Match retour : guide des 30 partis en lice aux législatives en Israël

Tout ce que vous devez savoir sur les leaders, les nouvelles alliances, les partis qui risquent de trébucher sous le seuil d’éligibilité et les inconnues sérieuses mais sans espoir

Lorsque trois sondages de sortie des urnes ont été publiés à la fin du vote le 9 avril, il était évident que les Israéliens auraient dû attendre un peu pour connaître le vainqueur de ces élections âprement disputées.

Il n’était toutefois pas certain que cinq mois plus tard, il n’y aurait toujours pas de vainqueur, ni de coalition ou de gouvernement au pouvoir, et qu’Israël se dirigerait vers une deuxième élection sans précédent la même année… et probablement sans aucune résolution du problème en vue.

Mardi, les Israéliens se rendront aux urnes pour ce qui pourrait s’annoncer comme une répétition de l’impasse survenue après le scrutin national d’avril, lorsque le Premier ministre Benjamin Netanyahu n’a pas formé de coalition, puis a renvoyé le pays aux urnes pour empêcher son principal rival, Benny Gantz, président de Kakhol lavan, de tenter de former une coalition.

L’intérêt du public pour cette deuxième élection n’ayant jamais été aussi faible, les partis ont largement attendu les dernières semaines de la campagne pour faire passer leur message aux électeurs, se concentrant principalement sur la dissuasion du public de voter pour leurs rivaux des deux côtés de l’échiquier politique.

Des feuilles de bulletins de vote nouvellement imprimés vues à l’imprimerie Palphot à Karnei Shomron, en préparation des prochaines élections générales d’Israël, le 28 août 2019. (Flash90)

Le total de 30 formations est en baisse par rapport au dernier scrutin électoral, où un nombre record de 39 partis étaient en lice le 9 avril. L’Amérique se débrouille avec deux partis politiques pour ses 300 millions d’habitants. Nous qui sommes moins de neuf millions d’Israéliens, avec notre surabondance de démocratie politique, avons apparemment besoin de dizaines de choix.

Il en résulte un paysage politique aussi diversifié et imprévisible qu’Israël lui-même.

Pour les électeurs et observateurs confus sur ce que les partis défendent réellement, après plusieurs semaines d’informations politiques, voici le regard du Times of Israel sur chacun des partis politiques dans la course : les leaders, les nouvelles fusions, les partis bien établis qui risquent de tomber sous le seuil d’éligibilité, les inconnus sérieux mais sans espoir et les provocateurs bizarroïdes.

Vue des bulletins de vote à l’entrepôt de la commission centrale électorale à Shoham, le 25 mars 2019. (Noam Revkin Fenton/Flash90)

Likud

Lettres sur le bulletin de vote : מחל
Sièges gagnés en avril : 35 (39 en incluant Koulanou) | Sondages en cours : 32-33

Des ouvriers israéliens accrochent un grand panneau d’affichage avec des photos du président américain Donald Trump et du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, dans le cadre de la campagne électorale du Likud, à Jérusalem, le 4 septembre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Après avoir réalisé sa meilleure performance en 16 ans aux élections d’avril, le Likud de Benjamin Netanyahu cherche à reproduire ce résultat – et même encore plus – le 17 septembre, dans l’intention de former la prochaine coalition gouvernementale après avoir échoué à former un gouvernement majoritaire au printemps dernier. Le vote national a lieu deux mois après que Netanyahu a battu le record du plus long Premier ministre israélien, dépassant le père fondateur David Ben Gurion.

Le parti de droite au pouvoir a de nouveau refusé d’exposer ses orientations, préférant plutôt se baser sur ses performances passées. C’est ainsi que Netanyahu a établi un lien entre la prospérité économique d’Israël au cours de la dernière décennie et les vues libérales défendues par le parti ; insisté sur le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire iranien, un accord contre lequel il a fait pression ; vanté les solides relations américano-israéliennes sous le président Donald Trump, notamment la reconnaissance de Jérusalem et du plateau du Golan ; les fortes relations avec le président russe Vladimir Poutine, et le dirigeant indien Narendra Modi ; souligné la sécurité relative qu’Israël a connue au cours de la dernière décennie, sans guerre majeure ; et mis en exergue son soutien au mouvement des implantations et à l’application de la souveraineté israélienne dans les zones juives de Cisjordanie, la loi de l’État-nation juif, les liens secrets avec les États arabes, entre autres.

Les élections ont lieu au moment où l’administration Trump s’apprête à publier son plan de paix tant attendu.

Netanyahu a déclaré qu’il était prêt à s’opposer au président américain si la proposition allait à l’encontre des intérêts israéliens – tout comme il a affronté l’ancien président américain Barack Obama sur l’Iran.

En ce qui concerne la religion et l’État, le parti s’en tient au statu quo de longue date à la demande de ses partenaires de la coalition ultra-orthodoxe et n’a pas cherché à rompre l’équilibre existant sur des questions cruciales telles que Shabbat, le mariage, le divorce et la conversion.

Netanyahu est en tête de liste pour son parti Likud, suivi du président de la Knesset, Yuli Edelstein, du ministre des Affaires étrangères, Yisrael Katz, et du ministre des Affaires stratégiques, Gilad Erdan.

Le ministre des Finances Moshe Kahlon, dont le parti Koulanou a fusionné avec le Likud en mai, s’est classé cinquième. Gideon Saar, Miri Regev, Yariv Levin, Yoav Gallant et Nir Barkat complètent le top 10 du Likud.

Kakhol lavan

Lettres sur le bulletin de vote : פה
Sièges gagnés en avril : 35 | Sondages en cours : 32-33

Les présidents de Kakhol lavan Benny Gantz et Yair Lapid s’expriment lors d’une campagne à Kiryat Ono, le 7 août 2019. (Flash90)

Créé en février après une fusion entre Hossen LeYisrael de l’ancien chef de Tsahal Benny Gantz, (qui comprend également la faction Telem dirigée par Moshe Yaalon) et Yesh Atid de Yair Lapid, le parti centriste Kakhol lavan est immédiatement devenu le principal et unique challenger viable du Likud.

Acceptant d’unir leurs forces pour tenter de remplacer M. Netanyahu au poste de Premier ministre, les deux dirigeants ont conclu un accord de rotation en vertu duquel M. Gantz serait Premier ministre pendant deux ans et demi, suivi de M. Lapid pendant les deux années restantes, en cas de victoire.

Au cours de cette campagne, le parti a décidé de diriger un « gouvernement d’unité laïc » qui n’inclurait pas les partis ultra-orthodoxes. M. Gantz a déclaré qu’il ferait plutôt appel au Likud, à Yisrael Beytenu et au Parti travailliste pour rejoindre sa coalition.

Sur les questions sociales, le parti affirme qu’il « préservera l’identité juive de l’État parallèlement à la réalisation du droit de chaque personne et de chaque communauté à façonner leur mode de vie dans la liberté et la tolérance », soutenant les initiatives bloquées par les ultra-orthodoxes, comme les transports publics, le Shabbat et la suppression de la loi
« commerces à Shabbat » qui interdit certaines activités économiques le jour juif du repos.

S’attaquant à d’autres questions qui ont irrité les députés ultra-orthodoxes, son programme promet également d’adopter une législation autorisant les unions civiles homosexuelles et la gestation pour autrui (GPA) pour les couples de même sexe et inclut un engagement pour appliquer un accord actuellement gelé devant étendre la zone mixte au mur Occidental et créer un organisme unique en son genre composé de dirigeants juifs non orthodoxes pour la gérer.

Le contenu du programme diplomatique énoncé dans le manifeste de 45 pages comprend le soutien en faveur d’une Jérusalem « unie » comme capitale d’Israël, le maintien du contrôle israélien sur la vallée du Jourdain, le maintien des blocs d’implantation en Cisjordanie, avec en parallèle une détermination à engager les négociations avec les Palestiniens.

Tout en promettant qu’il n’y aura pas de « second désengagement », à l’instar de celui de Gaza en 2005, le manifeste indique également que le parti va « initier une conférence régionale avec les pays arabes qui cherchent la stabilité et approfondir le processus de séparation vis-à-vis des Palestiniens tout en maintenant partout et sans compromis les intérêts sécuritaires de l’État d’Israël et la liberté de Tsahal ».

La liste électorale présentée par Kakhol lavan est presque identique à celle d’avril, avec des changements apportés uniquement en ce qui concerne l’ordre des candidats en dessous de la 30e place de la liste, bien que le parti a déclaré précédemment qu’il essaierait d’augmenter le nombre de femmes présentes aux premières places.

Yisrael Beytenu

Lettres sur le bulletin de vote : ל
Sièges gagnés en avril : 5 | Sondages en cours : 8-9

Avigdor Liberman, leader de Yisrael Beytenu, lors d’une conférence de presse à Tel Aviv, le 19 mars 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

Dans un monde de plus en plus peuplé de partis de droite, Yisrael Beytenu tente de se distinguer comme étant le seul à être laïc et sans complexe. Son président Avigdor Liberman a critiqué ouvertement la « coercition religieuse », promouvant les transports publics et permettant aux supérettes de rester ouvertes le jour du Shabbat, en plus de mettre fin au contrôle du grand-rabbinat sur le mariage et le divorce.

En lançant sa campagne en janvier, Liberman s’est montré ferme devant plusieurs grandes affiches avec des slogans soulignant les individus et les groupes qu’il allait affronter. Dans cette liste figuraient aussi bien l’organisation terroriste palestinienne du Hamas, le mouvement BDS et le député arabe Ahmad Tibi, que les ultra-orthodoxes – un message destiné à sa base laïque d’Israéliens originaires de l’ex-URSS qui a vu leur judaïsme contesté par les autorités religieuses de l’Etat.

Les députés d’Yisrael Beytenu se sont souvent opposés aux députés ultra-orthodoxes lors de leurs efforts pour réglementer les exemptions répétées à la conscription militaire des étudiants ultra-orthodoxes, un combat que Liberman a promis de poursuivre à la Knesset.

Les élections du 17 septembre ont été convoquées après que M. Liberman a conditionné son entrée dans un gouvernement dirigé par M. Netanyahu à l’adoption d’une loi officialisant les exemptions au service militaire obligatoire pour les étudiants des séminaires, incitant le Premier ministre à dissoudre la Knesset et à demander un vote surprise plutôt que de laisser un autre député tenter de former une coalition.

Depuis lors, l’ancien ministre de la Défense a vu sa popularité augmenter dans les sondages et juré de forcer un gouvernement d’unité nationale entre le Likud et Kakhol lavan si aucun des deux ne peut former un gouvernement sans son parti.

La question de la sécurité a été tout aussi importante dans la campagne d’Yisrael Beytenu. Liberman se vante en effet d’avoir fait en sorte qu’Israël ait connu l’une des périodes les plus calmes de son histoire pendant ses deux ans et demi passés au ministère de la Défense. Il se dit fier de sa décision de démissionner de son poste en novembre dernier pour protester contre un cessez-le-feu négocié avec le Hamas afin de mettre fin aux combats dans la bande de Gaza, qui, selon lui, équivaut à céder au terrorisme et à abandonner les résidents du sud d’Israël.

L’ex-ministre va-t-en-guerre a également critiqué avec virulence la décision du gouvernement israélien d’autoriser des transferts de fonds qataris dans l’enclave palestinienne, affirmant que seule une politique sans compromis, notamment la peine de mort pour les terroristes palestiniens, la destruction de leur maison et l’expulsion de leur famille, permettra de vaincre le terrorisme.

Alors que le parti soutient pleinement les implantations israéliennes et que Liberman, en sa qualité de ministre de la Défense, a supervisé l’approbation de dizaines de milliers de maisons israéliennes au-delà de la Ligne verte, son programme ne réclame pas l’annexion de la Cisjordanie. Au lieu de cela, le parti soutient un « accord régional » qui verrait l’échange de certaines agglomérations arabes israéliennes avec des blocs d’implantations.

Liste arabe unie

Lettres sur le bulletin de vote : ודעם
Sièges gagnés en avril : 10 (Raam-Balad et Hadash-Taal) | Sondages en cours : 10-11

Le politicien arabe israélien Ayman Odeh (C) du parti Hadash fait le signe de la victoire au siège du parti à Nazareth, dans le nord d’Israël, lors des élections du 9 avril 2019. (Ahmad GHARABLI / AFP)

La Liste arabe unie est une alliance des quatre plus grands partis à majorité arabe d’Israël, dont le parti socialiste Hadash, le Taal exclusivement arabe, le Raam islamiste et le Balad nationaliste. Le parti unifié s’est présenté aux élections nationales de mars 2015, remportant 13 sièges à la Knesset, mais s’est divisé en deux listes avant le scrutin d’avril.

Après une participation relativement faible des électeurs arabes israéliens en avril, les quatre formations se sont engagées à reconstituer la Liste arabe unie et sont finalement parvenues à un accord fin juillet pour se présenter sur une liste commune.

Le programme politique de la Liste arabe unie affirme soutenir la fin du régime militaire israélien sur les Palestiniens, l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Jérusalem-Est comme capitale, le démantèlement de toutes les implantations et de la barrière de sécurité, la libération des « prisonniers politiques » et une solution juste au problème des réfugiés palestiniens pour s’assurer que ceux-ci puissent retourner sur des terres qui font maintenant partie d’Israël.

La Liste arabe unie considère les Arabes israéliens comme les habitants autochtones d’Israël et appelle à leur reconnaissance en tant que minorité nationale avec des droits collectifs, y compris ceux liés à la culture, l’éducation et la religion. Elle affirme également qu’elle luttera contre l’expropriation des terres et la démolition des habitations et prendra des mesures pour abolir la loi de l’État-nation et légiférer une constitution démocratique fondée sur les principes de justice, d’égalité et de droits humains.

Son programme ajoute que l’alliance s’attaquera également à la pauvreté et au chômage dans la société arabe et cherchera des mécanismes pour assurer la sûreté et la sécurité dans les communautés arabes.

Yamina

Lettres sur le bulletin de vote : טב
Sièges gagnés en avril : 5 (pour l’Union des partis de droite) | Sondages en cours : 8-9

Ayelet Shaked (C), présidente du parti israélien Yamina, pose pour une photo lors d’une tournée électorale au marché Mahane Yehuda à Jérusalem, le 31 août 2019. (MENAHEM KAHANA / AFP)

Mis à part quelques ajouts et changements dans le classement, le noyau qui constituait HaBayit HaYehudi il y a moins d’un an est de nouveau réuni au sein de Yamina. Avant les élections précédentes, Naftali Bennett, l’ancien chef de HaBayit HaYehudi et sa numéro 2 Ayelet Shaked ont quitté le parti sioniste religieux afin de répondre à une population de droite rejetée par les profondes connotations religieuses de leur ancienne formation.

Cependant, le public ciblé s’est avéré trop restreint et les anciens ministres populaires de HaYamin HaHadash n’ont pas réussi à franchir le seuil électoral.

Entre-temps, HaBayit HaYehudi qu’ils ont quitté s’est trouvé un nouveau président en la personne de Rafi Peretz, a signé un accord de fusion avec l’Union nationale beaucoup plus dure de Bezalel Smotrich et, grâce aux pressions de Netanyahu, s’est allié au parti d’extrême droite Otzma Yehudit pour garantir que le vote ne serait pas perdu ; aussi radicaux soient-ils.

Leur Union des partis de droite avait réussi à franchir le seuil d’éligibilité et remporté cinq sièges en avril, mais les dirigeants ont reconnu qu’une autre course aux élections avec la même formule était un trop grand risque à prendre une fois encore. En conséquence, l’Union des partis de droite et HaYamin HaHadash ont accepté de fusionner, et Shaked a obtenu la première place de l’alliance, faisant d’elle la seule femme dirigeante d’une liste majeure dans la course de septembre. La liste déjà surpeuplée s’est avérée insuffisante pour Otzma Yehudit, opposé à la coexistence judéo-arabe, qui a choisi de se présenter indépendamment en raison de désaccords avec les autres dirigeants de Yamina, rendant ainsi la liste des candidats plus proche de celle du parti HaBayit HaYehudi de l’époque.

Yamina insiste sur le fait que sans une forte présence à la Knesset, il n’y aura personne pour s’assurer que Netanyahu mène réellement la politique de droite sur laquelle il fait campagne. Cela inclut l’annexion des implantations, l’opposition catégorique au plan de paix Trump, des actions militaires plus agressives pour combattre le Hamas dans le sud et le Hezbollah dans le nord, donnant à la Knesset plus de pouvoir dans la nomination des juges et une économie de marché plus vigoureuse et libre.

Les principales questions ayant le plus souffert des compromis nécessaires à la création de Yamina sont celles de la religion et de l’Etat. Alors que Shaked insiste sur le fait que sa présence en haut de la liste démontre que le parti peut encore être un foyer pour la droite laïque, elle est l’une des deux seules candidates laïques dans les 13 premières places de la liste. Le parti a également été entaché de scandales ces derniers mois avec les propos de Peretz et Smotrich en faveur, notamment, d’un État halakhique et d’une plus grande place accordée à la religion dans les programmes scolaires financés par l’État.

Tirant les leçons de l’élection précédente, Shaked et Bennett ne réclament pas de postes gouvernementaux particuliers, mais Shaked a laissé entendre qu’elle aimerait réintégrer le ministère de la Justice pendant que Bennett mettait en évidence son expérience dans le domaine de l’économie au cours de la campagne. Quant à Peretz et Smotrich, tous deux ont exprimé le désir de rester en poste, respectivement ministre de l’Éducation et ministre des Transports.

Toutefois, ils devront probablement limiter leur liste de souhaits à trois postes importants, à moins que Yamina ne se montre trop performante le jour du scrutin.

Le placement de Shaked en tête de la liste Yamina a donné au parti de droite un coup de pouce qui, selon les sondages, se traduira par 9-11 sièges à la Knesset. Cependant, la poussée traditionnelle de dernière minute de Netanyahu sur le « gevalt » pourrait ronger les gains réalisés par Yamina depuis la formation du parti en juillet, les électeurs de droite craignant que le gouvernement de Netanyahu ne soit remis en cause par le Likud.

Camp démocratique

Lettres sur le bulletin de vote : מרצ
Sièges gagnés en avril : 5 (en tant que Meretz) | Sondages en cours : 5-6

Le président de Meretz Nitzan Horowitz, à droite, le chef du Parti démocratique israélien Ehud Barak, gauche, et la députée Stav Shaffir font une conférence de presse pour annoncer leur nouvelle alliance, le Camp démocratique, avant les élections du 17 septembre, à Tel Aviv le 25 juillet 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

Le Camp démocratique, une nouvelle fusion entre le Meretz, le Parti démocrate israélien de l’ancien Premier ministre Ehud Barak et la désertrice du Parti travailliste Stav Shaffir, est le seul parti de gauche qui se définisse comme tel, exprimant un soutien sans faille à un État palestinien ainsi que des droits aux minorités et un pluralisme religieux en Israël.

En plus d’appeler à des négociations immédiates avec l’Autorité palestinienne et à l’assouplissement des restrictions tant pour la bande de Gaza que pour les Palestiniens vivant en Cisjordanie, le parti dispose également d’une vaste plate-forme de propositions intérieures progressistes.

Seul parti à réclamer ouvertement une augmentation des impôts sur les revenus les plus élevés, le Camp démocratique, qui fonde son programme en grande partie sur celui du Meretz, veut augmenter considérablement les budgets de l’Education et de la Santé afin d’améliorer les infrastructures et de relever sensiblement la rémunération des enseignants et infirmières. Elle appelle en particulier à introduire la gratuité de l’enseignement dès l’âge d’un an et à recalibrer le budget de la santé afin d’accroître les investissements dans la médecine publique par rapport à la croissance des prestataires de soins privés.

Grand défenseur de la séparation de la religion et de l’État, le Camp démocratique appelle à l’introduction du mariage civil à part entière pour les juifs et les non-juifs, religieux et laïcs, orthodoxes et progressistes, hétérosexuels et homosexuels.

Consacrant la plus longue section de son programme aux droits des LGBT, le Camp démocratique veut aussi introduire un budget pour les activités des organisations de la communauté LGBT, un soutien financier pour les mères porteuses et des services d’adoption pour la communauté transgenre.

Nitzan Horowitz de Meretz est en tête de la liste du Camp démocratique, suivi de l’ex-travailliste, la députée Shaffir, Yair Golan du Parti démocrate israélien et Tamar Zandberg du Meretz. L’ancien Premier ministre Ehud Barak est classé 10e sur la liste.

Yahadout HaTorah

Lettre sur le bulletin de vote : ג
Sièges gagnés en avril : 8 | Sondages en cours : 8

Le vice-ministre de la Santé Yaakov Litzman (2e à gauche) assiste à une conférence du parti ultra-orthodoxe Agudat Israël dans la ville côtière de Netanya, le 30 janvier 2019. (Aharon Krohn/Flash90)

Le parti Yahadout HaTorah sera le jour des élections sous le couvert d’une recommandation de la police concernant son chef, Yaakov Litzman, vice-ministre de la Santé, pour corruption et aide à une présumée pédophile. Le parti ultra-orthodoxe – longtemps arbitre sur les questions de religion et d’Etat dans les gouvernements successifs de Netanyahu – se rend également aux urnes avec la crainte que Netanyahu le lâche – ou soit obligé de le faire – pour former un gouvernement unitaire avec ses concurrents laïcs, Avigdor Liberman de Yisraël Beytenu et Yair Lapid de Kakhol lavan.

La question de la loi sur le recrutement militaire des ultra-orthodoxes, premier point à l’ordre du jour lorsqu’un nouveau gouvernement sera formé, n’est pas non plus réglée en raison d’une décision de justice. La législation controversée a vu les pourparlers de coalition précédents s’effondrer après que Liberman a refusé d’entrer dans un gouvernement à moins que sa version du projet de loi rédigée par le ministère de la Défense ne soit adoptée dans son intégralité.

Shas

Lettres sur le bulletin de vote : שס
Sièges gagnés en avril : 8 | Sondages en cours : 7

Les partisans du parti ultra-orthodoxe Shas se réjouissent à son siège de Jérusalem après la publication des sondages de sortie des urnes, le 9 avril 2019. (Flash90)

Le parti ultra-orthodoxe séfarade a défié les prédictions et est passé à huit sièges lors des élections précédentes, devenant ainsi le plus grand partenaire potentiel de la coalition de Netanyahu.

Le parti dirigé par Aryeh Deri – qui fait également l’objet d’une enquête pour suspicion de corruption et qui a déjà été emprisonné pour le même délit – espère aller de l’avant en misant sur des taux de participation généralement élevés dans la communauté ultra-orthodoxe.

Le parti s’enorgueillit de politiques économiques socialement avantageuses, s’engage à maintenir le monopole orthodoxe sur les affaires religieuses et à prévenir la profanation du Shabbat.

Deri souhaite conserver son poste de ministre de l’Intérieur.

Parti travailliste-Gesher

Lettres sur le bulletin de vote : אמת
Sièges gagnés en avril : 6 (en tant que Parti travailliste) | Sondages en cours : 5-6

Les coprésidents du parti Travailliste-Gesher, Amir Peretz et Orly Levy-Abekasis s’entretiennent avec des électeurs potentiels afin de les convaincre de voter pour le « parti Travailliste-Gesher » au siège du parti à Tel Aviv, le 15 septembre 2019. (Tomer Neuberg/Flash90)

La fusion du parti d’Amir Peretz et d’Orly Levy-Abekasis est l’un des seuls partis à publier un plan économique détaillé avant le vote de septembre. Il prévoit une hausse du salaire minimum à 40 shekels (10 euros) de l’heure contre 29,12 shekels (7,28 euros) ; la construction de 200 000 nouveaux logements par le gouvernement ; la gratuité de l’éducation dès la naissance ; des pensions mensuelles supérieures pour les personnes âgées ; l’exemption de la TVA pour 100 biens essentiels ; et des pensions d’invalidité plus élevées.

Le parti de centre-gauche a déclaré qu’il financerait son programme en relevant les taux marginaux d’imposition sur les revenus mensuels supérieurs à 44 000 shekels ; en rendant le taux marginal sur les gains en capital équivalent au revenu ; en annulant les fonds spéciaux réservés dans les accords de coalition ; en mettant fin aux « budgets spéciaux » des implantations en Cisjordanie, hors blocs majeurs ; en permettant notamment une hausse du ratio dette publique/produit intérieur brut, entre autres mesures.

Levy-Abekasis, anciennement d’Yisrael Beytenu, tente de faire son retour après que son nouveau parti Gesher n’a pas réussi à faire son entrée à la Knesset en avril.

Le Parti travailliste dirigé par Peretz, quant à lui, est déterminé à rebondir et à restaurer une partie de son ancien pouvoir, quelques mois après que le précédent chef Avi Gabbay a mené le parti à son pire résultat de son histoire, avec six sièges remportés.

Les rumeurs abondent sur le fait que Peretz pourrait rejoindre un gouvernement de droite dirigé par Netanyahu, comme Gabbay l’a envisagé dans les dernières heures des négociations de la coalition en mai. Peretz dément disant qu’il s’agit d’un mensonge éhonté, allant même jusqu’à se débarrasser de sa moustache légendaire qui recouvrait le haut de ses lèvres pour faire clairement passer son message.

Otzma Yehudit

Lettres sur le bulletin de vote : כף
Sièges gagnés en avril : 0 | Sondages en cours : 4

Itamar Ben-Gvir du parti Otzma Yehudit , à une conférence à Jérusalem le 2 septembre 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les disciples autoproclamés du rabbin extrémiste Meir Kahane – dont le mouvement Kach est interdit aux États-Unis et en Israël en vertu des lois anti-terroristes – se présentent de nouveau à la Knesset. Cette fois-ci, ils y vont seuls après s’être séparés de l’Union des partis de droite après les élections d’avril.

Se plaçant à la droite de la ligne déjà très dure de Yamina, Otzma Yehudit soutient l’émigration des non-Juifs d’Israël et l’expulsion des Palestiniens et des Arabes israéliens qui refusent de déclarer leur loyauté envers Israël et d’accepter un statut diminué dans un État juif élargi dont la souveraineté s’étendrait sur toute la Cisjordanie. Elle appelle également à mettre fin au statu quo fragile sur le mont du Temple.

L’avocat militant Itamar Ben Gvir a pris les rênes du parti après que son ancien président, Michael Ben-Ari, s’est vu interdire de se présenter par la Cour suprême avant les dernières élections, pour incitation au racisme. L’ancien conseiller de Kahane, Baruch Marzel, et le militant anti-mixité des sexes Bentzi Gopstein, qui avait été ajouté à la liste d’Otzma Yehudit avant le vote de septembre, ont été disqualifiés par la haute instance juridique.

Adva Biton, dont la fille Adele a été tuée lors d’un attentat terroriste en Cisjordanie en 2013, est classée deuxième sur la liste, suivie du directeur général d’Otzma Yehudit, Yitzhak Wasserlauf, et du représentant Haredi, David Cooperschmidt, âgé de 27 ans.

Les analystes estiment que l’Union des partis de droite devrait remercier Otzma Yehudit pour environ deux des cinq sièges qu’il a remportés en avril, ce qui signifie que le franchissement du seuil d’éligibilité sera probablement un défi de taille pour la formation cette fois-ci.

Les sondages ont indiqué que le parti se situe toujours sous le minimum de quatre sièges. Cependant, ses dirigeants espèrent que la frustration des électeurs de droite désillusionnés par la disqualification par la Cour suprême de deux autres membres de leur liste suffira à les faire passer au-delà des 3,25 % des voix requis pour entrer à la Knesset.

Petits partis

Tzomet (זץ): Lors des élections d’avril, après la défaite du député Likud Oren Hazan aux primaires du parti, l’élu enclin aux scandales, a formé son propre parti, qu’il a baptisé Tzomet (jonction), le nom d’un petit parti de droite entré à la Knesset en 1988, mais qui n’avait pas obtenu de siège lors des élections de 1999. Cette fois-ci, Hazan n’est plus là, et le parti fait campagne sur un programme « pro-implantations et agriculture ».

Le parti Kama (קץ) (se présentant sous la bannière divers droite) est dirigé par quatre épouses d’un chef de secte polygame, Daniel Ambash, qui a été reconnu coupable d’abus sadique envers des membres de sa famille il y a six ans. La plupart des femmes n’ont jamais tourné le dos à Ambash, un juif ultra-orthodoxe Bretslev. Ils vivent toujours ensemble, se considèrent comme ses épouses et le vénèrent. Aderet Ambash, présidente du nouveau parti pro-polygamie, a déclaré que la nouvelle formation veut lutter pour empêcher le gouvernement d’intervenir dans la vie privée des Israéliens.

Seder Hadash (קך) cherche à changer le système électoral pour une démocratie représentative basée sur les circonscriptions, dans laquelle les régions votent pour les candidats qui les représenteront à la Knesset.

Tzedek (צ) ou « Justice » promet d’augmenter les prestations pour les personnes âgées et les subventions pour les handicapés, à la suite des protestations pendant un an des militants handicapés de tout le pays.

Kol Yisrael Achim et L’Shivyon Hevrati (נץ) est un parti conjoint composé de Kol Yisrael Achim (« Tous les Israéliens sont frères ») éthiopien et israélien, dirigé par Aleli Admasu, ancien député Likud et Peula Leyisrael, pro-syndicats.

Zechuyoteinu Bekoleinu (ק) (« Nos droits sont dans notre vote/voix ») est un parti spécialement créé pour représenter les travailleurs contractuels, qui se battra pour les droits de négociation collective des travailleurs indépendants et des entrepreneurs non permanents.

Pirates (ףז) : Certaines choses ne changent pas en Israël, comme la bande de militants farfelus qui insistent presque toujours pour soumettre leur candidature habillés en pirate. Ce qui a changé, cependant, c’est le nom officiel du parti, passé de « Les Pirates, dirigés par Internet », « Un bulletin de vote pour la diarrhée » (qui signifie aussi un bulletin de vote à glisser à travers une fente), à son actuel « Les Pirates, car nous sommes tous dans le même bateau et ça reste le même bateau » (shiyet en hébreu). Les dirigeants de la branche israélienne du parti ont pour priorités la promotion de la liberté d’expression, de la science, de l’individu et du droit d’utiliser des œuvres protégées par des droits d’auteur, ainsi que le « développement et la promotion du secteur pirate », et une démocratie directe.

Ron Cobi (רק) : Surnommé « Le Donald Trump du Nord » par les médias israéliens à cause de son style agressif, le maire de Tibériade, Ron Cobi, a été élu sur une campagne qui a mis en lumière la communauté ultra-orthodoxe croissante et son influence dans la ville, et qui a fait couler beaucoup d’encre avec une série de vidéos en direct sur Facebook souvent vulgaires et menaçantes.

Il est rapidement devenu la bête noire de la communauté Haredi après avoir lancé des lignes de bus gratuites le samedi dans la ville et développé les activités de divertissement et de commerce autorisées le jour du repos juif, tout en s’engageant à restreindre les projets de logements pour les résidents ultra-orthodoxes.

En mars, Bezalel Smotrich de l’Union des partis de droite a accusé Cobi d’antisémitisme.

Ron Cobi, le maire de Tibériade devant le bâtiment de la municipalité de Tibériade dans le nord d’Israël, le 1er avril 2019. (David Cohen/Flash90)

Depuis son arrivée au pouvoir fin 2018, Cobi a échoué six fois à faire adopter le budget de la ville – probablement un record national dans l’histoire d’Israël. Malgré les prorogations de la Haute Cour de justice, il a de nouveau été battu ce mois-ci et devrait être convoqué au ministère de l’Intérieur pour une audience et une éventuelle suspension de son poste, le conseil municipal ayant en effet voté six fois pour se démettre plutôt qu’adopter son budget.

Devançant son éviction embarrassante attendue de la mairie, Cobi a lancé une campagne pour la Knesset, défendant les valeurs laïques de droite et promettant de s’opposer aux ultra-orthodoxes. Le parti Yisrael Beytenu a accusé le Premier ministre Benjamin Netanyahu d’encourager sa course pour détourner les votes.

Le Manhigut Hevratit, parti de leadership social (י), dirigé par Ilan Meshicha, candidat vétéran de la Knesset, a promis de « prendre soin de tout le peuple d’Israël sur la base d’un engagement envers les idéaux de nos ancêtres ». Lors des élections de 2015, le parti a battu un record pour avoir obtenu le nombre de suffrages le plus faible jamais obtenu par une faction quelconque lors d’élections israéliennes – soit 223 voix. Étonnamment, le record précédent était également détenu par Meshicha qui, lors des élections de 2013, a remporté 461 voix – le plus bas jamais atteint à l’époque – avec son défunt parti, la Tradition des pères.

Le parti Na Nach Bratslav, bien connu, ne se présentera pas cette fois-ci, remettant son bulletin de vote et ses papiers d’inscription à un parti qui s’est engagé à représenter les propriétaires de petites entreprises. Le parti Otzma Calcalit (ך) cherche à réduire la bureaucratie gouvernementale pour ces entreprises, à améliorer les services financiers et les prêts, et plus encore. Sa liste comprend des fondateurs d’entreprises en démarrage, deux avocats, un vétérinaire et le directeur d’une clinique vétérinaire également militant de la sensibilisation au diabète.

Democratura (זכ) défend un programme appelant à une réforme constitutionnelle et électorale – ainsi qu’à la légalisation des jeux de hasard et de la prostitution et à leur réglementation par le ministère de la Santé ; à faire du mont du Temple une attraction touristique avec l’interdiction de toutes les formes de prière et des gardiens du Waqf ; à interdire l’affichage en arabe et à rendre l’adoption illégale.

Le Bloc de la Bible, ou Gush Hatanachi (יק), se présente comme la première liste judéo-chrétienne à se présenter à la Knesset. La liste comprend des représentants des deux confessions, y compris un Juif messianique, David Friedman (pas l’ambassadeur). Le parti cherche à préserver les « valeurs judéo-chrétiennes » qui, selon lui, sont menacées par l’islam radical et s’engage à lutter pour la population chrétienne sous-représentée en Israël, y compris les immigrants russes non-juifs de l’ancienne Union soviétique.

Le Daam : Économie verte – Un État (ץ) est un parti judéo-arabe présidé par Yoav Gal Tamir qui prône un État binational et le socialisme.

On sait peu de choses du parti Kevod Haadam (יף), qui s’est inscrit avec les vagues objectifs de faire progresser Israël en tant qu’État juif et démocratique, de protéger Israël, de promouvoir les droits civils, sociaux et culturels, de favoriser l’immigration et un marché libre et de réduire les écarts socioéconomiques.

Meetkademet (נ) : Désillusionnés par la représentation du président d’Yisrael Beytenu des immigrés d’ex-URSS, un groupe d’immigrés russes a ramené le parti Meetkademet qui avait fait une pause lors des deux dernières élections après s’être présenté sans succès en 2003, 2006, 2009 et 2013. Le parti exige qu’une constitution soit rédigée pour remplacer les lois fondamentales de statut inférieur qui régissent actuellement le pays. En outre, la faction s’engage à lutter pour une séparation complète entre la religion et l’État et à recourir plus fréquemment à des référendums publics afin d’adopter des lois.

Mouvement chrétien libéral (ינ) : Après avoir reçu le deuxième plus petit nombre de voix de tous les partis qui se sont présentés en avril, 256, l’Union de Bnei Habrith s’est rebaptisée Mouvement chrétien libéral et tente encore une fois aux législatives. Le parti chrétien israélien présidé par le capitaine du navire Bachara Shalian de Nazareth cherche une plus grande intégration des minorités dans la société israélienne, l’égalité et la fin de la discrimination.

HaAchdut HaAmamit (כי), ou unité nationale, est une nouvelle formation qui a déclaré compter s’attaquer à plusieurs problèmes auxquels la société arabe israélienne est confrontée, notamment les démolitions de maison, la violence et le chômage. Le fondateur et chef du parti est Asad Ghanem, professeur de sciences politiques à l’Université de Haïfa, mais il détient la huitième place sur sa liste. Ghanem, un ardent critique de la Liste arabe unie, a déclaré que si le parti veut résoudre la question palestinienne, d’autres questions importantes pour les Arabes israéliens ne devraient pas être négligées entretemps. Samih al-Asadi, un enseignant de Deir al-Asad, est le principal candidat de la liste.

Kavod Veshivyon (נך), ou « Respect et égalité », a déclaré qu’il cherche à promouvoir « l’esprit de coopération et d’appartenance » dans la société arabe israélienne, à renforcer le rôle des femmes arabes en politique et dans la société, et à soutenir l’éducation et à mettre fin à l’analphabétisme. Mohammed al-Sayyed, le chef du parti, en est le principal candidat.

Le programme politique d’Adom Lavan (יז) affirme que le parti soutient « l’égalité et la justice sociale pour tous ceux qui souffrent de discrimination dans la société israélienne ». Il se dit également en faveur de la pleine légalisation du cannabis et demande la création d’un comité chargé d’enquêter sur « les crimes commis par la police israélienne contre les Israéliens d’origine éthiopienne ».

Tzafon (צן) a fait savoir qu’il a pour ambition de réduire « les écarts intolérables entre le nord d’Israël et le reste du pays en termes d’emploi, de santé, de transport et de préparation aux situations d’urgences ».

Source: Times of Israël