2 ondes gravitationnelles en quelques jours

Moins de deux semaines après leur redémarrage, les interféromètres Ligo et Virgo ont détecté deux nouvelles ondes gravitationnelles.

En d’autres termes, l’espace-temps a été modifié ou plutôt déformé, à deux reprises la semaine dernière

SENTINELLE SAPS
La signature, sur la sphère céleste, de l’onde gravitationnelle détectée le 12 avril 2019.

À peine deux semaines après le redémarrage des interféromètres Ligo et Virgo, qui a eu lieu le 1er avril 2019, deux nouvelles ondes gravitationnelles ont été détectées par les interféromètres en fonctionnement à travers le monde, les deux antennes de l’observatoire américain Ligo, l’une à Hanford, dans l’Etat de Washington et l’autre à Livingston, en Louisiane et l’antenne franco-italienne de Virgo à Cascina, près de la ville de Pise en Italie.

Des trous noirs en fusion

Le premier évènement a été détecté le 8 avril 2019 et a pris le nom de code S190408 (la lettre S désignant le terme « superevent », pour événement exceptionnel en attendant de prendre la dénomination officielle de GW (pour Gravitational Wave). La seconde onde S190412 a été capturée le 12 avril. L’événement du 8 avril correspond à la coalescence de deux trous noirs de 32 et 23 masses solaires situés à 5 milliards d’années-lumière. Tandis que les deux trous noirs qui ont été à l’origine de l’événement du 12 avril étaient de 26 et 12 masses solaires et situés à 2,5 milliards d’années-lumière.

Ces détections survenues peu après le redémarrage des deux observatoires étaient vivement attendues. « Les modèles théoriques prédisent une à deux détections par mois  d’ondes gravitationnelles issues de la coalescence de trous noirs, soit une vingtaine par an, explique Michel Boer, du laboratoire d’Artemis de l’observatoire de la Côte d’Azur. Rajoutons à cela une dizaine d’évènements produits par la coalescence d’étoiles à neutrons. »

Un grand nombre de détections permettra de mieux comprendre le processus de formation des trous noirs. Même si les astrophysiciens espèrent avant tout de détecter la fusion d’une étoile à neutrons et un trou noir…

Frémissement de l’espace-temps

Rappelons que la première détection d’onde gravitationnelle a eu lieu en septembre 2015 et a été annoncée en février 2016, un siècle après la prédiction de ce « frémissement de l’espace-temps », par Albert Einstein dans son article de 1916. 

Lorsque deux astres compacts comme des trous noirs ou des étoiles à neutrons se trouvent piégés dans leur champ gravitationnel respectif et finissent par fusionner pour former un seul objet, la masse de l’objet ainsi formé est légèrement inférieure à la somme des masses des deux astres initiaux. Cette petite différence de masse fournit l’énergie de l’onde gravitationnelle, selon l’équivalence entre la masse et l’énergie exprimée par la célèbre formule d’Einstein, E=mc2, où m est la masse et c la vitesse de la lumière soit 300.000 km/s.

Source: Sciences et Avenir

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