« Le plus long hiver de tous les temps » : Les agriculteurs du nord-ouest de l’Amérique font face à des délais de 2 mois pour les plantations

L’hiver long et sans précédent de cette année a laissé de nombreux champs du Nord-Ouest de l’Amérique gelés ou inondés beaucoup plus tard que d’habitude et, par conséquent, les agriculteurs ont de la difficulté à semer leurs graines à temps. 

« Nous avons eu l’hiver le plus long de tous les hivers », a déclaré Chris Voight, directeur de la Commission de la pomme de terre de l’État de Washington. « Normalement, nous commençons à planter des tubercules fin février, mais cette année, nous n’avons pas pu commencer à planter avant le 1er avril. »

Après avoir examiné les prévisions des chutes de neige totales sur 10 jours de GFS, d’autres retards semblent se profiler à l’horizon. 

Jusqu’à 61 cm de neige pourraient tomber dans le sud du Montana au début de la semaine prochaine, le Wyoming et l’Idaho étant également gravement touchés. Les totaux semblent encore plus élevés dans le nord du Colorado. 

L’absence de temps printanier oblige les agriculteurs du Nord-Ouest à faire des pieds et des mains pour rattraper le temps perdu – ils ont donc besoin de faire deux mois et demi de plantation en un seul mois pour faire les semis. 

La pression est bien réelle, en partie parce que les conditionneurs de pommes de terre ne sont pas particulièrement indulgents. 

Voight se lamente : « En général, un industriel peut aller voir un producteur et lui dire : « Je me fiche que vos pommes de terre ne soient pas encore complètement mûres, nous en avons besoin ». Mais récolter les pommes de terre quelques semaines à l’avance pourrait entraîner une perte de rendement (et de profit) de 30 pour cent, a expliqué M. Voight. 

« C’est énorme. » 

Bien que les entreprises de frites puissent se vanter de posséder un approvisionnement d’urgence d’un mois en pommes de terre – actuellement dans des entrepôts congélateurs géants de la taille de deux terrains de football – la question est de savoir jusqu’à quelle niveau elles devront puiser dans ces stocks pour compenser la mauvaise récolte de pommes de terre en 2019. 

Et que se passera-t-il l’année prochaine lorsque le printemps arrivera encore plus tard, comme le suggère l’analyse du professeur Zharkova, alors que ce prochain grand minimum solaire continue son intensification ? 

Que se passe-t-il une fois que ces chambres froides de la taille d’un terrain de football se seront fait dévaliser par des fournisseurs désespérés et que les mauvaises récoltes ne peuvent plus les remplacer ? 

Les agriculteurs sont débrouillards et flexibles, mais dans une bataille contre Dame Nature, il n’y aura toujours qu’un seul gagnant. 

Alors, préparez-vous. 
Cultivez les vôtres. 

Traduction Sott.net – Source:Electroverse

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