L’économie mondiale ce fragilise de + en + ce mercredi

Après un léger sursaut (+0,99%) hier mardi, la cote parisienne est retombée brutalement ce jour, minée par les craintes économiques et les tensions géopolitiques. L’indice phare parisien, le CAC 40, a décroché ainsi de 2,08% en clôture à 5.251 pts.

Le puissant rebond de la place américaine hier est quant à lui totalement effacé ce jour. Il faut dire qu’il avait été alimenté surtout par l’effet d’annonce du report de certains droits douane, et que ce bon geste, signalant un apaisement potentiel des tensions sino-américaines, peut également être perçu comme un aveu de faiblesse de l’administration Trump. Dans le même temps, les quelques signaux d’inflation aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni limitent la capacité des banques centrales à soutenir l’économie en cas de réel coup dur.

Inversion de la courbe

Certains spécialistes dégainent également l’explication de l’inversion de la courbe des taux à deux et dix ans aux États-Unis. Cette inversion s’est produite ce jour, et peut annoncer une proche récession. Ainsi, sur le marché obligataire américain, la courbe des rendements à deux et dix ans vient de s’inverser pour la première fois depuis l’année 2007, ce qui réveille de douloureux souvenirs.

Enfin, les dernières statistiques chinoises ou européennes (allemandes en particulier) confirment le ralentissement global.

Le S&P500 rechute de 2,3% à mi-parcours, le Nasdaq de 2,7% et le DJIA de 2,4% environ. Sur le marché des changes, l’indice dollar gagne 0,1% à 97,8, alors que l’euro évolue à 1,114$ (-0,2%).

Le baril de brut WTI retombe de 4,8% à 54,3$, alors que le Brent dévisse de 4,3% à 58,7$ le baril. Cette correction se confirme après le dernier rapport du Département américain à l’énergie, faisant ressortir des stocks de brut domestiques, hors réserve stratégique, en augmentation de 1,6 million de barils pour la semaine close le 9 août, à 440,5 millions de barils. Le consensus tablait sur un repli de 2,5 mb. Les stocks d’essence ont quant à eux reculé de 1,4 million de barils, alors que les stocks de produits distillés ont diminué de 1,9 million de barils.

L’once d’or gagne quant à lui 0,9% de plus à 1.527$, alors que l’argent prend 1,4% sur des achats défensifs.

Actualité économique chargée outre-Atlantique

Le programme économique demeure chargé outre-Atlantique. Les indices américains des prix à l’import et à l’export pour le mois de juillet 2019 sont ressortis tous deux en progression de 0,2% en comparaison du mois antérieur, alors que dans les deux cas, le consensus était de -0,1% ! En glissement annuel, l’indice des prix à l’import a baissé de 1,8% et celui des prix à l’export de -0,9%, contre respectivement -2% et -1,2% de consensus.

L’indice des prix à la consommation aux États-Unis pour le mois de juillet 2019 était déjà ressorti hier en progression de 0,3% en comparaison du mois antérieur, selon le rapport gouvernemental du Département au Travail, alors que le consensus de place se situait à +0,2%. Cet indicateur des prix à la consommation est ressorti en augmentation de 1,8% en glissement annuel, par rapport au mois de juillet 2018, alors que le consensus se situait à +1,7%. L’indice des prix hors alimentation et énergie – éléments volatils – a grimpé également de +0,3% en juillet 2019, en comparaison du mois précédent, contre un consensus de +0,2%.

Demain jeudi, la journée sera animée avec dès 14h30 les traditionnelles inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close au 10 août (consensus 208.000), l’indice manufacturier de la Fed de Philadelphie pour le mois d’août (consensus 11,1), celui de la Fed de New York (consensus 2,5), les ventes de détail du mois de juillet (consensus +0,3% en comparaison du mois antérieur, +0,4% hors automobile, +0,5% hors automobile et essence), ainsi que les chiffres de la productivité et les coûts du second trimestre (consensus +1,5% pour la lecture préliminaire de la productivité non-agricole, +2% pour les coûts unitaires du travail). Les chiffres de la production industrielle du mois de juillet seront révélés à 15h15 par la Fed (consensus +0,1% en comparaison du mois de juin, -0,1% pour la production manufacturière et 77,8% de taux d’utilisation des capacités). Enfin, l’indice du marché immobilier américain de la National Association of Home Builders pour le mois d’août sera annoncé à 16h (consensus 66).

Indicateurs contrastés en Europe

Malgré la contraction de l’économie allemande, le PIB de la zone euro, corrigé des variations saisonnières, a augmenté de 0,2% au deuxième trimestre. Une évolution conforme aux attentes du marché. Sur un an, la croissance ressort à 1,1% après +1,2% au trimestre précédent, souligne Eurostat dans son estimation préliminaire. Le nombre de personnes ayant un emploi a par ailleurs augmenté de 0,2% dans la zone euro sur les trois mois clos fin juin.

La production industrielle, corrigée des variations saisonnières, a diminué de 1,6% dans la zone euro en juin après avoir progressé de 0,8% au trimestre précédent, annonce Eurostat, l’office statistique de l’Union européenne. En glissement annuel, la production industrielle affiche une baisse de 2,6%. Le consensus tablait respectivement sur des replis de 1,4% et de 1,2%.

Contre toute attente, l’inflation britannique a accéléré en juillet, atteignant 2,1% en rythme annuel après +2% en juin et contre un consensus de 1,9%. Plus tôt ce mois-ci, la Banque d’Angleterre prévoyait que l’inflation tomberait, au dernier trimestre, à son plus bas niveau en trois ans, sous la barre des 1,6%, en raison de la baisse des prix du pétrole et du plafonnement par le gouvernement des factures énergétiques des ménages. L’inflation annuelle ajustée, qui exclut les éléments les plus volatiles, a également progressé, à 1,9%, sur un sommet de six mois. Le marchait tablait sur une stabilité à 1,8%.

Pas de surprise en revanche concernant l’évolution des prix à la consommation en France en juillet. Confirmant son estimation préliminaire, l’Insee indique que l’IPC a reculé de 0,2% sur un mois, après une hausse de 0,2% en juin. Ce repli provient d’un recul saisonnier des prix des produits manufacturés (-2,8% après une stabilité en juin) dû aux soldes d’été et d’une baisse accentuée des prix de l’énergie (-1,1% après -0,1%). Les prix des services, eux, accélèrent (+1% après +0,5%), notamment ceux des transports aériens avec le début des vacances scolaires. Les prix alimentaires sont également plus dynamiques que le mois précédent (+0,5% après +0,1%). Enfin, les prix du tabac augmentent légèrement sur le mois. En glissement annuel, l’inflation atteint 1,1% après +1,2% en juin. L’indice des prix à la consommation harmonisé aux normes européennes (IPCH) se replie de -0,2% en juillet après +0,3% en juin. Sur un an, il ralentit à +1,3% après +1,4% le mois précédent. Une évolution conforme aux attentes du marché.

Le taux de chômage a continué de reculer en France. Calculé au sens du BIT, il a diminué de 0,2 point en moyenne sur le deuxième trimestre après une baisse de 0,1 point le trimestre précédent. À 8,5% de la population active en France (hors Mayotte), il est inférieur de 0,6 point à son niveau du deuxième trimestre 2018 et s’établit au plus bas depuis début 2009. En incluant les départements d’Outre-mer (hors Mayotte), il est également en baisse de 0,2 point, à 8,5%, un plus bas depuis fin 2008. En France métropolitaine, le nombre de chômeurs a reculé de 66.000 sur le trimestre, à 2,4 millions de personnes.

Comme attendu, l’économie allemande s’est contractée de 0,1% au deuxième trimestre après avoir progressé de 0,4% au cours des trois premiers mois de l’année. En glissement annuel, le PIB, ajusté des effets calendaires, affiche une hausse de 0,4%, précise l’Office fédéral de la statistique.

Profond ralentissement en Chine

Les statistiques chinoises du jour sont ressorties inférieures aux attentes. La production industrielle a ralenti, s’affichant à +4,8% en juillet et en rythme annuel, soit la plus faible hausse en plus de 17 ans, selon les données révélées par le Bureau national de la statistique (BNS). Le consensus était de +5,8% après une croissance de 6,3% en juin. Toujours selon les dernières statistiques gouvernementales, les ventes au détail ont également décéléré en juillet à +7,6%, contre +8,6% de consensus de place et +9,8% en juin. Enfin, le taux de chômage s’est élevé à 5,3%, contre 5,1% un mois avant.

Ces chiffres confirment donc le ralentissement chinois dans un contexte d’escalade des tensions commerciales avec les Etats-Unis. Ils traduisent également la déprime de la demande intérieure malgré des mesures de soutien mises en place par Pékin. L’administration américaine doit prélever à partir du 1er septembre des ‘tarifs’ douaniers additionnels sur les marchandises en provenance de Chine. Donald Trump a néanmoins adouci le ton avec un report au 15 décembre des droits de douane de 10% sur certains produits tels que les téléphones mobiles, les ordinateurs portables ou les consoles de jeu.

Valeurs en hausse

Sanofi grappille péniblement +0,04%. Le géant pharmaceutique bénéficie de son statut de valeur défensive depuis le début de la semaine. UBS est aussi passé de ‘neutre’ à ‘acheter’ en rehaussant son objectif de 79 à 87 euros.

Danone progresse de 1,2%. Exane BNP Paribas a relevé son opinion sur Danone de ‘neutre’ à ‘surperformer’ et sa ‘fair value’ de 78 à 89 euros.

Valeurs en baisse

Société Générale (-4,1%), BNP Paribas (-2,6%), Crédit Agricole (-2%) et Natixis(-2,7%) corrigent solidairement. La BCE a demandé aux banques de continuer à se préparer à toutes les éventualités possibles en cas de ‘hard Brexit’ le 1er novembre prochain. Jusqu’à présent, le régulateur note que les banques ont transféré nettement moins d’activités, de fonctions critiques et de personnel à leurs entités de la zone euro dans le cadre de leurs plans prévus initialement pour faire face au Brexit. La BCE attend désormais que les établissements financiers accélèrent la mise en oeuvre de leurs plans afin de minimiser le risque d’exécution. Ils devraient également s’attaquer aux défis opérationnels associés au transfert de personnel et de clients et à la mise en place des processus et des systèmes internes nécessaires.

La BCE estime qu’en raison des retards observés, les banques risquent de ne pas être en mesure de mettre pleinement en oeuvre leurs modèles opérationnels cibles dans les délais convenus avec leurs superviseurs. La BCE attend des banques qu’elles donnent suite aux engagements convenus, en particulier en ce qui concerne le renforcement des capacités locales de gestion des risques et des structures de gouvernance. Si les plans n’étaient que partiellement mis en oeuvre, cela pourrait avoir un impact négatif sur la rentabilité des banques. Cette communication de l’Institution européenne intervient alors que les chances de voir le Royaume-Uni quitter l’UE sans accord ont augmenté avec l’arrivée au pouvoir de Boris Johnson. Le Premier ministre britannique a promis la sortie du pays de l’UE le 31 octobre, « quoi qu’il arrive ».

TechnipFMC rechute de 6,4% avec les cours du brut. Le titre avait progressé hier avec la hausse du baril, mais retombe donc aussi vite. HSBC a maintenu son avis d »achat’ avec un objectif de cours rehaussé de 25 à 26,1 euros.

Les pétrolières sont donc particulièrement malmenées. Vallourec (-6,7%) et CGG(-6,4%) décrochent, tandis que Total (-1,3%) limite la casse.

Les autres fortes baisses concernent notamment Faurecia (-6,6%), Neopost (-6,3%), Valeo (-5,5%), Plastic Omnium (-5,5%), Eramet (-5,4%) ou STMicroelectronics(-4,4%). WendelArkemaFnac Darty et Spie perdent plus de 4%…

Altice (-4,8%). Free (-1,8% pour la maison-mère Iliad ce soir) doit, dans les prochains jours, cesser la diffusion des chaînes BFMTV, RMC Découverte et RMC Story en application de la décision exécutoire du juge des référés du Tribunal de grande instance de Paris du 26 juillet 2019.

SII recule de 1,1%. Les opérateurs optent pour des prises de bénéfices après la publication trimestrielle dévoilée hier soir et le beau parcours récent qui a ramené le titre à proximité de ses sommets. SII a enregistré au cours du 1er trimestre de son exercice 2019-2020 un chiffre d’affaires de 162,6 ME, en croissance de 10,1%. Cette expansion s’inscrit dans la même dynamique que le trimestre précédent.

Source : Orange Actu

A Wall Street, Dow Jones et Nasdaq creusent leurs pertes

Les principaux indices de la Bourse new-yorkaise plongeaient mercredi en cours de séance dans un marché inquiet par plusieurs signes faisant craindre un ralentissement de l’économie mondiale.

Le Dow Jones, l’indice vedette de Wall Street, cédait 2,67% vers 17H15 GMT à 25.579,41 points. 

Le Nasdaq à forte coloration technologique lâchait 2,97% à 7.778,02 points après avoir chuté de plus de 3%, tandis que le S&P 500 reculait de 2,68% à 2.847,78 points. 

Le marché avait pourtant bondi mardi après des gestes de l’administration Trump signalant un apaisement, au moins temporaire, des tensions commerciales entre Washington et Pékin.  

Mais des statistiques en provenance de Chine, où la croissance de la production industrielle est tombée en juillet au plus bas en 17 ans, et d’Allemagne, où l’activité économique s’est contractée au deuxième trimestre, ont suscité une vague d’inquiétudes parmi les acteurs du marché. 

« Les données économiques en provenance de Chine et d’Allemagne sapent le moral des investisseurs », a souligné Lilan Currens de Schaeffer. 

Le rendement sur les bons du Trésor américains à dix ans est passé temporairement mercredi sous celui des bons à deux ans, pour la première fois depuis 2007. 

Ce phénomène, connu sous le nom d' »inversion de la courbe des taux », reflète la différence de rendement accordé par l’Etat américain aux investisseurs misant sur sa dette à court ou à long terme. Particulièrement redouté des marchés financiers, il est généralement l’indicateur avancé d’une récession.  

Le taux d’intérêt sur la dette à 30 ans est lui tombé à son plus bas historique. 

La combinaison des indicateurs et de la chute des taux à long terme « accroît la peur d’une récession imminente », selon Tony Dwyer, stratégiste pour Canaccord Genuity. 

Mais cela pourrait aussi inciter la Banque centrale américaine (Fed) à abaisser plus fortement les taux d’intérêt dans les prochains mois et ainsi « déclencher un rebond de l’activité économique d’ici la fin de l’année », tempère-t-il.  

Source : L’Expansion

L’Argentine vient de subir le deuxième plus gros krach boursier depuis 1950 – et le pays est à nouveau au bord d’une crise financière

  • L’Argentine est au bord de la crise financière après une élection primaire brutale qui a vu le président Mauricio Macri perdre contre Alberto Fernandez et son acolyte, Cristina Fernandez de Kirschner, ancienne présidente.
  • L’indice S&P Merval a chuté de 48 % lundi, ce qui représente la deuxième plus forte baisse en une seule journée pour un marché boursier depuis 1950.
  • Le peso argentin a chuté de 15% par rapport au dollar américain lundi, et a prolongé ses pertes mardi.
  • Les investisseurs craignent que l’Argentine ne manque à nouveau à ses engagements.

L’Argentine est au bord d’une crise financière après que son dirigeant actuel, le président Mauricio Macri, a été battu ce week-end par un adversaire de gauche aux élections primaires du pays par une marge plus importante que prévu. 

Cette perte stupéfiante a ébranlé les marchés argentins. L’indice S&P Merval a chuté de 48 % lundi, soit la deuxième plus forte baisse en une seule journée sur un marché boursier mondial depuis 1950, selon Bloomberg. Le peso argentin a également baissé, perdant 15% de sa valeur par rapport au dollar américain lundi et tombant encore mardi à un nouveau plus bas.

Les investisseurs craignent que si Macri ne remporte pas un second mandat en octobre, l’équipe adverse d’Alberto Fernández, de gauche, et sa compagne de course – l’ancienne leader Cristina Fernández de Kirchner – n’annulent les progrès réalisés par Macri pour regagner la confiance des investisseurs en Argentine et ailleurs.

Le dirigeant conservateur a mené une campagne d’austérité pour le pays et a obtenu un renflouement record de 56 milliards de dollars du Fonds monétaire international en 2018. Si Macri perd, Fernandez pourrait tenter de renégocier la dette de l’Argentine envers le FMI.

Selon M. Bloomberg, l’Argentine a une dette en devises de plusieurs milliards de dollars à rembourser au cours de la prochaine année – 15,9 milliards de dollars en remboursement de la dette arriveront à échéance en 2019, et 18,6 milliards de dollars en capital, prêts et intérêts sur obligations.

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Aux élections primaires du week-end, Macri n’a remporté que 32 % des suffrages, tandis que Fernandez a remporté 47 % des suffrages. L’avance de 15 points était beaucoup plus importante que ce à quoi s’attendaient les investisseurs, a indiqué M. Bloomberg.

Les investisseurs fuient maintenant les actifs du pays en masse, ce qui amène les observateurs de l’industrie à se demander si le défaut de paiement est à l’horizon. Le pays est aux prises avec une politique budgétaire difficile depuis des années et a déjà manqué à ses engagements – une fois en 2001 et une autre fois en 2014, sous la présidence de Fernandez de Kirchner, alors président.

Lundi, les swaps de défaut de crédit ont indiqué que les négociants fixaient à 75 % la probabilité que l’Argentine suspende les paiements de sa dette au cours des cinq prochaines années, contre 49 % vendredi, a indiqué M. Bloomberg. Les obligations d’État ont chuté de 25 % en moyenne, certains prix tombant jusqu’à 55 cents pour un dollar, selon Bloomberg.

Même les obligations à 100 ans de l’Argentine ont atteint un nouveau creux. Selon Bank of America Merrill Lynch, l’obligation d’État à 100 ans a été émise il y a environ deux ans pour 90 $ à un taux de 7,125 %.

Macri espère toujours renverser le résultat en octobre. Lors d’une conférence de presse lundi, il a déclaré que son équipe économique s’efforçait de répondre aux préoccupations des électeurs au sujet de l’économie, mais que l’effondrement du marché montre qu’il n’y a pas une confiance généralisée dans son opposition, a indiqué M. Bloomberg.

Source : BusinessInsider & Traduit par : SENTINELLE SAPS

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