Washington tente de renouer les relations avec l’AP, affirme Riyad al-Maliki

Le chef de la diplomatie a souligné que Washington « ne trouvera aucun Palestinien pour accepter » un plan de paix sans un état palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale.

Le ministre des Affaires étrangères Riyad al-Malki (Crédit : Issam Rimawi/Flash90)

Les États-Unis tentent de renouer les contacts avec l’Autorité palestinienne dans la perspective de l’annonce de son plan de paix pour le Moyen-Orient, a indiqué vendredi le ministre des Affaires étrangères de Ramallah Riyad al-Maliki.

L’Autorité palestinienne a officiellement coupé ses relations avec Washington en décembre 2017, après sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

L’administration Trump doit dévoiler son plan tant attendu début juin, mais les Palestiniens l’ont déjà rejeté et jugé trop favorable à Israël.

Malki a indiqué au journal en langue arabe basé à Londres Asharq Al-Awsatque les officiels américains tentaient de reprendre les discussions, mais a souligné que « les contacts étaient toujours entièrement gelés ».

Il a également assuré que Washington « ne trouvera aucun Palestinien pour accepter » son accord si celui-ci n’inclut pas un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale.

Il a rejeté toute idée d’incitations économiques pour influencer l’opinion palestinienne. « Le problème n’est pas financier, mais un principe et le droit des Palestiniens de lever l’injustice qui pèse sur eux ».

Le ministre des Affaires étrangères a affirmé que d’autres Etats arabes soutenaient leur position.

« Les pays arabes respectent et comprennent notre position, et ils transmettent nos positions claires à l’administration américaine ».

Lors d’une réunion du cabinet de sécurité de l’ONU jeudi, Maliki a déclaré : « Ce n’est pas un plan de paix mais plutôt les conditions d’une reddition, et aucune somme d’argent ne peut rendre cela acceptable ».

Jeudi, l’Autorité palestinienne a indiqué qu’elle avait demandé à l’Union européenne de reprendre le flambeau de la défense d’une solution à deux Etats si le plan américain à venir n’incluait pas d’Etat palestinien.

L’ambassadeur de l’Autorité palestinienne aux Nations unies Riyad Mansour a confié à des journalistes avoir appelé des responsables européens, lors de récentes réunions à Bruxelles, à se saisir de l’initiative et d’empêcher les États-Unis d’être le principal acteur du processus de paix au Moyen-Orient.

L’envoyé palestinien à l’ONU, Riyad Mansour, au Conseil de sécurité de l’ONU, 8 décembre 2017 (Crédit : Nations unies)

Les Palestiniens ont demandé à l’UE d’appeler à une conférence internationale qui réaffirmerait le consensus sur la solution à deux Etats et rejetterait l’approche de la Maison Blanche.

« Nous les impliquons », a expliqué Mansour aux journalistes au sujet de ces rencontres. « Ils doivent agir ».

« Nous serions extrêmement heureux de voir qu’il y a plus d’un acteur dans ce domaine, qui tente de déterminer comment progresser ».

Il a également indiqué que Ramallah souhaitait que la Russie renforce ses efforts diplomatiques au Moyen-Orient et suggéré que les Nations unies pourraient convoquer le quartet pour la paix dans la région.

Le quartet, « au moins, consiste en un processus collectif et pas en une seule partie… qui tente de décider comment avancer ». Il a précisé que les choses pouvaient avancer sur la base des positions convenues par le passé.

D’après Mansour, les Palestiniens sont reconnaissants des deux conférences internationales organisées par la France, « mais ils n’ont rien fait depuis » — ainsi que de la proposition de Vladimir Poutine d’accueillir un sommet entre le pd de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et Benjamin Netanyahu.

Jusqu’à présent, estime l’ambassadeur à l’ONU, les Palestiniens n’ont vu aucun résultat de ces initiatives.

Pour lui, les actions de l’administration américaine — notamment la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël et la fin des aides aux réfugiés palestiniens — et la menace de Netanyahu d’annexer les implantations israéliennes en Cisjordanie ne résoudront pas ce conflit durable et ne mèneront pas à la paix.

Il s’est dit convaincu que les Palestiniens se réjouissaient toujours du « soutien massif sur la scène internationale », mais a laissé entendre que si la voie diplomatique échouait, la bataille pourrait se tourner vers la démographie.

« Si c’est ça qu’ils veulent nous imposer un — un seul Etat — le peuple palestinien accélérera ses machines de reproduction et accroîtra sa population pour faire face à l’apartheid, » a-t-il déclaré.

Source: Times of Israël

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