Au Venezuela les blindés foncent et roulent sur les manifestants

Pendant qu’en France les Gilets Jaunes se plaignent de se faire gazer et matraquer…

Les affrontements qui ont éclaté, mardi à Caracas, entre les manifestants descendus dans la rue à l’appel du président par intérim, Juan Guaido, et les forces loyales au régime de Nicolas Maduro, ont pris une nouvelle tournure avec le recours aux véhicules blindés.
Des vidéos relayées par les médias internationaux montraient des véhicules blindés foncer à plusieurs reprises sur les manifestants.

Dans ces vidéos, des véhicules blindés ont roulé à plusieurs reprises au milieu de la foule, renversant plusieurs personnes, avant qu’un de ces véhicules ne prenne feu, après avoir reçu un cocktail Molotov, et ne recule.

Vers midi, des groupes de manifestants avaient ont tenté de pénétrer dans la base La Carlota, près de l’endroit où le président Juan Guaido avait affirmé avoir reçu le soutien de l’armée pour mettre fin à « l’usurpation » du pouvoir au Venezuela, mais l’armée a riposté avec des tirs de bombes lacrymogènes et des véhicules blindés.

Des images véhiculées par les médias, montraient également des rues remplies de fumée de gaz lacrymogène, des manifestants arborant le drapeau national et des échanges de tirs entre des membres de la Garde nationale bolivarienne loyale à Nicolás Maduro et des gardes appuyant Juan Guaido.

Plus tôt dans la journée, des policiers avaient lancé du gaz lacrymogène contre les manifestants qui avaient répondu à l’appel de M. Guaido à sortir dans les rues.

« Peuple du Venezuela, nous allons dans la rue (avec) les forces armées nationales, pour continuer le déploiement jusqu’à la consolidation de la fin de l’usurpation qui est déjà irréversible », avait affirmé Juan Guaido sur son compte Twitter.

Dans une série de Tweets, M. Guaido, également président de l’Assemblée nationale (Parlement), a assuré qu’il avait rencontré les principales unités militaires des forces armées, et qu’il avait entamé la phase finale de « l’opération liberté ».

Dans une autre vidéo postée sur les réseaux sociaux, le chef de file de l’opposition a affirmé avoir le soutien de « vaillants soldats », depuis une base militaire de la capitale.

« Aujourd’hui, de vaillants soldats, de vaillants patriotes, de vaillants hommes attachés à la Constitution ont répondu à notre appel, nous avons répondu aussi à l’appel et nous nous sommes retrouvés dans les rues du Venezuela », avait poursuivi Guaido, reconnu par une cinquantaine de pays en tant que président par intérim, accompagné du chef de l’opposition, Leopoldo Lopez, qui a été libéré de sa résidence surveillée.

Réagissant à la situation au Venezuela, le président brésilien Jair Bolsonaro, a indiqué, sur les réseaux sociaux, que son pays suivait de près la situation au Venezuela et réaffirme son soutien au président par intérim du pays voisin, Juan Guaido.

« Le Brésil suit de près la situation au Venezuela et réaffirme son soutien à la transition démocratique qui se déroule dans le pays voisin. Le Brésil est aux côtés du peuple du Venezuela, du président (par intérim) Juan Guaido et de la liberté des Vénézuéliens », a indiqué le chef d’Etat sur son compte Twitter.

Exprimant sa solidarité avec le peuple Venezuela, le président Bolsonaro a souhaité que les Vénézuéliens « vivent enfin une véritable démocratie ».

Cette escalade de violence est le dernier chapitre de la profonde crise politique économique qui ne cesse d’empirer au Venezuela depuis 15 ans.

Le pays sud-américain vit actuellement un effondrement économique et humanitaire, avec une inflation supérieure à 1.000.000%, qui a forcé des millions de Vénézuéliens à l’exil.

Ce mois-ci, plusieurs coupures d’électricité et des pénuries d’eau risquent de déclencher une catastrophe sanitaire dans le pays.

Source: TSQ

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