Les Palestiniens veulent discuter du plan du paix américain avec les pays européens

Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a juré de ne prendre en compte aucune proposition américaine.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Maliki (photo de juin 2018), a déclaré que des Palestiniens avaient intenté une action en justice contre les États-Unis devant la Cour internationale de justice pour avoir déplacé son ambassade d’Israël à Jérusalem.

Les Palestiniens ont demandé à rencontrer les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Union européenne dans les prochaines semaines pour évoquer avec eux le plan de paix de l’administration américaine qui sera présenté en juin, a déclaré mardi le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Malki, à Palestine TV.

L’administration américaine doit dévoiler sa proposition de paix tant attendu après le ramadan, qui s’achèvera début juin, a annoncé la semaine dernière Jared Kushner, conseiller et gendre du président Donald Trump 

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a juré de ne prendre en compte aucune proposition des États-Unis, tandis que le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, a déclaré qu’il examinerait le plan américain avec « ouverture d’esprit ».

Les relations entre les États-Unis et les Palestiniens se sont progressivement détériorées depuis que Trump a reconnu Jérusalem en tant que capitale d’Israël en décembre 2017 et a initié le transfert de l’ambassade américaine dans l’État juif dans la ville.

L’UE a toujours affirmé son soutien à la solution de deux États, y compris la création d’un État palestinien.

La responsable de la politique étrangère de l’UE, Federica Mogherini, a mis en garde contre « l’abandon » de la solution des deux Etats, affirmant que cela « créerait un plus grand chaos, non seulement en Terre Sainte, mais également dans l’ensemble du Moyen-Orient ».

Le Washington Post a récemment indiqué que, même si le plan prévu par l’administration américaine « promettait des améliorations concrètes dans la vie des Palestiniens », il « cessera probablement d’assurer un État palestinien distinct et pleinement souverain », citant des sources connaissant ses « principaux éléments ».

L’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Jason Greenblatt, qui a fait partie de l’équipe en charge de la préparation du plan américain, a d’ailleurs affirmé la semaine dernière dans une interview sur la chaîne Sky News Arabia, que l’utilisation du terme « solution à deux États » 

Selon Greenblatt, il n’y a aucune raison d’utiliser ce terme parce que chaque partie le comprend différemment.

Les Palestiniens ont à plusieurs reprises exprimé leur soutien à la solution de deux États, tandis que Netanyahou a récemment fait plusieurs déclarations suggérant qu’il ne la soutenait pas.

Source: i24 News

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