La tour Triangle sortira de terre à Paris en accéléré

La justice a autorisé lundi la construction de cette tour de 42 étages.

C’est la fin d’une longue bataille judiciaire. La justice a approuvé lundi la construction dans la capitale de la tour Triangle, portée par Unibail. Un gratte-ciel qui naîtra du côté de la porte de Versailles (XVe arrondissement). Critiqué par les écologistes, qui dénoncent un projet «énergivore», ce projet, dont le coût est estimé à 500 millions d’euros, a été retoqué une première fois en conseil municipal en 2014, avant son adoption en 2015 dans une version légèrement modifiée. Le chantier devait débuter il y a deux ans mais plusieurs associations ont réclamé à cette époque l’annulation du permis de construction du 28 avril 2017.

Les plaignants estimaient qu’il avait été délivré «en l’absence de toute mise en concurrence» et accusaient la mairie de «délit de favoritisme». Des arguments que vient de rejeter le tribunal administratif de Paris qui estime que «le permis de construire n’est pas entaché d’illégalité». L’étude d’impact est «suffisamment précise», la procédure est «régulière» et le permis de construire «ne méconnaît pas les dispositions du plan local d’urbanisme». Enfin, «la mairie de Paris n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en considérant que le projet de la tour Triangle n’est pas de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants», explique le tribunal dans sa décision.

Procédures simplifiées

Un an après «The Link», futur siège de Total à la Défense, c’est donc un nouveau gratte-ciel qui devrait voir le jour. La tour Triangle (92 500 m²), qui hébergera des hôtels de luxe (120 chambres avec un «sky bar»), des bureaux, des espaces de coworking, des restaurants ou encore un équipement culturel de 540 m2, culminera à 180 mètres de haut, pour 42 étages. Ce qui en ferait le troisième plus haut gratte-ciel de France derrière la tour First de la Défense (231 mètres) et la tour Montparnasse (210 mètres). En attendant que «The Link», et ses 244 mètres, sorte de terre. La première pierre de la tour Triangle doit être posée avant 2020, en vue d’une ouverture avant les Jeux olympiques (JO) en 2024. L’objectif est même de terminer en 2021.

Pour accélérer sa construction, le gouvernement a publié en février dernier un décret ad hoc, permettant à ce chantier de bénéficier des procédures d’urbanisme simplifiées relatives à la loi dite «olympique» de mars 2018.

Concrètement, les durées maximales de construction sont fixées à 18 mois pour ce type de bâtiment, voire à 14 mois si elles se situent «dans le périmètre d’un site classé ou en instance de classement». Surtout, le gratte-ciel bénéficiera d’un permis de construire «à double état». Grâce à cela, il ne sera pas nécessaire de demander un nouveau permis en cas de reconversion des bureaux en logements, si jamais cela s’avère nécessaire. De quoi calmer les ardeurs de ceux qui regrettent aujourd’hui l’absence d’habitations dans cette tour.

Source: Le Figaro

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