Attaque de drones. Les États-Unis « prêts à riposter »

Les États-Unis se disent « prêts à riposter » aux attaques de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, qui ont entraîné une réduction de moitié de sa production, stratégique pour l’économie mondiale.

« L’approvisionnement en pétrole de l’Arabie saoudite a été attaqué. Il y a des raisons de croire que nous connaissons le coupable. Nous sommes prêts à riposter (…), mais nous attendons que le Royaume (saoudien, NDLR) nous dise qui il estime être le coupable de cette attaque et sous quelle forme nous devrons agir ! », a tweeté Donald Trump, faisant ainsi pour la première fois allusion à une éventuelle réponse militaire.

Dans un tweet précédent, le président américain avait « autorisé l’utilisation du pétrole de la Strategic Petroleum Reserve, si besoin, pour une quantité qui reste à définir ».

Les rebelles yéménites Houthis, qui sont soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par Ryad, ont revendiqué ces attaques contre les installations du géant Aramco.

Il n’y a aucune preuve que cette « attaque sans précédent contre l’approvisionnement énergétique mondial » soit venue du Yémen, avait commenté, samedi, Mike Pompeo, secrétaire d’État américain, accusant l’Iran d’être à l’origine de l’attaque et assurant que les États-Unis allaient œuvrer pour assurer l’approvisionnement des marchés.

Des accusations « insensées »

Téhéran a jugé ces accusations « insensées » et « incompréhensibles », par la voix d’Abbas Moussavi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, laissant entendre qu’elles avaient pour but de justifier « des actions futures » contre l’Iran.

L’Irak a, de son côté, réfuté tout lien avec cette attaque après que le « Wall Street Journal » a indiqué que des responsables américains et saoudiens étudiaient la possibilité que des missiles aient pu être tirés sur les installations pétrolières depuis l’Irak.

Les Saoudiens aimeraient que d’autres se battent pour eux

« Agression terroriste »

Mohammed ben Salmane, prince héritier saoudien, dont le pays est le grand rival régional de l’Iran, a assuré que Ryad était « disposé et capable » de réagir à cette « agression terroriste ». Mais James Dorsey, expert du Moyen-Orient à la S. Rajaratnam School of International Studies, à Singapour, considère que des représailles directes sont peu probables : « Les Saoudiens ne veulent pas d’un conflit ouvert avec l’Iran (…). Ils aimeraient que d’autres se battent pour eux, mais les autres sont réticents ».

Source: Le Télégramme

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