Pompeo refuse de dire si Washington s’opposerait à une annexion israélienne des implantations

« Vous verrez notre proposition », s’est-il borné à dire à plusieurs reprises

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a refusé mardi de dire si les Etats-Unis s’opposeraient à une éventuelle annexion des implantations en Cisjordanie par Israël, promise par le Premier ministre Benyamin Netanyahou.

Avant les élections législatives de ce mardi, le chef du gouvernement sortant, qui semble être sorti vainqueur du scrutin selon des projections, a dit vouloir annexer ces localités. 

Leur annexion par l’Etat hébreu pourrait sonner le glas de la solution dite à deux Etats, c’est-à-dire la création d’un Etat palestinien qui coexisterait avec Israël.

Prié de dire, par le sénateur démocrate Chris Van Hollen, si l’administration de Donald Trump s’opposerait à une « annexion unilatérale de tout ou partie de la Cisjordanie par Israël », Mike Pompeo a refusé de répondre lors d’une audition parlementaire.

« Vous verrez notre proposition », s’est-il borné à dire à plusieurs reprises au sujet du « plan de paix » préparé depuis près de deux ans dans le plus grand secret par une petite équipe mise en place à la Maison Blanche par le président Trump, dirigée par son conseiller et gendre Jared Kushner.

Ce plan sera dévoilé « dans pas longtemps », a poursuivi M. Pompeo, sans plus de précisions.

Le secrétaire d’Etat a également refusé de réaffirmer le soutien américain à une solution à deux Etats, défendue par les précédentes administrations des Etats-Unis mais que l’actuel gouvernement républicain n’a jamais clairement fait sienne.

« In fine, les Israéliens et les Palestiniens décideront comment résoudre cela », a-t-il déclaré. « Nous espérons avoir certaines idées qui sont différentes, uniques, qui permettront aux Israéliens et aux Palestiniens de parvenir à une résolution du conflit. »

Le plan américain, a poursuivi le secrétaire d’Etat, visera « à résoudre un problème qui dure depuis des décennies et des décennies, que les précédentes administrations (américaines) n’ont pas pu résoudre ».

Une annexion de tout ou partie de la Cisjordanie par Israël « saperait tout effort pour une solution pacifique à deux Etats », lui a répondu le sénateur Van Hollen.

L’administration Trump a déjà pris des décisions spectaculaires en rupture avec le consensus international et avec la tradition diplomatique américaine, en reconnaissant unilatéralement, Jérusalem comme capitale d’Israël et l’annexion du Golan syrien par l’Etat hébreu.

Source: i24 News