L’Arabie saoudite « condamne » la décision américaine sur le Golan

Des consultations à huis clos du Conseil de sécurité sur la Fnuod doivent se tenir mercredi à New York

L’Arabie saoudite a fermement condamné lundi la décision de Donald Trump de reconnaître la souveraineté de l’Etat hébreu sur la partie israélienne du plateau du Golan, y voyant une violation du droit international.

Riyad « exprime son rejet ferme et condamne la déclaration de l’administration américaine reconnaissant la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan syrien occupé », a rapporté l’agence de presse officielle SPA.

Le Golan demeure « une terre arabe syrienne occupée » et le reconnaître comme israélien est une « violation de la charte des Nations unies et de la résolution internationale », a-t-elle ajouté. 

« Il y aura des effets négatifs sur le processus de paix au Moyen-Orient, ainsi que sur la sécurité et la stabilité dans la région »

Le président américain Donald Trump a signé lundi à la Maison Blanche, en présence du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le décret reconnaissant officiellement la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan.

M. Netanyahou a déclaré qu’Israël « ne renoncerait jamais », une position qui fait l’unanimité au sein de la classe politique, son rival aux élections législatives du 9 avril ayant exprimé la même opinion.

« Nous n’abandonnerons jamais le plateau du Golan« , a affirmé, lundi à Washington le leader de la liste centriste Bleu Blanc, Benny Gantz au deuxième jour de la conférence du lobby pro-israélien AIPAC.

Israël a conquis une grande partie du Golan syrien (1.200 km2) lors de la guerre des Six Jours en 1967, avant de l’annexer en 1981. Cette annexion n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.

La décision du président Trump a été fustigée par de nombreux pays arabes dont la Syrie, la Turquie, la Jordanie et le Koweit.

Le gouvernement syrien a déclaré que la reconnaissance de la souveraineté d’Israël constituait une « attaque flagrante contre sa souveraineté ».

« La signature de (Donald) Trump est pratiquement un cadeau électoral à (Benyamin) Netanyahou qui est en difficulté avant les élections », a souligné le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu lors d’un discours prononcé à Antalya.

Territoire stratégique pour les deux pays, le Golan est riche en eau et surplombe la Galilée et le lac de Tibériade du côté contrôlé par Israël.

Selon le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, le statut juridique du Golan reste inchangé après la décision du président américain.

Prévues de longue date, des consultations à huis clos du Conseil de sécurité sur la force de l’ONU (Fnuod) déployée sur le plateau du Golan doivent se tenir mercredi à New York. 

Dès mardi, une réunion mensuelle publique du Conseil sur le Proche-Orient devrait aussi permettre aux membres de l’instance de l’ONU d’évoquer la décision américaine.

Source: i24 News

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