Soit Liberman cède, soit de nouvelles élections ? Non, Netanyahu a une 3e option

Qu’en est-il de l’alchimiste Daniel Birnbaum de SodaStream, ou de Marie Nahmias qui inspire le Premier ministre ? Non, je plaisante. Mais encore une fois, Netanyahu aussi.

L’État d’Israël semble avoir un poste vacant au sommet.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est reçu par le ministre de la Santé Yaakov Litzman du parti Yahadout HaTorah (à gauche), lors d’un repas pour célébrer la naissance du petit-fils de Litzman, le 18 juin 2017. (Shlomi Cohen/FLASH90)

Sept semaines après la tenue des élections et la désignation de nos 120 députés, aucun de ces 120 députés ne semble capable d’obtenir l’appui d’une majorité de ses collègues pour diriger le pays.

Oui, 65 d’entre eux, immédiatement après le vote, ont recommandé au président Reuven Rivlin que notre hyper-talentueux, qui a fait ses preuves depuis longtemps et qui est extrêmement controversé, Benjamin Netanyahu, soit chargé de former un autre gouvernement. Mais sept semaines après que nous, citoyens, ayons consciencieusement placé nos bulletins de vote dans ces petites enveloppes bleues – les projecteurs du monde entier étant depuis longtemps passés à autre chose et la plupart des gens dans le monde ayant sans doute supposé que Netanyahu était bien installé à nouveau au pouvoir, il n’a pas réussi a réunir toutes ces différentes factions qui se chamaillent et qui lui apportent leur appui. Et ses fidèles ont été réduits à implorer divers députés de partis qui ne veulent absolument pas se joindre à lui pour faire défection et aider Netanyahu à obtenir une majorité avec des promesses manifestement insuffisamment attractives de haute fonction ministérielle s’ils transgressent la ligne du parti.

Contrecarré principalement par son ennemi juré de longue date, Avigdor Liberman, qui a soudainement décidé qu’un effort législatif sans importance particulière (nous reviendrons sur ce point dans un instant) doit tout simplement passer par le Parlement sans en changer une ligne, Netanyahu est maintenant confronté à ce qu’il semble croire être deux options : Il peut se retirer à contre-cœur et dire à Rivlin qu’il ne peut former un gouvernement majoritaire et que quelqu’un d’autre peut essayer ; ou, il peut organiser de nouvelles élections et espérer que le public le récompensera dans quelques mois avec une récolte légèrement différente de députés – en espérant exclure le gênant Liberman – qu’il pourra former en une majorité compatible.

Le président d’Israël Reuven Rivlin (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la résidence du président à Jérusalem le 17 avril 2019, alors que Rivlin demande à Netanyahu de former une nouvelle coalition après les élections du 9 avril. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

petit-fils de Litzman, le 18 juin 2017. (Shlomi Cohen/FLASH90)

L’État d’Israël semble avoir un poste vacant au sommet.

Sept semaines après la tenue des élections et la désignation de nos 120 députés, aucun de ces 120 députés ne semble capable d’obtenir l’appui d’une majorité de ses collègues pour diriger le pays.

Oui, 65 d’entre eux, immédiatement après le vote, ont recommandé au président Reuven Rivlin que notre hyper-talentueux, qui a fait ses preuves depuis longtemps et qui est extrêmement controversé, Benjamin Netanyahu, soit chargé de former un autre gouvernement. Mais sept semaines après que nous, citoyens, ayons consciencieusement placé nos bulletins de vote dans ces petites enveloppes bleues – les projecteurs du monde entier étant depuis longtemps passés à autre chose et la plupart des gens dans le monde ayant sans doute supposé que Netanyahu était bien installé à nouveau au pouvoir, il n’a pas réussi a réunir toutes ces différentes factions qui se chamaillent et qui lui apportent leur appui. Et ses fidèles ont été réduits à implorer divers députés de partis qui ne veulent absolument pas se joindre à lui pour faire défection et aider Netanyahu à obtenir une majorité avec des promesses manifestement insuffisamment attractives de haute fonction ministérielle s’ils transgressent la ligne du parti.

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Contrecarré principalement par son ennemi juré de longue date, Avigdor Liberman, qui a soudainement décidé qu’un effort législatif sans importance particulière (nous reviendrons sur ce point dans un instant) doit tout simplement passer par le Parlement sans en changer une ligne, Netanyahu est maintenant confronté à ce qu’il semble croire être deux options : Il peut se retirer à contre-cœur et dire à Rivlin qu’il ne peut former un gouvernement majoritaire et que quelqu’un d’autre peut essayer ; ou, il peut organiser de nouvelles élections et espérer que le public le récompensera dans quelques mois avec une récolte légèrement différente de députés – en espérant exclure le gênant Liberman – qu’il pourra former en une majorité compatible.

Le président d’Israël Reuven Rivlin (à droite) et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à la résidence du président à Jérusalem le 17 avril 2019, alors que Rivlin demande à Netanyahu de former une nouvelle coalition après les élections du 9 avril. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Ces deux options sont terribles pour Netanyahu. La première option, admettre sa défaite et donner à quelqu’un d’autre la chance d’être Premier ministre, est tout à fait inconcevable. Si les mots « Premier ministre » et « Benjamin Netanyahu » sont synonymes dans l’esprit de nombreux Israéliens, ils sont véritablement soudés ensemble dans la psyché de l’homme lui-même. Il ne peut tout simplement pas en être autrement. Mais la deuxième option est également impensable, car de nouvelles élections, qui auraient lieu en septembre, ne lui laisseraient probablement pas suffisamment de temps pour faire avancer les manœuvres législatives anti-démocratiques par lesquelles il espère s’immuniser contre des poursuites dans les trois affaires pénales dans lesquelles il est accusé. Son audience préalable à l’inculpation devant le procureur général est prévue pour octobre, et s’il n’arrive pas à persuader le procureur général de revenir sur sa décision, et s’il ne peut légiférer pour obtenir une immunité qui lui permettrait de ne pas être poursuivi, il sera jugé pour corruption dans les jours suivants.

Bien que pour le moment, Netanyahu ne soit toujours pas parvenu à obtenir les votes nécessaires pour former une coalition majoritaire, il semble pour l’instant qu’aucun de ses 119 collègues législateurs ne puisse le faire non plus. Les 65 députés qui, le mois dernier, ont recommandé Netanyahu à Rivlin comme Premier ministre, y compris Liberman et ses quatre collègues d’Yisrael Beytenu, confirment tous leur choix. Il est vrai que parmi ces 65 personnes, il y a beaucoup d’hommes et de femmes qui émettent des réserves privées à l’égard de Netanyahu.

De plus, plusieurs députés dans les rangs inférieurs de la liste du Likud de la Knesset craignent de perdre leur siège si nous sommes condamnés à un nouveau tour de scrutin (et surtout si le parti Koulanou de Moshe Kahlon est intégré au Likud), et il est plausible que ceux-ci voteront contre la dissolution de la Chambre si nous procédons à un vote de dissolution mercredi. Dans le cas improbable où le projet de loi de dissolution échouerait, l’aura d’invincibilité de Netanyahu serait brisée et il serait dans de graves ennuis.

Mais au moment d’écrire ces lignes, aucun des 65 membres n’est prêt à défier ouvertement Netanyahu et à se ranger du côté d’un candidat Premier ministre différent.

Benny Gantz, leader de l’alliance politique Kakhol lavan, revendique la victoire à l’issue des élections du 9 avril 2019, dans un discours à Tel Aviv. (MENAHEM KAHANA / AFP)

Cela signifie que Benny Gantz, l’ancien chef de l’armée israélienne à la tête de la principale alliance de l’opposition Kakhol lavan, est aussi incapable qu’il y a sept semaines de rassembler suffisamment de soutien pour une majorité à la Knesset sous sa direction. Il en va de même pour les 54 autres députés de l’opposition.

Gantz, qui a prononcé un discours de « victoire » spectaculairement inopportun quelques heures après la fermeture des bureaux de vote le 9 avril – alors qu’il était clair pour tous, sauf pour lui, qu’il n’avait pas la majorité – est à nouveau réticent à affronter l’arithmétique politique. Nous avons donc assisté à la vision surréaliste, tôt dans la matinée de mardi, de Netanyahu et de ses partisans votant en faveur de la première lecture d’un projet de loi pour dissoudre le Parlement sept semaines après une élection où ils se sont imposés, alors que Gantz et ses partisans ont voté contre sa dissolution, dans le vague espoir que Gantz puisse, dans les jours et semaines qui ont suivi, défier la gravité politique et convaincre plusieurs députés de droite ou ultra-orthodoxes à le rejoindre comme Premier ministre.

Vous auriez pensé que l’opposition ne serait que trop heureuse de permettre à Netanyahu et à ses alliés d’admettre leur défaite embarrassante – de faire en sorte que le Likud et ses partis satellites, autrement dit de démontrer au public qu’ils ne sont pas capables de mettre leurs différends mineurs de côté et constituer une majorité – et de tous nous faire subir une autre élection. On aurait pu penser que l’opposition aurait suffisamment confiance en elle – surtout si l’on considère les signes de consternation publique face aux efforts post-électoraux de Netanyahu pour se placer au-dessus de la loi – pour penser que de nouvelles élections seraient l’occasion de transformer la défaite d’avril en succès pour septembre.

De toute évidence, non.

Nous nous retrouvons donc ici, sept semaines après les élections, avec 120 députés fraîchement assermentés, et aucun d’entre eux n’est capable de commander une majorité parlementaire. Netanyahu ne peut pas le faire. Personne au Likud, au Shas, à Yahadout HaTorah, à Koulanou ou à l’Union des partis de droite n’ose à ce stade chercher à l’usurper. Le rebelle en chef Liberman est ravi de le contrecarrer, mais ne peut le remplacer. Et personne dans l’opposition ne peut obtenir les votes non plus.

Le moment est donc peut-être venu de faire preuve d’un peu de créativité. Si nous voulons nous épargner de nouvelles élections – si nous voulons éviter, comme l’a dit Netanyahu lundi soir, de devenir « l’Italie d’autrefois » – nous devons peut-être sortir des sentiers battus ou, plutôt, regarder au-delà de la Knesset.

N’y a-t-il pas quelqu’un, en dehors des 120 législateurs nouvellement élus, sur qui une majorité de ces 120 députés pourraient s’entendre pour se nommer un nouveau chef ? Qu’en est-il de Benny Begin, le fils infailliblement éthique du légendaire Premier ministre du Likud, Menachem ? Ou l’impressionnante Aliza Bloch, la nouvelle maire de Beit Shemesh ? Ou si nous sommes déjà en train de déployer le filet, qu’en est-il de l’alchimiste Daniel Birnbaum de SodaStream, un alchimiste qui transforme l’eau pétillante en or ?

Ou encore Marie Nahmias, la matriarche de 93 ans d’origine tunisienne qui a accueilli 52 enfants juifs et arabes et qui a rassemblé ce pays fracturé pendant quelques instants avec son appel à la tolérance lorsqu’elle a allumé un flambeau lors des festivités du Yom HaAtsmaout le mois dernier ? Elle n’a probablement pas de gardes du corps, mais il ne fait aucun doute que Gabi Eizenkot, le chef d’état-major de Tsahal récemment à la retraite, serait très heureux de lui offrir son aide.

Non, je ne suis pas sérieux. Nahmias n’accepterait probablement pas le poste (bien que Birnbaum pourrait le faire). Mais la loi israélienne, en tout cas, exige que le Premier ministre soit un député, et un député ne peut pas simplement se retirer sur un coup de tête et permettre à un étranger de son choix d’entrer et de prendre sa place.

Je ne suis pas sérieux. Mais encore une fois, les politiciens, dirigés par Netanyahu, ne le sont pas non plus, au grand détriment de ce pays.

Liberman, débordant d’inimitié personnelle pour le Premier ministre – qu’il a qualifié au fil des ans de « tricheur, menteur et escroc », de « champion du monde du zigzag », de « Premier ministre incapable de prendre une décision » et de leader qui « trompe sans vergogne le peuple israélien » – nous interdit une coalition, et ce faisant nous condamne à des élections tout à fait inutiles. Il le fait pour la prétendue cause d’une loi qui change à peine la situation intenable et discriminatoire actuelle, dans laquelle seule une infime partie du secteur ultra-orthodoxe effectue un service militaire ou national quelconque.

Et Netanyahu supplie Liberman de changer d’avis plutôt que d’avertir les dirigeants ultra-orthodoxes – Yaakov Litzman de Yahadout HaTorah, Aryeh Deri du Shas, et leurs mentors rabbiniques – que s’ils n’approuvent pas l’adoption de cette loi, il les frappera avec une législation qui pourrait vraiment exiger de leur communauté d’assumer sa juste part du service national.

Tandis que Netanyahu examine ses deux options foireuses – laisser quelqu’un d’autre essayer (et presque certainement échouer) de former un gouvernement, ou nous livrer à de nouvelles élections – il en a une troisième : renverser le processus habituel par lequel les politiciens ultra-orthodoxes l’extorquent, ainsi que le reste du pays, et leur dire qu’ils feraient mieux de faire la queue ou autre chose. Les ultra-orthodoxes peuvent penser qu’ils n’ont rien à perdre dans de nouvelles élections en termes de sièges à la Knesset, mais ils auraient beaucoup à perdre d’un Premier ministre moins empathique et moins accommodant.

Si Netanyahu ne se rend pas compte que c’est la voie qu’il doit suivre, et s’il ne peut pas rassembler les compétences nécessaires pour l’emporter, alors même certains de ses fidèles partisans commenceront à se demander ce qu’est devenu leur formidable Premier ministre.

Source: Times of Israël

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