourd’hui que des sanctions supplémentaires à grande échelle seraient ajoutées à celles pesant déjà sur la Corée du Nord. J’ai ordonné aujourd’hui que ces sanctions supplémentaires soient retirées!», a-t-il écrit dans un message sans équivoque.

Le chef d’Etat, dont la deuxième rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un à Hanoï n’avait aboutie à aucun accord, faisait visiblement référence aux sanctions annoncées la veille contre deux entreprises de transport maritime chinoises, accusées d’avoir commercé avec la Corée du Nord en dépit des sanctions internationales.

Toutefois, selon le Washington Post, qui cite des responsables au sein de l’administration, le tweet du président ferait référence à des sanctions futures qui n’ont pas été annoncées et qui étaient programmées pour les «prochains jours». Difficile de démêler le vrai du faux, d’autant que la porte-parole de l’exécutif américain, Sarah Sanders, n’a pas été plus explicite : «Le président Trump apprécie le dirigeant Kim et il ne pense pas que ces sanctions soient nécessaires.»

Le 21 mars, le conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, avait déclaré que les nouvelles sanctions visaient à empêcher la Corée du Nord de se livrer à des «pratiques illicites dans le trafic maritime». La Chine avait dénoncé ces sanctions contre deux de ses entreprises de transport maritime, affirmant qu’elle respectait les mesures internationales prises pour forcer la Corée du Nord à renoncer à son programme nucléaire.

Source: RT France

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