Washington promet une réponse « rapide et ferme » à toute attaque iranienne

Les USA disent se prépare dans le Golfe à des menaces d’attaques « imminentes » iraniennes.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a promis jeudi une « réponse rapide et ferme » à « toute attaque » de la part de l’Iran ou de ses alliés contre des intérêts américains.

« Nous ne cherchons pas la guerre », mais « notre retenue actuelle ne doit pas être interprétée à tort par l’Iran comme un manque de détermination », a-t-il ajouté dans un communiqué alors que les Etats-Unis ont dépêché un porte-avions et des bombardiers B-52 dans le Golfe face à des menaces d’attaques « imminentes » attribuées à Téhéran.

Selon Mike Pompeo, « la République islamique d’Iran est à l’origine ces dernières semaines d’une série d’actions et de déclarations menaçantes qui alimentent une escalade ».

« Quarante années de meurtres de soldats américains, d’attaques contre des installations américaines et d’Américains pris en otages par l’Iran sont un rappel constant que nous devons nous défendre », a-t-il martelé.

« Le régime de Téhéran doit comprendre que toute attaque menée par lui ou par ses affidés, quels qu’ils soient, contre des intérêts ou ressortissants américains fera face à une réponse rapide et ferme des Etats-Unis », a assuré le secrétaire d’Etat, qui était rentré plus tôt que prévu jeudi d’une tournée à l’étranger justement pour participer à des réunions sur l’Iran.

« Jusqu’ici, l’option par défaut du régime a été la violence, et nous en appelons à ceux à Téhéran qui voient une voie vers un avenir prospère à travers une désescalade pour modifier le comportement du régime », a-t-il ajouté.

Les Européens rejettent l' »ultimatum » de Téhéran

Washington n’a pas précisé à quelle menace l’administration de Donald Trump faisait référence depuis le weekend dernier, lorsqu’elle a porté sa campagne de « pression maximale » sur le terrain militaire.

De leurs côtés, les Européens ont rejeté jeudi l' »ultimatum » de Téhéran sur la reprise de ses activités nucléaires, appelant la République islamique à ne pas s’engager dans une « escalade » sans retour face à la pression croissante des Etats-Unis de Donald Trump.

La veille, Téhéran leur avait donné deux mois pour sortir réellement les secteurs pétrolier et bancaire iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions américaines, faute de quoi la République islamique renoncerait à des engagements pris dans l’accord international de 2015.

Téhéran a déjà décidé mercredi de s’affranchir de deux des engagements de cet accord qui vise à empêcher l’Iran de se doter de la bombe atomique et que le président Trump a unilatéralement dénoncé il y a un an.

Source: i24 News

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