Les Etats-Unis pourraient revoir leurs liens avec les pays jugés « anti-israéliens »

« C’est un sujet sur lequel nous allons avoir des conversations franches et à huis clos »

Les Etats-Unis pourraient revoir leurs relations avec les pays qu’ils jugent « anti-israéliens » après qu’un émissaire américain a annoncé dimanche un changement de politique visant à assimiler l’antisionisme à l’antisémitisme.

L’envoyé spécial du Département d’Etat pour la surveillance et la lutte contre l’antisémitisme, Elan Carr, a affirmé que la nouvelle position des Etats-Unis pourrait entraîner une révision des relations avec des gouvernements ou des dirigeants étrangers hostiles à Israël. 

« Les Etats-Unis sont disposés à revoir leurs relations avec tous les pays où l’antisémitisme est une source de profonde préoccupation », a-t-il déclaré lors d’une visite en Israël.

« Je soulèverai cette question lors de réunions bilatérales que je vais mener dans le monde », a-t-il ajouté. « C’est un sujet sur lequel nous allons avoir des conversations franches et à huis clos », a-t-il encore dit. 

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo avait déjà déclaré en mars dans un discours que l’antisionisme était une forme d’antisémitisme. 

« Je ne peux évidemment pas commenter les outils diplomatiques que nous pourrions utiliser », a toutefois précisé Elan Carr. « Chaque pays représente un défi diplomatique différent, une situation différente (…) si je commençais à divulguer ce que nous pourrions faire, ce serait moins efficace », a-t-il encore fait remarquer. 

Fin mars, Mike Pompeo s’en est pris aux démêlés du Labour britannique avec l’antisémitisme, dénonçant une « honte nationale » dans une attaque inhabituelle contre un parti d’opposition d’un pays allié.

« Je suis profondément inquiet au sujet d’une vieille menace qui refait surface pour Israël et les Juifs du monde entier: la menace de l’antisémitisme », a lancé le secrétaire d’Etat lors de la conférence annuelle de l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac), puissant lobby pro-israélien aux Etats-Unis.

Très applaudi et se présentant en « champion de la liberté religieuse » et en ardent défenseur d’Israël, Mike Pompeo a aussi critiqué ceux qui remettent en cause l’existence de l’Etat hébreu.

« L’antisionisme est un antisémitisme », a-t-il martelé. « L’administration Trump s’y oppose sans équivoque et le combattra sans relâche », a-t-il ajouté.

Source: i24 News

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