Mexique: un journaliste tué lors de la Journée pour la liberté de la presse

La commémoration de la Journée mondiale de la liberté de la presse a été endeuillée, ce vendredi, par la mort d’un journaliste assassiné dans le sud du Mexique. Un pays qui est considéré comme le plus dangereux d’Amérique latine pour exercer le métier de journaliste.

Au Mexique, les meurtres de journalistes sont récurrents. Dans 90% des cas, leurs assassins ne sont pas inquiétés (photo d’illustration).

Santiago Enriquez a été abattu alors qu’il se rendait au studio d’El Cafetal, une radio communautaire qu’il avait fondée au sud de Oaxaca. Dans l’émission qu’il animait, il cherchait à promouvoir les droits des indigènes.

Mais il ne manquait pas non plus de critiquer les gouvernants. Récemment encore, il avait dénoncé publiquement des autorités municipales pour détournement de fonds publics.

Il est à ce jour le sixième journaliste assassiné depuis que le président Lopez Obrador a assumé le pouvoir en décembre dernier. Et le quatrième depuis le début de l’année. En outre, nombreux sont les journalistes qui sont victimes  d’agressions ou de menaces, auxquelles s’ajoutent des attentats contre les locaux des médias.

Impunité

Ces actes de violence, qui demeurent impunis dans 90 % des cas, sont commis soit par des membres du crime organisé, soit par des autorités ou des politiques qui veulent bâillonner la presse locale ou régionale.

Ce qui oblige souvent les journalistes à s’autocensurer ou alors à demander protection au gouvernement mexicain selon un mécanisme qui s’est avéré déficient, mais que Lopez Obrador s’est engagé à renforcer.

Source: RFI

Publicités